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18/05/2010

RDC:POLITIQUE

Il était pour nous un Père

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Les congolais ont célébrés la journée du 17 mai dernier la fête de la libération de l’AFDL de l’emprise du pays de la dictature de la deuxième République. Les Œuvres de M’Zée Laurent Désiré Kabila continues à travers son fils Joseph Kabila Kabange qui a toujours travaillé pour remmener la RD Congo sur l’échelle internationale à traves les 5 chantiers de la République.

Partout au Congo Kinshasa on commence à voir la réalité des activités du développement dans un avenir proche.

 

Aujourd’hui à travers les 5 chantiers, la République Démocratique du Congo est à la Porte de la réussite du PPTE. Un signale fort pour le Président de la République et chef de l’Etat Joseph Kabila depuis l’histoire de la RDcongo.

 

Cette volonté du Chef de l’Etat devrait par tous les moyens changer les mentales des Congolais pour une vision de développement.

 

 

DISCOURS DU CHEF DE L'ETAT, MZEE LAURENT DESIRE KABILA, LE 17 MAI 1999

 

Pour rafraîchir la mémoire du peuple pour la défense duquel L.D. Kabila a payé de sa vie, nous publions in extenso le discours qu'il a prononcé le 17 mai 1999, à l'occasion de l'an 2 de la Révolution. En homme averti, L.D. Kabila révèle à son peuple sa vision politique. Ce discours est un véritable testament.

 

Mes chers compatriotes,

Je vous félicite tous du témoignage de votre attachement patriotique en célébrant avec faste et sérénité, ce jour marquant la rupture irréversible d'avec un passé honteux, œuvre de la sinistre deuxième république.

Notre deuxième anniversaire, aujourd'hui 17 mai 1999, commande, ainsi que le fait le voyageur au long cours, de s'arrêter un instant, afin de tracer ensemble la suite du chemin.

Incontestablement, les temps présents se caractérisent, pour nous congolais, par l'état de guerre et paix dans les pays de la région des grands lacs, la convocation du débat national, la fondation des Cpp. Ce sont là, chers compatriotes, les moments cruciaux du bilan de nos deux premières années de vie nationale, débarrassées à jamais de la dictature de Mobutu.

1. Guerre et paix dans les pays des grands lacs

L'agression de notre pays par la coalition rwando-ougando-burundaise et la guerre de résistance de notre peuple à l'occupation étrangère nous enseignent une grande leçon, valable pour tous les peuples de la région des grands lacs : la démocratisation des mœurs politiques est le passage obligé afin de mettre un terme à l'instabilité et aux guerres dans les pays de la région. Lorsque les peuples maîtrisent les rouages politiques de leur nation, alors les Etats se démocratisent en éradiquant les affrontements belliqueux au profit de la paix et de la concorde, auxquels aspirent généralement les grandes masses.

Nos malheurs actuels ont une même source : dans les Etats rwandais, burundais et ougandais, une communauté minoritaire recourt constamment et cycliquement à l'usage de la force brutale afin de confisquer le pouvoir, de le domestiquer, assurant ainsi anti-démocratiquement son hégémonie, sa sécurité ; ne laissant ainsi aux communautés majoritaires que le douloureux choix de se soumettre ou de se battre.

Cette logique infernale, en l'absence d'une démocratisation des mœurs politiques, entrave et pervertit toute tentative de solution : les élections, par exemple, butent toujours sur la phobie chronique de la minorité de se faire absorber par la majorité. Les voisins eux-mêmes, lorsqu'ils ne partagent pas ce manichéisme mortel, sont réputés complices des " génocides " à répétition et subissent ainsi, agression, occupation, pillage, massacres, au mépris de la loi internationale, des chartes de l'Onu et de l'Oua.

Elle rappelle avec force que notre pays, le Congo, a toujours joué, à son corps défendant, le rôle de refuge des victimes fuyant les rigueurs de la répression des vainqueurs, tantôt Hutu, tantôt tutsi. Nous rappelons, par exemple, que dans les années de notre lutte commençante, nous recevions déjà des Rwandais ou des Burundais de l'ethnie des monarques renversés : Mutara Muambutsa, Kigeri 5, etc.

La communauté internationale a pu être abusée pour des raisons obscures en acceptant l'interprétation fallacieuse qui tentait de faire croire que la République Démocratique du Congo détenait la clé de la tragédie séculaire de l'extermination réciproque des Tutsi et des Hutu : 1959, 1962, 1963, 1972,1993,1994,1995,1997, pour n'évoquer partiellement que les années là, le glaive de l'épuration ethnique faisait déferler sur notre sol, tour à tour, des Tutsi, des Hutu fuyant l'extermination, afin de mettre leur vie à l'abri et échapper ainsi aux cycles épouvantables des égorgements réciproques.

Exiger de la République Démocratique du Congo des " garanties " pour seconder une communauté ethnique dans sa chasse à l'autre, c'est faire de notre pays un instrument d'extermination. Jusqu'à preuve du contraire, le drame rwandais ou burundais est entièrement interne à ces pays. C'est à la communauté internationale, qui en a les moyens, d'en élaborer la solution.

La République Démocratique du Congo n'est pas la tanière des génocidaires.

En République Démocratique du Congo, nous n'acceptons ni l'extermination des Tutsi par les Hutu, ni celle des Hutu par les Tutsi. La République Démocratique du Congo n'est pas la tanière des génocidaires.

L'acquisition de la nationalité

L'acquisition de la nationalité congolaise par des réfugiés tutsi - puisque c'est de ceux-là dont il s'agit actuellement-ne peut se faire au détriment des populations autochtones par des stratagèmes de la guerre d'agression : expansion territoriale, occupation des terres, accroissement d'espace vital. Exiger du Congo Démocratique de garantir non pas à l'Etat rwandais ou (burundais) mais aux Tutsi du Rwanda (ou du Burundi) qu'il n'y aura plus de génocide dans ces pays là, c'est un rôle de police internationale qui n'est pas de notre ressort. Nous n'en avons du reste pas les moyens.

La communauté internationale, ses organisations humanitaires doivent enfin entendre ce que la République Démocratique du Congo clame depuis toujours : la Rdc n'est pas la tanière des génocidaires.

Pour nous, seule la démocratisation des sociétés rwandaise et burundaise, c'est-à-dire la tolérance ethnique entre Hutu et Tutsi, instaurera dans ces pays et dans la région la sécurité, la stabilité et la paix.
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La guerre nous a surpris et arrêtés dans l'accomplissement régulier de notre plan triennal. Notre attitude face à la notre guerre est hélas encore passive. L'ennemi en profite pour plonger plus loin dans notre territoire le plus souvent sans rencontrer de résistance. Cette attitude irresponsable, si elle perdure, même inconsciemment, conduirait le pays à la déperdition et au démembrement. L'invasion et l'occupation d' immenses territoires de notre pays, si elles perdurent, conduiraient notre pays à l'asservissement et notre nation à l'esclavage.

(Photo Digitalcongo)Il faut donc un vigoureux sursaut national pour une résistance farouche du peuple tout entier. Il ne faut jamais reculer devant des agresseurs sanguinaires, venus de tout petits pays. Il faut au contraire que l'insécurité change de camp.

Encercler les agresseurs dans les villes et villages qu'ils occupent empêcher par tous les moyens qu'ils se nourrissent, qu'ils s'abreuvent sur notre sol ; empêcher qu'ils avancent ou qu'ils reculent, empêcher qu'ils dorment ou déambulent ; semer partout la terreur et l'insécurité. Que nos ruisseaux, nos fleuves, nos montagnes, qui nous appartiennent, deviennent des lieux de bataille historique pour la défense de la patrie. Que les chefs traditionnels, administratifs ou militaires qui abandonnent leur territoire pour se réfugier à l'extérieur du pays reviennent diriger la résistance de leurs populations locales. Sinon, à ce comportement indigne et lâche, la nation répondra par des sanctions sévères.
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Les Congolais doivent être des hommes courageux et lucides pour conduire les batailles décisives contre les agresseurs venus du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi, à la recherche de sang, de terres, de diamant, d'or et des peuples à dominer.

Il est plus que temps désormais de prendre la guerre au sérieux, en tant que question de vie ou de mort. Il est plus que temps de suivre l'exemple héroïque des populations du Kivu, qui continuent à résister courageusement et à s'opposer farouchement aux envahisseurs qui se prennent pour les conquérants de fin de siècle.

Gloire aux populations du Kivu, à leur patriotisme, à leur courage, à leur conscience aiguë face à leurs responsabilités. Le peuple congolais dans son ensemble doit s'inspirer de l'exemple de nos concitoyens du Kivu, promus ainsi à la dignité d'interprètes de la détermination de notre peuple à bouter dehors les envahisseurs rwando-ougando-burundais.

Mes chers compatriotes,

Levons-nous devant l'occupation de notre pays pour donner l'assaut final à l'agression qui nous est imposé. Aujourd'hui, nous proclamons la mobilisation générale de la patrie pour écraser les envahisseurs et les éjecter de notre territoire

2. Débat national

Mes chers compatriotes,

Vous avez tous entendu parler du Débat national que j'ai appelé à se tenir afin de mettre notre pays sur les rails du développement, de la sécurité et de la concorde nationale.

Il s'agit d'admettre, de faire admettre, de reconnaître que désormais, dans notre pays, le peuple, le peuple seul est le créateur de notre histoire nationale en tant que unique source de légitimité du pouvoir politique et destinataire privilégié de toute action à finalité sociale dans les domaines politique, économique, culturel, scientifique.

Il s'agit d'admettre, de faire admettre, de reconnaître que désormais, dans notre pays, ce ne sont plus les pays étrangers, grands ou petits, qui procéderont, comme cela se pratiquait pendant plus de 3 décennies, à la nomination de nos dirigeants.

Il s'agit d'admettre, de faire admettre, de reconnaître que désormais, dans notre pays, les voies admises ou tolérées pour accéder au gouvernement ne sont plus celles des coups d'Etat ni celles des putschs militaires ; mais celles qui empruntent le consentement du peuple s'exprimant par les urnes.

Il s'agit d'admettre, de faire admettre, de reconnaître que le peuple congolais cesse désormais d'être le spectateur passif des combines des politicailleurs qui, par le truchement des conciliabules, tables-rondes, conclaves, conférences nationales, etc. s'auto-désignent et s'auto-démettent pour les fonctions gouvernementales.

Le peuple congolais prend le pouvoir entre ses mains selon les principes d'une Charte nationale que devra élaborer ce premier débat national et qui lui sera soumise par voie référendaire.

Le peuple congolais veillera désormais à déjouer les mauvais coups tramés par les étrangers pour armer les bras de leurs agents congolais, traîtres à la nation, soutenus politiquement, diplomatiquement, et incités, en les affublant des attributs de soi-disant patriotes et libérateurs prétendus, à s'insurger contre le gouvernement national, honni par ces mêmes étrangers.

En République Démocratique du Congo, désormais, le peuple se débarrasse des potentats qui l'ont pris longtemps en otage pour, par les organes et les dirigeants qu'il se choisira librement, se hisser aux postes de commandement.

On le voit, le débat national n'est pas le lieu des marchandages où l'on se partage, à l'insu et au détriment du peuple, positions politiques ou portefeuilles ministériels ; ce n'est pas non plus le tremplin où des comploteurs masqués, chassés du pouvoir par la révolution du peuple, se positionnent pour revenir aux affaires.

Le débat national est l'espace où le peuple éclaire ferraille contre les mentalités, les politiques les utopies, les sophismes institutionnalisés de la deuxième République. Voici, mes chers compatriotes, ce qu'est le débat national.

3. Les Cpp

Le Cpp est un sigle, que d'aucuns, en pourfendeurs patentés, assimilent à un monstre dont ils prédisent l'annulation par entropie. Une chose est de formuler des théories ; autre chose est de transposer une pratique en théorie.

Contrairement à ce qui se murmure, les Comités du pouvoir populaire ne sont pas une mystification politique. Les Cpp, mes chers compatriotes, constituent une Démocratie nouvelle. Notre peuple, jusqu'au 17 mai 1997, a été confié dans un attentisme et une passivité chroniques qui le livraient au bon vouloir de ses "représentants ".

Les formes de démocratie participative ou représentative ont conduit le pays à l'impasse et à la misère. Les Cpp se fondent sur un autre concept : la démocratie gouvernante.

Naguère, le peuple attendait que ses " représentants " résolvent, à sa place, tous les problèmes. Dans les Cpp, le peuple se prend en charge lui-même, il s'efforce de trouver des solutions, mais surtout, c'est à lui que revient la fonction de formuler les problèmes. Les Cpp matérialisent, par la démocratie gouvernante, qu'une théorie sans pratique sociale reste aveugle, figée, illusoire.

En tant que pratique sociale, le comité du pouvoir populaire est une stratégie de développement déclenchée en vue d'écourter le retard qui nous sépare des pays développés. Les Cpp se fixent pour but de fonctionner par un mécanisme qui compte sur les hommes et non exclusivement sur les machines ou sur les pulsions innocentes.

Dans cette tâche de création de bien-être dont la société a besoin, les Cpp, par un bond en avant, s'affranchissent du temps chronologique, pour s'installer dans le temps logique, pourvoyeur des certitudes anticipées. D'où l'audace assignée aux Cpp de donner une impulsion nouvelle et vigoureuse à la résorption du chômage et du sous-emploi, à la ville ou à la campagne.

Les Cpp transforment le pays entier en un vaste chantier de reconstruction nationale : ici les mines, là les coupes de bois, le réveil des usines textiles jusqu'ici endormies dans l'inactivité…; c'est l'extraction des richesses du sous-sol au service du financement de la construction de grands ouvrages : autoroutes nationales, ponts ; faire pousser à partir de rien des cités nouvelles, modernes, illuminées, pourvues des bureaux de poste, des banques, des téléphones, d'eau courante, des centres sanitaires, écoles, barrages hydroélectriques… Ce vaste programme s'étend sur tout le territoire national.

Les Cpp renforcent l'union des citoyens dans la création et la promotion de nouvelles mentalités et de nouvelles valeurs. Un peuple idéologiquement tourné vers soi-même et qui, grâce aux Cpp, prend conscience que sans lui-même aucun miracle de développement ne se produira dans ce pays. Avec les Cpp, il faut, et c'est primordial, avoir foi en ses capacités créatrices, et sur une très grande échelle, compter d'abord sur soi-même.

Nous avons pour mission de sortir notre pays de l'économie coloniale tournée vers l'extérieur.

Notre tâche actuelle est de bâtir une économie réellement nationale, tournée vers les besoins d'émancipation, de reconstruction de notre pays, de jouissance de nos populations longtemps trahies et contraintes à la dépossession et au dénuement. ,br>
Cette option courageuse, qui exclue toute facilité et allégeances de type comprador, rencontre encore une résistance acharnée de la part des prédateurs de nos richesses, qui sont contre les changements. Le programme national de reconstruction n'est plus l'affaire d'un petit nombre d'acteur; les Cpp en font l'affaire de toutes les forces physiques adultes de la nation : sports, défense civile, activités culturelles, tout est affaire de tous au sein de la société tout entière.

Les Cpp mobilisent et contrôlent les immenses forces de la nation et les dirigent vers la création du bonheur, de la prospérité nationale. Le peuple cesse de marcher en ordre dispersé selon la loi du chacun pour soi, Dieu pour tous.

Une cohésion consciente des masses face aux sollicitations des politicailleurs fera échec à tout aventurisme prétendant se servir des citoyens afin de conclure des marchés d'escroqueries politiques ou autres. Elle met en échec les fraudes électorales et les mystifications telles que les réputations surfaites, les enrichissements soudains et inexpliqués…

Chers compatriotes,

Aucun groupe d'individus isolé, aucun parti politique ne saurait réaliser ce que les Cpp, en tant que mouvement de masse ordonné, sont capables de produire pour le bonheur du Congo et de ses citoyens. Pour un développement intégral rapide de notre nation, je vous assure qu'il n'y a pas de meilleur chemin que celui des Cpp. C'est pourquoi, je vous recommande d'en faire la préoccupation de tout le monde et de tout un chacun.

Mes chers compatriotes,

Au terme de mon adresse d'anniversaire, je voudrais esquisser quelques repères pour un bilan non exhaustif de l'an 2 et de
la Révolution.

Mes chers compatriotes,

Bien que la guerre nous ait surpris et arrêtés dans notre élan d'accomplissement régulier de notre plan triennal, quelques exemples illustrent que nous sommes dans la bonne voie, qui s'améliorera encore plus avec le départ de nos agresseurs dans leurs pays d'origine.

Notre monnaie nationale, le franc congolais, se maintient avec une fière allure en dépit des coups de buttoir qu'on tente de lui asséner dans une guerre économique sournoise.

Comparé à la valeur faciale et intrinsèque des monnaies des pays qui nous entourent, le franc congolais mérite bien d'être célébré comme le symbole de notre dignité et l'instrument de notre souveraineté. Face aux monnaies qui dépérissent vis-à-vis d'autres écus, le franc congolais ne sombre pas, garde vigueur et attrait pour tenir tête haute.

Le franc congolais est sorti du dépotoir de la dollarisation et nous a libérés de la dépendance excessive à cette devise étrangère. A notre arrivée au pouvoir, la monnaie zaïroise pourvue des dons d'ubiquité dans différentes zones monétaires à l'intérieur du pays, était bradée au taux de change moyen de 140.000 NZ pour 1 dollar américain.

Outre la création du service national, des brigades de reconstruction et du vaste mouvement national des Cpp, nous avons pris des mesures d'encadrement telles que l'usage exclusif dans les transactions économiques de notre monnaie nationale et la gestion rigoureuse des finances publiques, ces mesures ont conduit à la jugulation de l'inflation à 4 chiffres, réduisant ainsi à néant son caractère galopant. Le contrôle de la fluctuation des prix permet désormais à toutes les ménagères de notre pays de renouer avec l'habitude de planification de l'économie domestique. L'établissement du nouveau taux de change ouvre la voie d'insertion de la Rdc dans le système économique planétaire, à l'heure de la mondialisation. Le franc congolais, fort et stable, est un atout économique majeur qui sort notre pays de son statut exclusif de réserve des matières premières, chasse gardée des étrangers. Le travail de reconstruction en cours permet à notre économie de fonctionner et de faciliter les transactions commerciales au moyen des coopératives d'épargne, des banques de proximité, des micro-crédits pour tous, du recours au système des chèques postaux et aux recours de la poste.

Toutes ces mesures sont destinées à affirmer notre identité nationale et à la renforcer par le recours, dans les transactions, d'abord à notre monnaie nationale, comme cela a lieu dans tous les pays du monde. L'émission de notre monnaie nationale, le franc congolais, s'exécute avec une haute conscience de responsabilité. Toutes les fausses nouvelles répandues, par exemple à propos de grosses coupures, ne sont que des provocations qui échoueront à coup sûr.

La réussite de la reconstruction de notre économie est le garant de notre stabilité politique. Les nouvelles dispositions réglementant l'exploitation des matières précieuses s'installent progressivement dans la régulation des marchés et dans le comportement des opérateurs. La vie pratique, hier encore perturbée par le yoyo du taux de change, connaît de plus en plus les matins calmes.

Le souci de votre gouvernement révolutionnaire est de chasser les tracasseries administratives et d'augmenter le caractère paisible de la vie des citoyens. La pléthore des taxes de toutes sortes, identifiées au nombre effarant de 369, ont été ramenée au nombre raisonnable de 69 pour les entités administratives décentralisées.

Nos succès politiques et diplomatiques nous font progressivement sortir de l'isolement et de l'embargo où l'on s'efforçait de nous confier.

Notre voix est de plus en plus entendue et comprise en Afrique et dans le monde. Le couronnement, qui nous comble de joie, c'est enfin, le vote par le conseil de sécurité de l'Onu à l'unanimité, d'une résolution désignant et enjoignant à nos envahisseurs de cesser le feu et d'évacuer notre territoire.

Un premier accord, signé à Syrte en Libye, est suffisamment explicité pour que l'Onu, par le conseil de sécurité, l'ait publiquement soutenu avec force.
Chers compatriotes,

Bon Anniversaire !

 

Mzee Laurent Désiré Kabila

Président de la République

R. D. Congo

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