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10/05/2010

Infos RDC

Le Groupe Afrique de Lafarge annonce l’arrivée de son président John Stull à Kinshasa

 

Kin 06/05/2010

 

Le groupe Lafarge qui est une firme française à réputation internationale de leader mondial en matériaux de construction est attendue dans les prochains jours à Kinshasa par l’entremise de son président d’Afrique John Stull pour des négociations directes afin de remettre sur le rail la Cimenterie Nationale (Cinat), outil de production aujourd’hui en arrêt.

La relance des activités de la Cimenterie nationale (CINAT), entreprise d’économie mixte, est une priorité pour le gouvernement qui tient à l’accroissement de la production nationale du ciment. Pour l’actionnaire principal, il est important de remettre sur les rails cet outil de production implanté dans province du Bas Congo, outil de production aujourd’hui à l’arrêt.

C’est dans ce contexte que les négociations commencées en décembre 2009 entre l’Etat congolais et la firme française Laferge, numéro un mondial du ciment, ont repris à Kinshasa la semaine dernière sur la cession des 31 % part de l’Etat dans l’actionnariat de la CINAT. Ces négociations ont repris sous l’égide du Premier ministre. Et l’on annonce l’arrivée prochaine à Kinshasa du pré­sident de la région Afrique du groupe Lafarge.


De bonne source, il nous revient que les négociations directes cette fois-ci vont reprendre entre les deux parties la semaine prochaine. Ainsi, dans la semaine du 10 mai les négociations directes vont avoir lieu à Kinshasa pour la partie Lafarge sous la conduite de son président de la région Afrique subsaharienne; John Stull. Celui-ci est attendu dans nos murs dans les jours à ve­nir. C’est un signal fort du groupe Lafarge qui laisse croire  que les négociations entrent dans une cruciale et décisive. Les données  disponibles en  notre possession  font croire  les deux parties en présence  ont significativement rapproché leurs positions sur l’essentiel sur le principe d’un accord satisfaisant pour cha­que partie.

Actuellement, les discussions se poursuivent dans les travaux en commissions techniques autour des questions spécifiques. C’est notamment autour de ces questions spécifiques que le groupe Lafarge a souhaité disposer des éclaircissements. Il s’agit des questions liées aux mécanismes d’accès aux avantages du Code des investissements (avantages fiscaux et douaniers possibles), aux mécanismes de fixation des prix, à la comptabilité analytique congolaise, ces discussions techniques, il est noté la présence ministères sectoriels et d’autres services de l’Etat concernes. L’on eut cité notamment les ministères des finances, de l’économie, de l’industrie, du COPIREP, le Conseil permanent de la comptabilité au Congo (CPCC) et l’Agence nationale de promotion des investissements (ANAPI).

De­puis le mois de décembre 2009, les négociations ont commencées entre les deux parties. Elles se sont étalées sur plusieurs phases. A partir de la semaine prochaine, el­les entrent dans un tournant décisif.

Pour mémoire l’Etat con­golais a pris l’option de céder 41% de ses actions dans le capital de la Cinat dont 10 % sont réservés aux personnes physiques congolaises. Cette  option se justifie par le souci de trouver des moyens pour relancer l’industrie nationale du ciment. C’est au terme d’une procédure transparente d’ap­pel d’offres de 45 millions de dollars US pour reprendre les 31 %d’actions cessibles que la firme française Lafarge a été sélectionnée.

L’entrée souhaitée de Lafarge dans l’actionnariat de la Cinat est précédée par sa réputation internationale de lea­der mondial en matériaux de construction. Cette présomp­tion positive pour le groupe français doit, en principe, augurer de bonnes choses pour la modernisation future de la CINAT et le développe­ment des localités environnan­tes, ainsi que du pays dans son ensemble. Dans l’hypothèse où les négociations vont déboucher sur un accord, la Cinat pour­rait repartir sur de nouvelles bases et devenir à terme un fleuron de l’économie congo­laise.

Didier Munsala Buakasa/L’Observateur/Expression-RDC

 

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