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28/09/2010

Prochain Numero L'EXPRESSION 151

Assemblée Nationale :

L’Honorable Jean Louis Ernest KYAVIRO dénonce l’Etouffement du Pouvoir législatif ?

 

 

 Kyaviro.jpg

La Chambre basse du Parlement a vibré le lundi 27 septembre dernier au rythme de la vérité pour sauver la démocratie au Congo Kinshasa.

La Démocratie qui est classée parmi les  grands points que le Président  Son excellence Joseph Kabila Kabange est au four et au moulin dans lutter contre les antivaleurs qui bloquent les avancés du pays sur ce plan .

Ça se voie sans commentaires à suivre.

Certains honorables Députés congolais ont compris les idées fortes de la démocratie du Rais. En occurrence l’Honorable Jean Louis Ernest Kyaviro Prenat la parole hier devant le grand public a  électrifié la séance du plénière  devant le bureau dirigé par le 1er vice-président de l’Assemblé Nationale Maître BORIS, en faisant allusion en ordre du jour...

Suivre Expression.

 

A suivre dans notre Journal

 

 

ommuniqué

Communiqué de Presse RD Congo: l’ONU publie les résultats préliminaires de l’enquête spéciale sur les viols massifs commis dans le territoire de Walikale

 

 KINSHASA, le 24 Septembre 2010 Les Nations unies publient en ce jour le Rapport préliminaire de la mission d’enquête spéciale sur les viols massifs et autres violations des droits de l’homme qui ont été commis suite aux attaques de groupes armés entre le 30 juillet au 2 août 2010 dans le territoire de Walikale, province du Nord-Kivu. L’équipe d’enquête du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (MONUSCO-HCDH)* s’est rendue du 25 août au 2 septembre 2010 dans les 13 villages de l’axe Kibua-Mpofi pour mener une enquête approfondie. Les principaux résultats préliminaires de l’enquête spéciale** font état d’au moins 303 civils, victimes de viol, parmi lesquelles 235 femmes, 13 hommes et 52 filles et 3 garçons. Le rapport indique que « ces chiffres pourraient être revus à la hausse dans la mesure où plusieurs victimes ne se sont pas faites connaître à ce jour en raison du poids des coutumes locales y compris le risque de rejet et d’abandon par leurs communautés. Par ailleurs, la moitié de la population vit toujours dans la brousse par crainte d’une nouvelle attaque. » L’enquête rapporte également qu’au moins 116 civils ont été enlevés et soumis à des travaux forcés. Auparavant, une équipe conjointe de protection de la MONUSCO s’était rendue dans cette zone, du 13 au 17 août 2010, pour évaluer la situation sécuritaire et analyser les besoins de la population civile en matière de protection, avait initialement confirmé au moins 154 cas de viols. Les attaques, principalement nocturnes, ont été perpétrées par une coalition d’environ 200 éléments de Maï Maï Cheka, des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que d’éléments du Colonel Emmanuel Nsengiyumva, ancien FARDC ex-CNDP. Armés d’AK47, de grenades et de machettes, les assaillants ont d’abord justifié leur présence pour répondre aux besoins de sécurité de la population avant d’attaquer, par petits groupes, la population. Ils ont ensuite coupé les routes et pris le contrôle de la colline de Bunangiri, seul endroit à partir duquel il est possible accéder au réseau téléphonique dans la zone, empêchant ainsi la population de donner l’alerte. « Nous condamnons fermement toutes les attaques à l’encontre de la population civile », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Roger Meece. «La MONUSCO continue d’enquêter pour faire toute la lumière sur ce grave incident. Elle a déjà augmenté le nombre de ses bases opérationnelles dans les zones concernées. Elle va aussi renforcer sa collaboration avec les forces congolaises pour mieux assister les populations et répondre aux réels défis d’accès aux villages les plus enclavés» a-t-il ajouté.

 

Le BCNUDH a par ailleurs appris que dans la province du Sud-Kivu, les FDLR auraient attaqué, entre le 1er et le 20 août dernier, 19 villages au nord-est de Shabunda centre causant au moins 214 viols. Ces allégations n’ont pas pu être confirmées par le BCNUDH suite à des difficultés d’accès aux lieux de ces attaques notamment dû à l’enclavement de ces villages et à l’insécurité de la zone. Si ces dernières allégations sont confirmées, le total des victimes de viol liées aux attaques de groupes armés dans le Nord et Sud-Kivu au cours des mois de juillet et août 2010 s’élèverait alors à plus de 500 cas.

(*) Rapport complet en français: http://monuc.unmissions.org/Default.aspx?tabid=4104

Le rapport en anglais sera disponible prochainement.

(**) Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, crée en février 2008, intègre la Division des droits de l’homme de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et le Bureau du Haut-commissariat aux droits de l’homme en République démocratique du Congo (HCDH RDC).

 

FIN

 

MONUSCO: http://monuc.unmissions.org/

HCDH Page pays - République démocratique du Congo: http://www.ohchr.org/FR/Countries/AfricaRegion/Pages/ZRIndex.aspx

Pour de plus amples informations sur ce rapport, merci de contacter Margot Tedesco, BCNUDH, Kinshasa (Tel: +243 (0)81890 4528 / email:tedescom@un.org


 

 

16/09/2010

DRCongo :NEWS

WSP reassures a model for the future

We must protect the environment because the water that's life

On 14 September, he held a Great Training Workshop with experts on issues of Fixtures and Medium Term Development Perspectives of Public Policy of Water.

The Bonobo Room of the Hotel Venus had served for the conduct of its foundation.
With financial support from the World Bank, several leaders and local and national officials have responded massively.

The DRC is a country of enormous potential to address this situation that the world eats.
We talk about the water crisis everywhere.
DRCongo a great country has reserves of fresh water should be a lot of funding for conservation and NGOs working in the water sector should also benefit from the support of major financial institutions. Such as the World Bank to name but one.

Taking advantage of this opportunity, we addressed one of the experts of Water and sanitation program, Mr. Jhon H. DOYEN us light the main points that formed the Workshop.

 

Expression-drc

RDC:POLITIQUE

Kinshasa: Kengo wa Dondo encourage le Gouvernement à achever la réforme de la sécurité

kengo2.jpg 

Dans son discours d’ouverture de la session ordinaire de septembre,  le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a insisté sur la situation sécuritaire qui, d’après lui, continue à se dégrader dans l’Est de la RDC. Il a également abordé la question relative à la consolidation de la démocratie congolaise.

Dans son discours, Léon Kengo wa Dondo a affirmé que même si l’accalmie est constatée sur certains fronts, la vulnérabilité du pays reste entière.

Pour régler la situation sécuritaire, le président de la chambre haute du Parlement a souligné la nécessité de poursuivre des réformes amorcées par le Gouvernement dans les domaines de l’armée, de la police et de l’administration.

Selon lui, les réformes envisagées par le Gouvernement ne peuvent aboutir sans l’implication des élus du peuple.

Ces derniers, a-t-il ajouté, doivent voter des lois essentielles, allouer à l’armée des crédits conséquents et en contrôler l’utilisation.

Concernant la police, Kengo wa Dondo a souhaité que celle-ci soit structurée aux niveaux national, provincial et local.

Cette police doit être équipée et mobile. Ce qui nécessite, d’après lui,  le recrutement des jeunes instruits et casernés.

Par ailleurs, en marge de la Journée internationale de la démocratie, Kengo wa Dondo a plaidé pour la consolidation de la jeune démocratie congolaise. Il a déclaré:

«C’est l’opportunité pour notre jeune démocratie de s’approprier les valeurs qui passent par: le Parlement fort, les élections libres et régulières, une justice indépendante, la protection des droits de l’homme, la non-discrimination, une société civile active, des partis politiques agissants et des médias libres.»

R.Okapi/Expression-rdc

RDC:Société

Uvira: les humanitaires s’activent dans lutte contre cholera

 

Les partenaires intervenant dans le domaine de l’eau et  de l’assainissement, déplorent la persistance de problème d’eau potable dans la cité d’Uvira, au Sud Kivu. Beaucoup de quartiers de cette cité ne sont pas approvisionnés en eau potable de la Regideso. Ce qui a occasionné de nouveaux cas de cholera dans cette cité.

Entre les mois d’août et de septembre 2010, plus de cent soixante dix cas de cholera ont été enregistrés à Uvira.
Le premier cas de décès a été enregistré, mercredi 15 septembre, au centre de traitement de cholera, à Uvira.

Le malade provenait du village de Kibongo, au sud de la cité, dans un état très critique. Il est décédé 24 heures après le dépistage de sa maladie.

Les acteurs humanitaires ont déploré le fait que  les conditions d’hygiène sont devenues très déplorables après la reprise des pluies.

Cela a coïncidé, selon eux, avec la coupure de courant électrique pendant cinq jours dans la cité d’Uvira. Ce qui a entraîné aussi le dysfonctionnement de l’approvisionnement de l’eau potable par la Regideso.

Au cours d’une réunion spéciale d’urgence, les humanitaires ont décidé d’accentuer la sensibilisation sur le terrain.

Au total, vingt trois sensibilisateurs sont déployés sur plusieurs axes dont les plus touchés de la ville, à savoir
Kilomoni
Kavivira
Rombe 1
Kabindula
Kalundu
et Kigongo.

Ces personnes vont renforcer d’autres équipes déjà  déployées sur place pour la chloration d’eau des rivières et des ménages.

De son côté, le responsable de l’ONG Action pour la santé, l’environnement et le développement affirme avoir livré 400 litres de chlore liquide et 3000 flacons de 250 ml de chlore.

Cette opération se fait en collaboration avec l’ONG internationale Oxfam/Grande Bretagne et la zone de santé d’Uvira

R.Okapi/Expression-rdc

RDC:PROTECTION DES CIVILES A L'EST

RD Congo : Il faut renforcer la protection des personnes déplacées

 

Les personnes déplacées internes ne devraient pas être forcées à rentrer chez elles

 

(Amsterdam, le 14 septembre 2010)

 – Le gouvernement de la République démocratique du Congo, ainsi que la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo, devraient renforcer la protection des près de deux millions de personnes ayant dû quitter leurs foyers en raison du conflit dans l’est du pays, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés et les bailleurs de fonds internationaux devraient veiller à ce que les programmes d’aide ne soient pas utilisés pour inciter ces personnes à rentrer chez elles avant qu’elles ne soient convaincues que cela est sans danger, a ajouté Human Rights Watch.

Le rapport de 99 pages, « Une fuite permanente : Le cercle vicieux des déplacements dans l’est du Congo », décrit les exactions commises à l’encontre des personnes déplacées par toutes les parties belligérantes, dans toutes les phases du déplacement : au cours des attaques qui les déracinent ; après qu’elles aient été déplacées et se retrouvent dans des forêts, dans des familles d’accueil, ou dans des camps ; et après qu’elles-mêmes ou les autorités décident qu’il est temps pour elles de rentrer dans leurs foyers. Le rapport est basé sur des entretiens menés auprès de 146 personnes déplacées de leurs foyers dans l’est du Congo, ainsi qu’auprès de représentants du gouvernement, de travailleurs humanitaires et de journalistes.

 « En dépit des efforts menés par le gouvernement pour stabiliser et reconstruire l’est du Congo, la population demeure sous la menace de la violence persistante », a déclaré Gerry Simpson, chercheur senior à la division Réfugiés de Human Rights Watch et auteur du rapport. « Les personnes déplacées internes sont parmi les personnes les plus vulnérables de la région, et elles ont désespérément besoin de davantage de protection et d’aide. »

Le rapport décrit la façon dont des myriades de groupes armés et les forces armées congolaises ont déplacé des centaines de milliers de personnes dans le Nord et le Sud Kivu – les provinces les plus instables de l’est du Congo – souvent à plusieurs reprises et pendant de nombreuses années. Les combattants ont contraint les civils à quitter leurs foyers et leurs terres, ont pillé leurs biens et ont puni ceux qu’ils soupçonnaient de collaborer avec des groupes armés ennemis. Ces personnes déplacées (IDP) ont fui afin d’échapper aux meurtres, aux viols, aux incendies, aux pillages et aux travaux forcés.

Selon les évaluations de l’ONU, le conflit conduit au déplacement forcé d’au moins 1,8 million de civils – le quatrième plus grand déplacement interne du monde – dont 1,4 million dans le Nord et le Sud Kivu, limitrophes du Rwanda. Cette situation continue à évoluer. Bien que l’ONU estime qu’1 million d’IDP sont rentrées chez elles en 2009, au moins 1,2 million de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers au cours de trois opérations militaires successives qui ont débuté en janvier 2009. Au cours des trois premiers mois de 2010, au moins 115 000 personnes ont fui leurs foyers en raison de la poursuite des opérations militaires et du danger dans les Kivus.

Le cercle vicieux des déplacements

À la suite de l’abandon leurs biens, de leurs maisons, de leurs terres et de leurs moyens de subsistance, un grand nombre de civils ont d’abord cherché refuge dans la forêt proche de leurs villages, dans l’espoir de rester près de leurs champs et de leurs biens. Beaucoup y sont confrontés à davantage d’exactions, notamment des attaques par des groupes armés, des viols et des vols, ou sont contraints par le manque d’abris et par la faim à chercher refuge et de l’aide ailleurs.

Au moins 80 pour cent des IDP de l’est du Congo trouvent une certaine sécurité dans des « familles d’accueil »,  qui luttent elles-mêmes pour joindre les deux bouts. Ces IDP sont confrontées à des difficultés économiques, à la faim et aux maladies, et la grande majorité d’entre elles n’a que peu ou pas d’accès aux soins médicaux et à l’éducation. Au fil du temps, les familles d’accueil se retrouvent accablées par les IDP, qui sont alors souvent contraintes de se déplacer à nouveau.

Bien que nombre de personnes déplacées affirment qu’elles préfèrent survivre en cultivant la terre, leur accès limité ou inexistant aux champs signifie qu’un grand nombre d’entre elles dépend des organismes humanitaires. Or pour des raisons de sécurité ou de logistique, ces organismes sont souvent dans l’incapacité d’atteindre les IDP dans les lieux où elles se sont réfugiées.

« À maintes reprises, des parents voulant à tout prix nourrir leurs enfants ont indiqué que l’absence d’aide signifiait qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de risquer leur vie en retournant dans des lieux très dangereux », a expliqué Gerry Simpson. « Ils ont besoin d’aide à la fois pour parer à la faim et pour éviter de perdre leur vie aux mains des groupes armés. »

La question du retour

Bien que les opérations militaires aient continué tout au long de cette année, les représentants du gouvernement congolais ont affirmé à plusieurs reprises que la situation sécuritaire dans l’est du Congo s’est grandement améliorée et qu’ils souhaitent voir les personnes déplacées rentrer chez elles.

Le rapport décrit les obstacles auxquels les IDP sont confrontées en rentrant chez elles : le manque général de sécurité dans les villages éloignés des routes principales ; les exactions et les menaces de la part des combattants de toutes les parties belligérantes ; les accusations de collaboration avec les groupes ennemis ; le pillage des récoltes ; l’extorsion par les combattants non disciplinés ; et les litiges concernant les titres fonciers, l’occupation des terres et la destruction des biens.

Le rapport décrit également comment dans certain cas, les autorités ont donné la priorité à des considérations politiques plutôt qu’aux besoins des IDP, et les ont encouragées à quitter les camps contre leur volonté. Par exemple, en septembre 2009, les autorités congolaises ont incité à rentrer chez elles  60 000 personnes se trouvant dans des camps gérés par l’ONU à Goma et aux environs.

Des policiers et des voyous ont attaqué et pillé ces camps lors de leur fermeture, attaquant ceux qui tardaient à plier bagage et à partir. Certaines des personnes déplacées ont expliqué à Human Rights Watch qu’elles n’avaient même pas essayé de rentrer chez elles parce qu’elles savaient que c’était encore dangereux, tandis que d’autres ont essayé mais ont été contraintes par des groupes armés à se disperser. Ni le gouvernement ni les agences de l’ONU n’ont suffisamment surveillé ce qui était arrivé à ces 60 000 personnes.

« Les organismes de l’ONU et les bailleurs de fonds doivent fournir des ressources suffisantes pour l’aide humanitaire d’urgence », a insisté Gerry Simpson. « Les IDP ne devraient être encouragées à rentrer chez elles que si elles peuvent le faire sans danger, de leur plein gré et dans la dignité. »

Le besoin de protection

Les autorités congolaises ont de mauvais antécédents en ce qui concerne la protection des personnes déplacées et autres civils, compte tenu de la fréquence des exactions commises par des unités de l’armée congolaise à l’encontre de la population qu’elles sont censées protéger, a déclaré Human Rights Watch. Les autorités congolaises comptent sur presque 20 000 Casques bleus de l’ONU (la Mission d’organisation et de stabilisation de l’ONU en République démocratique du Congo, MONUSCO) pour les aider à protéger les civils sous la menace imminente de violences physiques et pour porter assistance aux civils déplacés désireux de rentrer chez eux.

Human Rights Watch a indiqué que la mission de l’ONU a mis au point des moyens novateurs pour améliorer la protection des civils, notamment une stratégie de protection des civils et des Équipes conjointes de protection (Joint Protection Teams, JPT), qui tentent d’anticiper et de répondre aux besoins de protection des civils. Ces initiatives ont eu un impact positif, mais les Casques bleus sont répartis sur un terrain vaste et inhospitalier avec des ressources surexploitées, et leur capacité à protéger les civils a également été limitée. Par conséquent, le défi de protéger les civils de l’est du Congo demeure immense.

 

 La protection des civils, notamment des personnes déplacées internes, devrait demeurer la considération primordiale du gouvernement tandis qu’il met au point des politiques de stabilisation et de reconstruction post-conflit, a déclaré Human Rights Watch.

« La reconstruction de l’est du Congo ne devrait pas se faire au détriment de la protection de ses citoyens les plus vulnérables », a conclu Gerry Simpson. « L’ONU et les bailleurs de fonds devraient s’assurer que le droit de ces personnes à la vie et à la dignité demeure au centre de tout effort de reconstruction. »

 

HWR/Expression-rdc

09/09/2010

MOPNUSCO

CONFERENCE  DE PRESSE MONUSCO DU MERCREDI 08 SEPTEMBRE 2010

Madnodje Mounoubai, porte-parole : Bonjour, mesdemoiselles.

 

 Bonjour, messieurs. Bonjour à nos auditeurs de la Radio Okapi qui nous suivent en direct.

 

Au cours de cette conférence de presse, nous vous parlerons des points suivants:

 

-          Fin visite de travail du Sous Secrétaire-Général Atul Khare

-          Activités des Responsables de la MONUSCO

-          Activités des composantes de la MONUSCO

-          Radio Okapi récipiendaire du prix IPI 2010

-          Situation militaire

 

Fin visite de travail du Sous Secrétaire-Général Atul Khare

 

Le Sous Secrétaire-Général chargé par intérim des Operations de maintien de la paix, Atul Khare, a terminé sa visite de travail en RDC le vendredi 3 septembre. Durant son séjour, outre Kinshasa il s'est rendu aussi à l'est du pays notamment à Goma, Kirumba, Kibua, Bukavu et Uvira. Avant de quitter Kinshasa, il a pris part au mémorial organisé au quartier général de la MONUSCO en  mémoire des trois casques bleus indiens tués lors de l’attaque à Kirumba au Nord-Kivu le mois dernier.

 

Concernant toujours la Force de la Mission, nous vous informons que la MONUSCO est encore endeuillée. Le 3 septembre, vers 21 h 55, un autre casque bleu a succombé suite à une crise cardiaque. Il s’agit du soldat Muhammad Riaz du contingent Pakistanais déployé à Hombo dans la province du Nord-Kivu. Nous présentons nos sincères condoléances à la famille du disparu, à ses camarades d'armes ainsi qu’à son pays le Pakistan.

 

Activités des Responsables de la MONUSCO

 

Le Représentant spécial du Secrétaire-Général des Nations Unies en RDC et Chef de la MONUSCO, M. Roger Meece, est à Kigali depuis hier mardi pour se joindre à la délégation du Secrétaire Général en visite dans ce pays. Il rentre à Kinshasa ce soir.

 

La semaine dernière, M. Roger Meece était avec le Sous Secrétaire Général, M. Atul Khare au Nord et au Sud-Kivu pour passer en revue les règles et procédures d’opération de la MONUSCO suite au  viol commis à Kibua au Nord-Kivu.

 

Lancement de l’opération Shop Window

 

Suite à l’augmentation observée des activités des groupes armés dans les territoires de Walikale et de Masisi qui sont à l’origine de plusieurs violations des droits de l’Homme et de l’accroissement de l’insécurité parmi la population civile, le mercredi 1er septembre, la MONUSCO a lancé dans les zones de Pinga, Kibua et Walikale au Nord-Kivu l’opération  « Shop Window » dans le but de rassurer la population et de démontrer son engagement à utiliser toutes les ressources à sa disposition pour remplir son mandat de protection. (Voir Note d’Information)

 

 

Activités des composantes de la MONUSCO

 

Résolution des conflits

 

A Rutshuru, dans le cadre de la résolution des conflits, la MONUSCO a appuyé le samedi dernier une conférence sur la cohabitation pacifique entre les communautés de ce territoire. Le thème de cette conférence organisée par la Jeunesse de Rutshuru était la « place de la jeunesse congolaise après le 50ème anniversaire de l’indépendance. » Durant la conférence, le Bureau de l’Information Publique et la Section des Affaires Civiles de la MONUSCO ont expliqué le mandat actuel de la Mission avec la nouvelle dynamique de la consolidation de la paix et de la stabilisation. A cette occasion, le commandant de la 133ème brigade FARDC a appelé les jeunes à se dissocier des groupes armés pour se concentrer sur les activités de développement.

 

Droits de l'Homme

 

Du 25 août au 2 septembre, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) a déployé une équipe d’enquête spéciale sur l’axe Mpofi-Kibua, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, en vue d’y mener des enquêtes approfondies sur les violations graves des droits de l’homme, dont des viols massifs, qui auraient été commises lors de l’attaque de plusieurs villages sur cet axe par une coalition d’éléments armés des FDLR, des Maï Maï Cheka et autres. Suite aux enquêtes menées, le BCNUDH est en mesure d’établir qu’au moins 303 personnes ont été victimes de viol, parmi lesquelles 235 femmes, 13 hommes, 55 enfants, dont 3 garçons. Au moins 923 maisons et 42 boutiques ont été pillées, et 116 civils ont été enlevés et soumis à des travaux forcés pendant ces attaques.

 

En rapport avec les violations liées aux attaques de la LRA dans la Province Orientale, le BCNUDH a été informé de l’enlèvement de 10 personnes, le 28 août 2010, par des éléments armés qui appartiendraient à l’Armée de Résistance du Seigneur, à environ 3 km au sud-ouest de Duru à 105 km de Dungu, dans le district du Haut-Uélé. Trois d’entre eux ont été retrouvés morts par la suite.

 

Activités de la Section Protection de l’Enfant

 

A une centaine de kilomètre de Mbandaka, la semaine dernière, la MONUSCO s’est jointe à l’ONG Mine Advisory Group (MAG) pour détruire plus d’une tonne de munitions et d’autres engins explosifs non explosés à Iyembe, après l’incident heureusement raté du 23 août dernier, où une roquette de 107 millimètres avait parcouru sept kilomètres et s’est niché sur un arbre dans la cour d’une habitation sans toutefois exploser. Cette opération de destruction des engins explosifs a été programmée pour deux semaines dans cette zone. Elle est effectuée en même temps qu’une sensibilisation de la population sur le danger liés aux mines anti-personnel. 

 

Activités de l’Unité Etat de Droit

 

A Gbadolite, la Section Etat de Droit de la MONUSCO a clôturé le jeudi 2 septembre l’atelier de renforcement des capacités à l’intention des policiers, militaires, agents et autres surveillants des prisons venus de Mobay-Mbongo et Gbadolite. Les matières enseignées pendant les deux jours de l’atelier ont porté, entre autres, sur l'universalité des droits de l'homme, la règlementation pénitentiaire, l’organisation de la garde statique et technique des fouilles, les règles minima pour le traitement des détenus et les exigences fondamentales d'un système de justice pour mineurs.

 

Activités Civilo-Militaires (CIMIC)

 

A Bukavu, une douzaine d'établissements sociaux, notamment des orphelinats, des centres confessionnels, ont reçu hier mardi, un lot de vivres de la part des forces spéciales de la police bangladaise de la MONUSCO. Ces vivres sont constitués de la farine de blé, des biscuits, de la confiture, du thé, du sucre, du café. Par ce geste, ces Forces spéciales chargées de des patrouilles pour assurer la sécurité de certains quartiers, entendent apporter de l'assistance à la population vulnérable de Bukavu.

 

Projets à Impact Rapide

 

S’agissant des projets à impact rapide pour ce second semestre, entre le 1er juillet et le 31 août 2010, le Représentant Spécial a approuvé 22 projets d’un montant de 266.258 dollars américains pour les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Province Orientale, Katanga, Equateur et le Kasaï Oriental. Ces projets ont appuyés des activités dans les domaines suivants : le développement communautaire, l’éducation, la santé, la consolidation de la paix, l’état de droit, des violences sexuelles basées sur le genre, les droits de l’homme, de l’eau et assainissement.

 

Radio Okapi honorée par l’Institut de la Presse Internationale

 

Hier, mardi 7 Septembre 2010, l'Institut de la Presse Internationale (IPI) a annoncé l'attribution de son prix annuel à Radio Okapi. A cette occasion, le directeur par intérim de l’IPI, Alison Bethel McKenzie, a déclaré: « C'est un plaisir et un honneur pour l’IPI de nommer Radio Okapi comme le 15ème récipiendaire de son prix Pionnier pour un Media Libre. » Et de poursuivre, Radio Okapi est « un brillant exemple non seulement d'un media dans les zones de conflits ou de post-conflit mais pour les stations de radio à travers le monde. Son professionnalisme, niveau de standard élevé et courage ont donné des fruits que sont ses 20 millions d'auditeurs. Nous saluons Radio Okapi, la Fondation Hirondelle et les Nations Unies pour leurs infatigables efforts pour amener les nouvelles de la République Démocratique du Congo aux citoyens de ce pays et au monde. »

La cérémonie de remise de prix aura lieu à Vienne du 11 au 14 septembre 2010.

 

Toutes nos félicitations à nos collègues de Radio Okapi.

 

Situation militaire

 

 

La situation sécuritaire à l’Ouest de la République Démocratique du Congo est stable.

 

Des informations font état d'un possible regroupement de rebelles Enyele dans la région de Mobenga. Par souci de prévention, la Force de la MONUSCO va envoyer une mission pour évaluer la situation. L’unité « Riverine » poursuit par ailleurs ses patrouilles de contrôle de zone au Nord et au Sud de l’Oubangui.

 

La Force de la MONUSCO planifie également l’envoi d’une mission d’information pour évaluer la situation sécuritaire dans le parc national de Salonga où diverses exactions seraient commises.

 

En Province Orientale, les FARDC et les Forces de Défense du Peuple Ougandais (UPDF) ont mené plusieurs actions contre les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), suite aux enlèvements et tueries de villageois que ces éléments ont perpétrés en différents endroits au Nord du district de Bas-Uélé. Du 29 au 30 août 2010, plusieurs éléments de la LRA ont ainsi été tués par les FARDC et l’UPDF dans le district de Haut et de Bas-Uélé. Et le 1er septembre 2010, le commandant des FARDC basé à Duru a rapporté que quatre autres rebelles de la LRA ont été tués le 30 août 2010 par l’UPDF à Nakale.

 

Le 28 août 2010, les FARDC ont poursuivi des rebelles de la LRA qui ont enlevé sept villageois à 3 kilomètres au Sud-ouest du poste opérationnel de la Force de la MONUSCO de Duru, grâce aux éléments fournis par ce poste. Le contingent Marocain de la Force continue aussi, conjointement avec les FARDC, de mener des patrouilles intensives autour de Dungu, Dingila et Faradje pour assurer la sécurité des habitants.

 

En Ituri, la situation sécuritaire est relativement stable. L’arrestation annoncée le 1er septembre 2010 de Sharif Manda, dirigeant du Front Populaire pour la Justice au Congo (FPJC), par les Forces Ougandaises constitue un signe encourageant, et contribuera au succès des opérations dans le district d’Ituri. Il a été remis aux FARDC le 2 septembre 2010.

 

Par ailleurs, les FARDC poursuivent leur opération dans la région de Poto-Poto et de Zunguluka. La Force de la MONUSCO s’attache à fournir avec les organisations non gouvernementales, une assistance aux déplacés du Sud du territoire d’Irumu.

 

Au Nord-Kivu la semaine dernière, la situation sécuritaire était très tendue en rapport avec les développements militaires et sécuritaires dans la région. Elle a été marquée par plusieurs attaques perpétrées par les groupes armés sur la population civile. Dans le territoire de Walikale, les groupes armés sont à l’origine de plusieurs incidents dans les régions de Kibua et Beni-Butembo, dont l’enlèvement de deux pilotes attribué aux différents groupes FDLR et Mayi-Mayi Sheka.

 

Signalons la reddition le 30 août 2010 d’un élément FDLR-FOCA (Forces Combattantes Abacunguzi) au poste opérationnel de la Force de la MONUSCO de Nyamilima. A la même date, un autre élément FDLR-RUD s’est rendu au poste opérationnel de la MONUSCO de Rugari.

 

Au Sud-Kivu, la situation sécuritaire a été relativement stable la semaine passée, mais reste toutefois caractérisée par plusieurs incidents armés et violations des droits de l’homme surtout par des FDLR dont on a signalé la présence dans le village de Kabamba avant de se retirer vers Kyriama. Le village de Muhuzi a aussi été pillé. La Police Nationale Congolaise (PNC), les FARDC et l’administration locale surveillent de près la situation sur le terrain.

 

La Société Civile de Mwenga a rapporté que dans la nuit du 2 au 3 septembre 2010, les éléments FDLR ont pillé le village Kasese et enlevé deux villageois. Le contingent Pakistanais de la Force de la MONUSCO a intensifié les patrouilles dans la région.

 

Par ailleurs, la situation sécuritaire dans le territoire de Shabunda a commencé à se stabiliser. Les patrouilles menées par les Forces Spéciales Egyptiennes et les reconnaissances aériennes effectuées par la Force de la MONUSCO contribuent positivement aux efforts sécuritaires dans ce territoire. Les agences humanitaires œuvrant

à Shabunda ont déclaré qu’approximativement 39.000 personnes déplacées se trouvent actuellement dans cette région.

 

Au Katanga, la situation sécuritaire reste sous contrôle. Néanmoins, les combattants FDLR basés dans la chaîne de montagne de Mitumba ont accru leur agitation et demeurent un réel défi pour la stabilité de la région. Par ailleurs, le 27 août 2010, des éléments suspectés d’appartenir aux FDLR ont pillé dans le village Wimbi et tué deux civils.

 

Enfin, les statistiques des patrouilles de la Force de la MONUSCO pendant la période sous examen font apparaître 1.503 patrouilles armées menées par la Force et 308 autres patrouilles menées par les Observateurs Militaires de la même Force. Celle-ci a également fourni 138 escortes sur le terrain.

 

PIO-MONUSCO/Expression-rdc

08/09/2010

LES INFORMATIONS

L’UNESCO organise un atelier sur la protection de la vie privée et les réseaux sociaux au FGI

07-09-2010 (Paris)

En s’appuyant sur les conclusions du débat de haut niveau sur les réseaux sociaux au Forum 2010 du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), l’UNESCO organise un atelier à la cinquième réunion du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI), qui se tient la semaine prochaine à Vilnius (Lituanie). Cet atelier poursuit la réflexion sur la confidentialité et les cadres juridiques garantissant la protection de la vie privée.

L’UNESCO travaille sur la question de la protection de la vie privée dans le cadre de la “libre circulation de l’information”, qui est au cœur de son mandat. Les débats menés jusqu’à présent ont conclu que les réseaux sociaux renfermaient un énorme potentiel pour promouvoir la liberté d’expression et renforcer le lien social et politique. Différentes instances ont mis au point de nouveaux instruments juridiques visant à réglementer les réseaux sociaux mais, du fait de la nature transnationale de ces réseaux, l’application de ces instruments se heurte à des problèmes en raison de la divergence des cadres juridiques entre le territoire en ligne et les territoires physiques nationaux.

Cet atelier, qui réunira des acteurs internationaux, adoptera une approche plus large pour examiner les interactions entre protection de la vie privée, liberté d’expression et sécurité. Différents sujets seront abordés :

Dynamiques et tendances mondiales en matière de cadres politiques et juridiques pour la diffusion des réseaux sociaux sur Internet
Comment concilier protection de la vie privée et droit à la liberté d’expression
Droits des femmes et protection des enfants
L’Internet mobile et les réseaux sociaux


L’atelier aura lieu le 15 septembre 2010 au centre des expositions LITEXPO de Vilnius, salle 8, de 16 h 30 à 18 h 30. M. Jānis Kārkliņš, sous-directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information, présidera la réunion où l’on pourra entendre les intervenants suivants :

M. Thomas Schneider, coordonnateur international pour la Société de l’information, Office fédéral de la communication (OFCOM), Suisse
M. Richard Allan, directeur de la politique, Facebook Europe
M. Van Nistelrooij, Parlement européen
Mme Ceren Unal, Université de Bilkent, Faculté de droit, Turquie
M. Rafael García, directeur du département international de l’Agence espagnole de protection des données
M. Ivo Corrêa, conseiller de la politique, Google Brésil
M. Pavan Duggal, avocat auprès de la Cour suprême de l’Inde et président de CYBERLAWASIA


Vous pouvez participer à l’atelier à distance en vous connectant au site du FGI.

Le programme de l’atelier est disponible sur le
site du FGI.

Site : UNESCO/Expression-rdc

 

 

RD Congo : Un défenseur des droits humains a été enlevé et soumis à des mauvais traitements


Le gouvernement devrait enquêter sur cette affaire et protéger tous les défenseurs des droits humains soumis à de tels risques

(Goma, le 8 septembre 2010) – Les autorités congolaises doivent lancer une enquête rapide, impartiale et approfondie sur l’enlèvement d’un défenseur des droits humains et les mauvais traitements qu’il a subis dans la province du Nord-Kivu vers la fin du mois d’août, a déclaré aujourd’hui une coalition de 36 organisations internationales et congolaises de défense des droits humains. Les autorités doivent condamner publiquement cet acte et identifier les personnes responsables en vue de les traduire en justice, a ajouté la coalition.

Sylvestre Bwira Kyahi, président de la société civile dans le territoire de Masisi, a été enlevé le 24 août par des hommes armés vêtus d’uniformes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) roulant à bord d’une Jeep privée dans le quartier Ndosho de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, selon les informations recueillies par les ONG soussignées. Il a été retrouvé le mardi 30 août près de Sake, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Goma. Présenté au lendemain de sa réapparition par les autorités provinciales de Goma à la presse et à ses collègues, Bwira était visiblement faible, le visage tuméfié, les bras portant des traces de cordes avec lesquelles il a dit avoir été ligoté pendant sa détention.

« Le climat d’impunité en République démocratique du Congo ne fait que favoriser la commission de nouveaux crimes », a déclaré Ilaria Allegrozzi de Protection International. « L’enlèvement de Sylvestre Bwira et les mauvais traitements qui lui ont été infligés ne représentent que la tentative la plus récente visant à intimider des défenseurs congolais des droits humains. »

Au cours des derniers mois, Bwira avait fait l’objet d’actes d’intimidation et de menaces liés à son activité de défenseur des droits humains. Depuis fin juillet, il vivait dans la clandestinité, suite à la rédaction et à la signature d’une lettre ouverte adressée au Président congolais Joseph Kabila, le 30 juillet, sollicitant le retrait du territoire de Masisi de toutes les unités de l’armée et de la police constituées d’anciens membres de groupes armés récemment intégrés dans l’armée et la police congolaises.

Cette lettre ouverte avait également dénoncé les exactions commises récemment par les troupes du Général Bosco Ntaganda, qui est visé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI). Ntaganda, un ex-commandant du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un groupe rebelle, est actuellement un général dans l’armée congolaise.

Les groupes de défense des droits humains soussignés ont exprimé leur inquiétude quant à la situation des défenseurs des droits humains au Congo qui ne cesse de se détériorer. Plusieurs meurtres de journalistes et de responsables d’associations de défense des droits humains – dont Bruno Koko Cirambiza, Didace Namujimbo, Serge Maheshe  et Pascal Kabungulu Kibembi – restent impunis, essentiellement en raison du fait que les procureurs civils et militaires se sont abstenus à ce jour d’ordonner l’ouverture d’enquêtes vigoureuses et impartiales, et du manque évident de volonté politique à ce sujet.

Les groupes soussignés ont demandé aux autorités congolaises d’agir urgemment afin de traduire en justice toute personne responsable de violations des droits humains, et d’assurer la protection de Bwira ainsi que d’autres défenseurs congolais des droits humains.

La coalition des organisations non-gouvernementales a demandé instamment aux autorités congolaises de :

·       Condamner publiquement  l’enlèvement de Bwira, et réaffirmer leur engagement à lutter contre l’impunité relative aux violations des droits des défenseurs des droits humains ;

·       Fournir des soins médicaux appropriés à Bwira, selon sa demande ;

·       Diligenter une enquête rapide, impartiale et approfondie afin de déterminer les causes et les circonstances exactes de son enlèvement, et identifier et traduire en justice les responsables conformément au droit congolais et international ;

·       Sanctionner et/ou poursuivre  tous les officiels qui ont participé à des actes de torture et des mauvais traitements à l’égard de Bwira, ainsi que les supérieurs hiérarchiques qui ont ordonné ou toléré ces actes ;

·       S’assurer que les enquêtes sur cette affaire et d’autres enquêtes de ce type sont confiées à la justice civile, conformément aux dispositions de la nouvelle constitution congolaise ;

·       Respecter les principes de la liberté d’expression et d’information, et notamment les articles 23, 24 et 27 de la constitution congolaise qui garantissent respectivement le droit à la liberté d’expression, le droit à l’information, et le droit d’adresser aux organes d’État des pétitions, ainsi que les articles 6, 8(2) et 9(3)(a) de la déclaration des Nations Unies sur la protection des défenseurs des droits humains concernant le droit de soumettre aux organes et institutions de l’État des critiques et propositions visant l’amélioration de leur fonctionnement ; 

·       Respecter la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui interdit le recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements ;

·       Procéder d’urgence à la définition et à la mise en œuvre d’une politique nationale de protection des défenseurs des droits humains, conformément aux engagements internationaux pris par la République démocratique du Congo ; et

·       Procéder à l’exécution du mandat d’arrêt de la CPI à l’égard du Général Bosco Ntaganda.

D’une manière générale, les organisations appellent des autorités congolaises à mettre un terme à l’impunité pour les auteurs des crimes contre les défenseurs des droits humains. Les autorités gouvernementales doivent assumer leur responsabilité de protéger ces derniers, en garantissant leur intégrité physique et psychologique, conformément aux engagements pris par la RD Congo dans le cadre du droit international.

La coalition demande instamment aussi aux membres de l’Union européenne de surveiller les enquêtes concernant ces affaires, en application des orientations pour la protection des défenseurs des droits humains de l’UE de 2004 et de la stratégie locale de mise en œuvre de ces orientations pour la RD Congo, adoptée le 20 mars par les chefs de missions diplomatiques accrédités à Kinshasa.

Signataires :

ONG internationales :
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) – France ; Amnesty International ; Avocats Sans Frontières; Front Line – fondation internationale pour la protection des défenseurs des droits humains; Global Witness ; Human Rights Watch ; Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la Torture (FIACAT); Protection International ; l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT).

ONG congolaises :
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) – Nord Kivu ; Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) – Sud Kivu ; Action Globale pour la Promotion Sociale et la Paix (AGPSP) ; Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD) ; Africa Justice Peace and Development (AJPD) ; Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) – Beni ; Association des Jeunes Engagés pour le Développement et la Santé (AJDS) ; Bossam GLDDH ; Campagne Pour la Paix (CPP) ; Centre d’Appui pour le Développement Rural Communautaire (CADERCO) ; Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO) ; Centre pour la Paix et les Droits de l’Homme – Peace and Human Rights Center (CPDH-PHRC) ; Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo (COJESKI) ; Fondation Kataliko Actions pour l’Afrique (KAF) – Bukavu ; Fondation Point de Vue des Jeunes Africains pour le Développement (FPJAP) ; Forum des Organisations Nationales Humanitaires et de Développement (FONAHD) – Nord Kivu ; Groupe d’Hommes pour la Lutte Contre les Violences (GHOLVI) ; Haki Za Binadamu Maniema ; La Solidarité pour la Promotion sociale et la Paix (SOPROP) ; Le Groupe de Voix des Sans Voix (GVSV) – Uvira ; Ligue pour la Solidité Congolaise (LSC) ; Observatoire Congolais des Prisons (OCP) ; Programme d’Appui à la Lutte contra la Misère (PAMI) ; Promotion de la Démocratie et Protection des Droits Humains (PDH) ; Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) ; Union d’Actions pour les Initiatives de Développement (UAID) ; Vision Solidaire pour la Défense et la Promotion des Droits de l’Homme (VISODEPDH)

 

HRW/Expression-rdc

 

OLPA condamne l'arrestation d'une journaliste à Kinshasa

 

Kinshasa, le 6 septembre 2010. L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, demeure préoccupé par l'arrestation de Sylvie Kilembe Muzinga, journaliste à l'hebdomadaire « La Cloche », paraissant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), le 5 septembre 2010.

 

Sylvie Kilembe a été interpellée, le 5 septembre 2010 au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) par un agent commis à la sécurité de la prison de Makala (CPRK), au moment ou elle s'y était rendue pour obtenir une autorisation de s'entretenir avec Gabriel Mokia Mandembo, un opposant politique congolais condamné pour plusieurs chefs d'accusation, dont celui d'offense au Chef de l'Etat de la RDC. Des rumeurs persistantes ont donné Gabriel Mokia déprimé à cause de mauvais traitements qu'il aurait subis à la prison ou il est incarceré.

 

La journaliste de la Cloche a été gardée à vue pendant quatre heures. Elle a été entendue sur procès-verbal par un officier de police judiciaire qui lui a signifié qu'elle est arrêtée pour espionnage, car elle n'avait pas obtenu une autorisation préalable de la direction des services pénitentiaires du Ministère de la Justice et des Droits humains. Elle a été transférée dans la nuit du 5 septembre 2010 au cachot de la Police d'Intervention Rapide (PIR) dans la commune de Kasa-Vubu. A la légion de la Police d'Intervention ou elle a été entendue de nouveau, on lui a signifié qu'elle aurait commis un acte grave en tentant de rencontrer l'opposant Gabriel Mokia.

 

De ce qui précède, OLPA constate que cette interpellation est injustifiée et viole la loi congolaise. En voulant garder continuellement la journaliste en détention, la PIR porte aussi atteinte à la liberté de la presse garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux.

 

Par voie de conséquence, OLPA a exigé la libération immédiate et inconditionnelle de Sylvie Kilembe Muzinga. La journaliste a été libérée dans la soirée du 6 septembre 2010.

 

OLPA rappelle que l'Inspecteur général de la Police nationale congolaise, John Numbi aujourd'hui suspendu de ses fonctions, avait interdit la détention des personnes, particulièrement les journalistes au cachot de la légion PIR après l'arrestation de trois autres journalistes de Kinshasa dans le même cachot, le 1er mai 2010.

OLPA/Expression-rdc

 

 

03/09/2010

RDC:Sociale

Bukavu: plusieurs quartiers sans eau potableregideso.jpg

 

(Photo:Tumika .Congoblog)Le directeur de la Regideso/Bukavu, M. Mihigo, a été interpellé mercredi à l’assemblée provinciale du Sud-Kivu.

Cause: la pénurie d’eau constatée dans plusieurs quartiers de la ville et même au- delà pendant toute la saison sèche.

Plus aucune goute ne coule des robinets dans la plupart des quartiers de Bukavu. Même pas aux heures tardives de la nuit comme c’est souvent le cas. Les habitants de la ville s’en plaignent, notamment à travers des pétitions.
Ce qui justifie l’interpellation du directeur provincial de la Regideso qui devait répondre à une question orale du député provincial Mushonya Wa Rusati.
Plusieurs raisons  justifient la pénurie d’eau dans la ville de Bukavu, a indiqué dans son intervention le cadre de la Regideso interpellé: les constructions anarchiques sur le réseau de la fourniture d’eau, le tarissement des sources secondaires, la vétusté du matériel ainsi que les problèmes financiers dus notamment à l’insolvabilité de la plupart des consommateurs qui ne payent pas leurs factures.
Mais, en plus de Bukavu, Uvira et Kamituga sont confrontés à la même situation de pénurie d’eau potable.
Après ses explications, M. Mihigo a eu 48 heures pour revenir ce vendredi 3 septembre devant la même assemblée provinciale pour apporter des éclaircissements aux préoccupations soulevées par les députés provinciaux.

 

R.O/Expression-rdc

 

Est de la RDCongo

Bukavu: « Amani leo », Atul Khare réaffirme le soutien de la Monusco au processus de paix

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(Photo :R.Okapi)Le sous secrétaire général des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, Atul Khare, en visite, à Bukavu, jeudi 02 septembre, au Sud-Kivu, s’est entretenu avec le commandant des opérations « Amani leo », le colonel Delphin Kahimbi.

A l’issue de cet entretien, il a réaffirmé le soutien de la Monusco dans ces opérations en mettant l’accent sur le rôle que doit jouer cette organisation dans la stabilisation de la RDC en général et de la province du Sud-Kivu, en particulier.

Avant Bukavu, Atul Khare est passé à l’étape de Goma, au Nord-Kivu.

Avant de regagner Kinshasa jeudi soir, il est allé à Uvira où il a eu également des entretiens avec les autorités civiles et militaires de la place ainsi qu’avec les personnalités de la société civile locale.

Le sous secrétaire général des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix était, dans cette visite, à la tête d’une délégation dans laquelle se trouvait également Roger Meece, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RD Congo.

 R.O/Expression-rdc