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20/06/2011

RDC:POLITIQUE

LES MALHEURS DE JEAN-LOUIS KYAVIRO

Alors que tout l’Est de la RDC le considère comme un redoutable défenseur du peuple, le parti de l’Enfant  Terrible de la Majorité lui livre une guerre totale et sans merci depuis pratiquement 4 ans. Le dernier épisode en date est la rumeur de l’absence de sa candidature sur la liste du RCD/K-ML en ville de Beni pour 2011. Les hauts cadres du RCD/K-ML le disent à qui veut l’entendre, annonçant d’autres noms et soulignant qu’il était décidé que KYAVIRO ne soit pas élu à Beni, même si le parti n’avait pas un seul siège. L’objectif principal de la sous fédération de Beni est de détruire KYAVIRO depuis mars 2008 ( Le comité le plus branché à la Direction du parti, celui qui doit contrôler le fief de l’Autorité Morale MBUSA NYAMWISI et qui n’obéirait qu’à Kinshasa).Ceci parait scandaleux aux yeux des habitants du Nord Kivu qui estiment que leur défenseur est victime d’une cabale. Pourtant, l’ancien Secrétaire Général du parti affiche un moral de fer : Un vaste mouvement se soutien à son retour au Parlement s’organise dans le monde entier.

A Kinshasa, Goma, Kisangani, Lubumbashi, Butembo, Beni, Bruxelles, Johannesburg, Londres et Boston sont nés des groupes pro-KYAVIRO. On trouve parmi les amis du député toutes les provinces du Congo et un grand nombre d’étrangers, tous marqués par sa lutte pour les droits des faibles. Un sondage en coulisses, fait par une de nos confrères qui voulait évaluer son poids politique,  a montré que l’écrasante majorité des policiers et des militaires partagent ses points de vue. Des jeunes, par centaines, se font appeler KYAVIRO. Des Très peu de gens zappent quand il passe à la télé. Il troupes de théâtre incarnent ses prestations à l’Assemblée. Jean-Louis KYAVIRO ne passe inaperçu sans aucune ville du Congo. On l’appelle le MAESTRO ou l’Avocat du peuple. Il incarne une certaine idée d’Independence du député, qui selon lui doit d’abord être fidèle au peuple et aux lois. Les politiques ne lui pardonnent pas son franc parler, lui qui s’oppose ouvertement à tout mot d’ordre de sa famille politique qu’il juge contre productif ou opportuniste. Plusieurs hommes politiques le présentent comme un homme incontrôlable, un dangereux idéaliste qui tue trop de « COOP » juteux par ses yeux trop longs. Lui qui crie son mépris des corrompus du matin au soir. « Je ne sais pas ce qui est plus sale entre un cochon et un corrompu », dit-il souvent à ses disciples. Un autre groupe croit fermement que chercher à barrer la route au « Prince de Beni » d’une manière aussi violente que le fait son parti à Beni risque de produire un effet contraire. En effet le nombre de hauts cadres du parti qui sont dégoutés par ces pratiques et plient bagage ne cesse d’augmenter. Si on les injustices et les méthodes de l’entourage de MBUSA ont réussi à réduire le nombre des députés qu’il contrôle au niveau tant National que provincial. Moins de la moitié cotisent depuis plus de trois ans. Aujourd’hui le RCD/K-ML serait réduit à sa plus simple expression dans la Province Orientale. Les attaques simultanées contre à la fois BUDU TANDEMA, BANGAKYA, KYAVIRO et le Docteur LOMBALE ont fragilisé le parti. Tous ces cadres sont en effet des « garçons de Kisangani » comme on les appelle. La plupart de ces derniers sont des militants de première heure et ont rendu des brillants services au parti à des moments difficiles. Leur traitement au niveau du parti pour lequel ils bouchaient les oreilles à toute la ville de Kisangani a profondément choqué et choque encore l’opinion de la Province, qui croit ainsi que ses dignes fils ont été payés en monnaie de singe. Le sort de BANGAKYA et celui de KYAVIRO sert désormais d’appât à ceux qui veulent recruter au sein du RCD/K-ML. « On va te traiter comme KYAVIRO ou te chasser comme BANGAKYA, on va t’utiliser puis te neutraliser et t’abandonner » ; c’est la phrase clé de ceux qui veulent débaucher les membres du parti. « Prend le poste mais n’oublies pas le cas BANGAKYA » dit-on à toute personne approchée des derniers temps. La confiance a baissé. Les députés provinciaux de la province Orientale ont perdu confiance au leader qui s’en est pris à ceux là même qui les ont recrutés, formés et soutenu pendant les campagnes. Aujourd’hui très peu d’élus, voyant le traitement réservé à ceux qui se sont le plus sacrifié, nous ont promis de rêver d’être sur la liste de ce parti car les choses s’y passent en coulisse et souvent sur une base tout bonnement sentimentale. La crainte de KYAVIRO était justement cette démobilisation. Elle a atteint des proportions telles que les arrivées de MBUSA NYAMWISI, qui faisait des véritables TSUNAMI à Kisangani et à ISIRO pendant la dernière campagne, passent désormais presque inaperçues dans ces agglomérations dont une partie des mobilisateurs a été proprement évincée.    En vérité, le parcours de KYAVIRO  a ressemblé ces dernières années à un véritable parcours du combattant. En 2008, il est pratiquement isolé et sans soutien pendant la Conférence de Goma. Toutes ses initiatives sont bloquées à la Conférence. Personne ne l’informe des rencontres stratégiques, selon un notable rencontré à Goma, car on sentait que « sa présence pouvait gêner des gros poissons » a précisé un notable NANDE que nous avons dernièrement abordé à Beni. Même les chansons et autres œuvres d’art qu’il commande en tant que chargé de mobilisation n’ont pas été payées jusqu’à ce jour. Pire, il organise une tournée dans la Grand Nord avec ses propres moyens pendant qu’en même temps ceux qui devaient l’accompagner sont fortement soutenus par le parti. A son arrivée dans son fief, selon nos confrères de Beni en février 2008, KYAVIRO trouvera le président du comité local de son parti en train de démobiliser la population qui venait l’accueillir. Imprudent, il sanctionne le président local et s’aperçoit alors que ce dernier a le soutien de plusieurs hauts cadres. Arrivé à Kinshasa, une manifestation de ses partisans, les « amis de KYAVIRO », est bloquée par un cadre du Secrétariat Général qui prétend avoir reçu l’ordre de ses supérieurs. Plus tard, on demande à KYAVIRO  de faire censurer un projet de déclaration politique par un cadre sur lequel il avait préséance. Des membres qui ont requis l’anonymat révèlent que KYAVIRO a alors piqué une sainte colère et promis de régler les comptes au responsable de ce coup dès qu’il l’aurait identifié. Plus tard, on verra un autre cadre, COLIN KANDOLO, commencer à signer comme Secrétaire Général alors que ses supérieurs BUDU et KYAVIRO étaient sur place à Kinshasa. Des missions de collaborateurs du Ministre MBUSA se succèdent à Beni, BUTEMBO et Goma. Tous ne disent que du mal de KYAVIRO. Rien n’est laissé. Même sa vie privée est l’objet d’odieuses calomnies de la part de ceux qui, à Kinshasa, l’appellent hypocritement « frère » et qui sont en même temps soupçonnés d’envenimer son fief. En 2009, lors de l’affaire de la pétition, le parti publie un communiqué qui se désolidarise de la pétition de KYAVIRO qui a pourtant été initiée dans une réunion du Groupe Parlementaire Forces de  Renouveau, dont KYAVIRO était Vice Président. Un mois plus tard, c’est le RCD/K-ML qui, dans une réunion du Comité Politique de l’AMP, va présenter le texte qui devait être signé par tous les députés pour désavouer KAMERHE. C’est pour cela que la Majorité demandera à KYAVIRO de lire la fameuse déclaration en tant que représentant de son parti dans le Comité de Rédaction de ladite Déclaration. KYAVIRO recevra plus de 12 messages d’injures et de malédictions. Des pasteurs vont lui écrire pour le tenir informe de leur intention de le maudire. Son parti ne lui a adressé aucun message de sympathie, ni même la moindre visite de soutien. Il ne recevra aucun rond sur cette affaire et toute la majorité savait qu’on le PUNISSAIT. Chose curieuse, les membres même du RCD/K-ML ont présenté la chose comme une trahison de KYAVIRO, alors que la Majorité, qui menaçait de faire subir à son chef le sort de KAMARHE, l’a épargné à cause du sacrifice de ce dernier. En plus, l’acte de KAYVIRO a permis à Son Excellence le Président de reprendre confiance et de ne pas dissoudre l’Assemblée comme certains le préconisaient alors. En plus, cette déclaration a permis à VITAL KAMERHE de sortir tête haute. Tenant son « traitre » en la personne de KYAVIRO, l’opinion a par contre trouvé l’ancien speaker héroïque. Ce sont les cadres du RCD/K-ML qui reprendront la fausse nouvelle qu’il aurait agit contre de l’argent alors qu’ils étaient bien informés de ce qui s’était réellement passé. Il a complètement été abandonné et rayé de la liste des candidats potentiels au nouveau bureau de l’Assemblée Nationale. Ici KYAVIRO jouera la sagesse en prônant le soutien des candidatures de la Majorité. Mal lui en pris car le parti avait son propre candidat qui n’a pas pu se faire élire et a ouvertement imputé son échec à KYAVIRO, qui a répliqué qu’il ne fallait pas cacher ses intentions aux camarades et aux partenaires pour les condamner ensuite. Cette affaire a encore une fois fragilisé la position de KYAVIRO. Puis vint l’affaire KIKUNI KANDOLO Collin. Un homme qui voue une haine sans pareille à KYAVIRO et qui a effectué des missions à Beni pour enfoncer KYAVIRO aux frais de son parti. Ce cadre signait comme secrétaire Général. Il était envoyé dans des rencontres en lieu et place du SG et de son adjoint KYAVIRO. Il a même écrit une fois au Bureau de l’Assemblée Nationale pour exiger le remplacement du Vice Président du Groupe Parlementaire KYAVIRO par un autre cadre. Les députés ont été surpris de voir leur collègue SG être ainsi doublée par un autre membre sans avoir préalablement été remplacé. Pire, une correspondance du SG BUDU pour tenter de discipliner ce cadre ne reçu qu’un silence indifférent pour réponse.  Dégouté par cette attitude méprisante, l’Honorable BUDU TANDEMA, démissionne du Secrétariat Général. Il annonce au monde que désormais il va se concentrer sur les travaux de sa thèse. Selon les statuts et autres textes régissant le parti, KYAVIRO  devait automatiquement assurer son intérim. Il annonce dans les médias qu’il assure désormais l’intérim selon les textes. Les membres de la direction du parti, furieux et refusant catégorique qu’un homme dont-ils cherchaient à se débarrasser les conduise, se mobilisent dès le lendemain et  lui signifie d’une manière sèche que malgré le caractère tout à fait légal de son intérim, ils ne voulaient pas de lui comme chef. Il venait de faire 10 ANS comme adjoint. Chaque fois que son titulaire était indisponible ou absent, on en cherchait systématiquement un autre titulaire. La réunion a été caractérisée par des injures et des propos très dénigrant. Personne n’a été ramené à l’ordre. Les amis ont même chanté des chants moqueurs en sa présence. On lui ensuite proposé de demeurer adjoint. Après deux jours d’observation, sentant que la haine et le mépris continuaient de plus belle, KYAVIRO  a rejeté l’offre et écris un mémo très direct aux membres de la Direction sur les dangers et les irrégularités de leur démarche, concluant que les conditions n’étaient plus réunies pour qu’il serve encore au même poste après ce que les amis lui faisaient subir. Après dix ans en poste, il n’a même pas été invité à la remise et reprise. Alors qu’il avait servi le parti avec hargne, KYAVIRO n’a selon certains membres jamais reçu la moindre note de félicitation. Il n’a reçu aucun rond lors de son éviction. Il croyait pourtant que ses amis chercheront ne fut-ce qu’à ramener la paix dans l’organisation. En pure perte. La fois suivante où KYAVIRO rencontre ses collègues de la direction et qu’il leur parle de la nécessité de respecter les textes et la Constitution, ses frères lui proposent d’aller plutôt au tribunal et d’y faire respecter les textes. S’il peut gagner le procès, lui disent-ils, il sera alors le grand Chef du parti, mais ils ont insisté sur le fait que textes ou pas, c’était lui qu’ils ne voulaient plus. Ils auront alors le loisir de créer un autre parti où ils seront tous sans lui. Un des cadres présents lui aurait même demandé ce jour là : « mais pourquoi donc toi, KYAVIRO, tu es si têtu ? Pourquoi t’accroches-tu à nous ? Ne voit-tu pas que nous ne voulons plus de ta présence. Va-t-en !! ». Selon le cadre qui nous l’a rapporté, le député aurait répondu qu’il ne servait à rien de chercher à le chasser du parti parce qu’il avait sacrifié 10 ans de sa plus belle jeunesse pour cette organisation. Il n’a reçu aucune observation. Mais les malheurs de KYAVIRO ne faisaient que commencer. La chasse à ses proches est lancée. Par erreur ou par affection, il défendra avec acharnement le Vice Gouverneur BANGAKYA, qui était en train d’être évincé avec la complicité ouverte de plusieurs cadres de son propre parti. Acculé à la démission, le cadre BANGAKYA a été surpris de voir débarquer à Kisangani, moins de 15 heures après sa démission, une équipe qui venait faire pression sur les députés provinciaux ; lesquels étaient encore sous le choc du départ de leur leader de la province. Des députés à qui on proposait des noms pour remplacer un homme dont la lettre de démission venait à peine d’arriver à destination. Cette mission va être rejointe à Kisangani par KYAVIRO qui tenait à  consoler son ami BANGAKYA et à garder tout le monde dans la famille politique. Comme cela arrive souvent, l’équipe envoyée par le parti a cru que son échec était dû à l’intervention de KYAVIRO. Elle revient bredouille et furieuse à Kinshasa. Une autre joute administrative a opposé KYAVIRO à son SG quand ce dernier a écrit au Gouverneur de la Province Orientale pour annoncer que le parti avait déjà trouvé un remplaçant de BANGAKYA alors que le Chef de l’Etat n’avait pas encore pris acte. KYAVIRO accuse alors le SG NENGBANGBA d’usurper les attributions présidentielles et de donner l’impression que le parti tient coute que coute à ses débarrasser d’un cadre peut être fautif, mais toujours utile. Cette correspondance, transparaissant dans la presse et sur le net, montre l’ampleur du désaccord.

Mais les choses se gâtent définitivement avec l’affaire dite du CLP. En effet, juste quand ils voulaient soutenir une motion de défiance de l’opposition avec des espèces distribuées en catimini à des députés de certains groupes dont les indépendants et les forces de renouveau, quelques chefs de partis sont vite rabroués par le Chef qui en a été informés par des personnes qui lui auraient demandé pourquoi il demandait à la fois de laisser MUZITO poursuivre sa mission et en même temps transmettait l’ordre de le coincer par Chefs de partis interposés. Ces chefs, dont ENDUNDO, MBUSA, BAHATI et KAMITATU, seront même invités à s’expliquer. Mais ils ne sont pas reçus à cause d’un déplacement  brusque du Chef de l’Etat. C’est alors qu’ils imaginent la parade consistant à créer une nouvelle force, ce qui devra modifier le rapport des forces. Ils créent et lancent immédiatement le C.L.P (Centrale Libérale et Patriotique). Malheureusement, l’initiative semblera infiltrée et un certain nombre de députés sont hésitants. En vérité plusieurs se demandaient où allait mener cette aventure dont tous connaissaient la genèse. En effet les principaux animateurs paraissaient eux-mêmes douter les uns des autres et ne pas croire eux-mêmes à la chose. Pire : A peine annoncée l’initiative est désavouée par un groupe de députés du RCD/K-ML dont KYAVIRO, BUDU et BONDOMISO. Ils traitent l’initiative d’opportuniste.  Ils prétendent que personne n’a le droit de faire adhérer le RCD/K-ML, parti de gauche, à une plate forme libérale sans au préalable avoir modifié la ligne idéologique. Ils refusent à l’Autorité Morale le droit de changer seul les bases idéologiques du parti et expriment ouvertement leurs doutes quand à l’avenir d’un partenariat où l’on devra compter sur des personnalités connues pour leur grande mobilité politique tels que BAHATI, KAMITATU et ENDUNDO. Dans la foulée, suivant le pas des frondeurs du RCD/K-ML, plusieurs députés des autres formations visées vont également prendre leurs distances du CLP. Par ailleurs, le Chef ne tarde pas à menacer tous les créateurs du CLP de sanctions. Une grande réunion de la Majorité lancera ensuite un ultimatum aux leaders du CLP. Ces derniers, coincés, retirent leur organisation de la circulation. Les pro CLP du RCD/K-ML considèrent toujours que KYAVIRO serait à la base de la mort du CLP. Ils croient que c’est lui qui s’est vengé car le CLP a été lancé juste quand le parti venait officiellement de demander, sous prétexte de renforcer les capacités des autres cadres, de remplacer l’élu de Beni au niveau de la Vice Présidence du Groupe Parlementaire, dernier poste qu’il devait au parti. Comme toujours ceci s’est passé sans la moindre consultation, juste une correspondance.  Ils considèrent qu’il a défié son Chef et qu’il a étouffé ouvertement son initiative politique. Ils décident de son élimination politique et passent à l’acte. Des cadres sont déployés dans tout l’Est du Congo pour salir son nom. On ne veut pas le voir en paix. Même ses problèmes privés sont utilisés contre lui. Les membres du comité de BENI annoncent régulièrement qu’ils ne le reconnaissent plus comme membre du parti et député national. Ils cherchent à faire signer une pétition contre lui afin qu’il soit invalidé. Les injures et le dénigrement sont réalisés pratiquement avec la méthode du porte-à-porte. Des personnalités sont mises à contribution. Tout cadre qui s’illustre en l’injuriant en public ou à la radio est vite récompensé. L’ancien président de Beni est installé bourgmestre trois jours après avoir injurié KYAVIRO dans toute la ville de Beni et à la radio. Son ancien suppléant, qui s’est illustré dans  des violentes attaques et des réunions contre son député, est nommé chargé du Cinquantenaire dans la ville de Beni par le Gouverneur du Nord Kivu, membre du RCD/K-ML. L’homme qui a initié et organisé la pétition contre KYAVIRO est à présent nouveau Maire de la ville  de Beni. Ses amis ont, entre temps, subi des sérieux problèmes. Les paysans dont il défend la cause, le fameux groupe MAYANGOS, sont régulièrement l’objet d’exactions, de tortures et d’arrestations arbitraires. La délimitation Est de la ville de Beni, que le député réclame sur base du décret créant la ville, est curieusement bloquée et les paysans sont toujours arrêtés pour n’a voir pas respecté les limites du Parcs alors que celles de la ville restent flouent. Le fait que le Gouverneur et le maire de Beni sont tous de son parti ne débloque pas le problème. Même au moment où nous mettons sous presse, 4 partisans de KYAVIRO sont au cachot et sont régulièrement torturés. Ni la mairie ni la justice du coin, craignant les faudra des ennemis de KYAVIRO, n’osent intervenir.  Ceux qui lui prêtent leur véhicule dans une ville reçoivent des appels peu flatteurs. Les membres du comité ne viennent plus jamais lui dire un simple bonjour quand il vient à Beni. Il ne manque jamais d’aller visiter la permanence du parti à Beni, mais les responsables sont très froids avec lui. Ils l’injurient souvent en public  et répètent qu’ils ne veulent pas de lui alors qu’il siège au Conseil Politique à Kinshasa. Ses appels à la concorde ne reçoivent qu’un silence lourd de mépris. Personne qui lui cause du tord n’a jamais été sanctionné. Même ceux qui l’injurient. KYAVIRO est traité ave une incroyable discrimination même dans les questions sociales. Du moins selon ses proches du parti. A titre exemplatif, ils citent le mariage du Ministre MBUSA où tout le comité qui le combat à BENI a été invité et a ainsi fait le déplacement de Kinshasa. Entretemps, le protocole lui a refusé la moindre invitation. Le pauvre s’est contenté d’aller à la messe à la Cathédrale du Cinquantenaire, où il va vainement réclamer une invitation devant ses camarades qui se renvoyaient la balle avec un air qu’un observateur a jugé ironique. Le soir, l’équipe d’avance du député sera poliment priée de lui signifier qu’il n’était pas le bienvenu. Les relations sont féroces. Plusieurs cadres, à Beni ne répondent même plus  à ses salutations dans la rue. Une fois il a offert des vélos à plusieurs structures de la ville mais le vélo qui a été octroyé à son parti a été traité avec un mépris sans pareil. Il était selon un membre l’objet de violents quolibets chaque matin. Des membres ont pris l’habitude de cracher systématiquement par terre quand ils croisent sa vieille mère dans la rue de Beni. Très dernièrement, les membres qui sont allés l’accompagner à son enrôlement ont été l’objet de sévères avertissements.

Plus inquiétant, le nombre des décès dans l’entourage de KYAVIRO  ces dernières années soulève des questions dans toute l’opinion de BENI. Le cameraman PATIENT CHEBEYA, son ami très proche qui l’a accompagné trois fois en première ligne, au  front et a filmé pleins de choses sensibles a été assassiné en 2009. Son ami PEPE qui le logeait à KAMPALA  a été assassiné en 2008. Son tout premier aide de camp, le capitaine Jonas MABANGI est mort en 2004 d’une maladie mystérieuse. Son cambiste préféré, Monsieur KASERO a été abattu. D’autres événements malheureux ont été rapportés mais qui ne sauraient être repris faute de place. Ce qui est curieux, c’est que KYAVIRO se dit toujours membre du parti. On le voit souvent en train de défendre les points de vue et les actions du RCD/K-ML. Il défend même régulièrement le Gouverneur JULIEN PALUKU, même si ce dernier a souvent une attitude proche des autres membres du parti à son égard. « Mon problème est ce le RCD/K-ML n’est pas une entreprise privée. Je suis l’idéologie, je défends le peuple  et feint d’ignorer le reste ». Dit souvent le député de BENI.

Cependant, ces faits semblent de plus en plus connus et  les populations d’expression swahilie, à travers le pays, refusent de perdre un redoutable défenseur. C’est ainsi que l’homme reste très populaire à Beni au point que la pétition contre sa personne a lamentablement échoué. Mais les manœuvres de son parti ont en plus poussé KYAVIRO à agir désormais seul. Son entourage semble être réduit au strict minimum. Il soupçonne tout le monde de le trahir. Il est plus imprévisible que jamais. Il fait de plus en plus peur aux siens. On le sent sur le qui vive. Il semble avoir décidé de mener son dernier combat si nécessaire. On ne sait même pas quelle circonscription il préfère pour 2011. Toujours  disponible pour défendre la vérité et les faibles, il n’hésite pas à dénoncer et à combattre les anomalies au sein même de la majorité en dépit de l’absence manifeste du parti. Kyaviro prétend que désormais il ne lui reste que Dieu et le peuple, et que le Tout Puissant ramènera peut-être la paix dans son cher parti. Le député est le bienvenu dans tous les bureaux du parti à Kinshasa et continue à constater que personne n’a jamais subi la moindre sanction pour lui avoir causé du tord. Les clubs des « amis de KYAVIRO » » sont de plus en plus nombreux. Le député a réalisé plus de 350 interventions dont la majeure partie était d’une grande qualité. Il a interpellé des ministres, initié des missions d’enquête, défendu la patrie.  En dépit des attaques et des coups bas, l’homme reste débout, quoique manifestement plus dangereux. Il fréquente de moins en moins de politiciens, préférant les officiers et les journalistes. Personne ne sait qui le contrôle ni ce qu’il planifie. Chaque fois qu’un média dit trop de bien de ce député, le confrère reçoit un appel sévère de la part de son propre parti politique. Les journalistes qui vont sonder ses camarades reçoivent des réponses pleines de haine et de mépris. Dans une résidence d’un grand homme du RCD/K-ML, on a ainsi dit à un groupe de confrères que KYAVIRO aurait fui BENI tôt le matin alors que, vérification faite, ce dernier a juste pris un vol matinal pour rentrer à KINSHASA. On a annoncé dans les médias qu’il n’osera plus jamais se rendre à Beni et il en est 4 fois de suite revenu sans le moindre problème. Les confrères qui ont osé parler de KYAVIRO à ses « camarades » ont tous été surpris par la haine et le mépris qui a accompagnaient le propos de ces derniers. Lors de l’opération « armes contre 50 dollars » au Nord Kivu, tout le monde a vu  l’apport de l’Honorable KYAVIRO qui a soutenu le PAREC du Pasteur NGOY MULUNDA. Il a même été jusqu’à l’ancien QG de KUNDA KITSHANGA. Ce que les gens savent moins, c’est que les factures du séjour de KYAVIRO ont été rejetées au Gouvernorat de Goma. Un grand responsable du cabinet du Gouverneur PALUKU a confié aux journalistes que le gouvernorat du Nord Kivu pouvait payer toutes les factures des visiteurs, sauf bien entendu celle des « gens comme les KYAVIRO ». Les confrères ont senti le mépris dans la voix du grand monsieur, qui était loin de se douter que KYAVIRO lui-même était un ancien de la RTNC. Effectivement, il a fallu attendre plus de 7 mois pour que l’Hôtel VIP PALACE, qui servait de base à notre député durant l’opération « armes contre 50 dollars, » reçoive quelque chose de la part de l’Assemblée Nationale qui pourtant avait prié au Gouverneur d’aider le député qui œuvrait pour la paix dans la Province. Cette affaire  n’a curieusement jamais empêché KYAVIRO de défendre JULIEN même dans les dossiers où plusieurs notables de la province se liguent contre ce dernier. L’enfant terrible semble avoir une admiration débordante pour son Gouverneur « Il faut se souvenir que JULIEN  est resté à GOMA quand NEW YORK, KIGALI, KAMAPALA et tout Kinshasa  attendait l’entrée du CNDP et que la MONUC était en direction de GISENYI, quand une bonne partie des autorités militaires était tout simplement en fuite. Julien est resté à Goma quand le Président de l’Assemblée d’alors venait de se permettre d’annoncer la chute de la ville. C’est un héros. Par rapport à la gestion ce qui se passe à Goma n’a rien à voir avec la kleptomanie qui règne presque à Kinshasa. D’ailleurs, le Nord Kivu doit souvent prendre en charge des frais sécuritaires et autres sensés êtres de la responsabilité du pouvoir central. J’ai appris des petites choses de gauche à droite mais je crois qu’un homme d’Etat doit plus avoir le souci de protéger sa nation. Les injures, injustices, coups bas…sont autant de maladies politiques de notre pays et ne méritent qu’un silence. Par contre le sort du pays et du peuple nous poussera aux actes les plus extrêmes, même au sacrifice si nécessaire. », dit souvent KYAVIRO quand ont lui parle de ces attaques et de leurs auteurs. « Ce qui est grave c’est la découverte de la capacité de nuisance interne, c’est tout le temps et tous les moyens gaspillé pour abattre un homme alors que vous partagez tous le sort final du cimetière. Je ne suis pas bien formé pour combattre à ce niveau. Je n’ai pas encore reçu la formation politique nécessaire pour aller parler du foyer d’un frère à la radio par exemple. J’admire ceux qui prennent les médias pour une poubelle. Mais on doit aussi les gérer. On doit les aimer. Ils ont plus besoin d’amour que de toute autre chose. » En fin de compte, l’attitude de notre député a fini par lui engendrer un capital de sympathie de plus en plus important. Désormais le nombre de ceux qui jurent de défendre l’AVOCAT DU PEUPLE est en croissance géométrique. La bataille électorale s’annonce rude à BENI.  Mais au delà de cette guéguerre médiatique, il est clair que le sort de KYAVIRO devrait interpeller tout observateur congolais. Voila un jeune brillant qui est recruté, formé et responsabilisé par une organisation. Voila un homme qui ensuite participe à tous les combats de son organisation au point de sacrifier même sa famille. Voici un député qui ne craint pas de se mettre en désaccord avec sa famille politique pour l’intérêt du peuple. Voici par contre une sorte de consensus pour sa perte dans sa propre famille politique. La Conclusion est que ce qui compte dans bon nombre de partis, c’est de servir un groupe et non la nation. En effet quand on voit l’origine des problèmes de KYAVIRO, c’est d’abord à son succès qu’il doit sa mise à l’écart. En effet, fin 2007, le parti a décidé, en violation des textes, de responsabiliser un autre porte parole juste quand KYAVIRO brillait de mille feux sur OKAPI, RTGA, DIGITAL, TOP CONGO…il lui a été signifié qu’il fallait aussi laisser à d’autres l’occasion d’être connus. Argument sans valeur logique car en fait ceci voudrait dire qu’à la veille de la finale, l’entraineur argentin décide de reposer LIONEL MESSI pour la simple raison qu’il fallait que d’autres joueurs argentins soient aussi célèbres que cette super star !! Ici on voit clairement que c’est le succès qui gène. Ceci est aussi perceptible. Les confrères ont constaté que chaque fois que KYAVIRO pose un acte, son parti a tendance à le minimiser. Il y a peu, l’entourage de MBUSA disait à qui voulait l’entendre que  KYAVIRO n’était que le fou du roi qui traduirait les pensées de ses maîtres. Les faits résistent farouchement à cette analyse. En effet, on ne peut pas dire que c’est le parti qui a par exemple rédigé les interventions que KYAVIRO  a faites contre lui !! En plus, si un inspirateur se cachait quelque part, il aurait dû se montrer depuis que l’absence de KYAVIRO se fait cruellement sentir tant au niveau des stratégies que de la Communication du parti. En plus, il n’est pas normal que pour animer le parti et pour le combattre, on recourt toujours soit aux amis, soit aux frères, soit aux cadres formés par le même KYAVIRO. Où sont donc ceux qui ont été formés par les soi disant tireurs de ficelles ?

En tout état de cause, il ne serait pas exagéré de dire  que notre ancien confère a combattu le bon combat, qu’il a défendu le faible et que ceux qui voulait juste le limiter au niveau de marche pied  sont furieux. Il appartient au peuple du Congo et de Beni de protéger ce jeune politicien avant de crier demain qu’après d’autres, le Congo viendrait à perdre encore ce patriote. Notre dernier message s’adresse aux frères de KYAVIRO, lequel, selon nos sources, aurait été piqué à l’UDPS où il passait son temps à soulever la jeune contre MOBUTU dans les années 90. Ce qui est plus intéressant, c’est l’identité du recruteur. C’est ENOCH NYAMWISI lui-même qui a découvert les talents de ce jeune étudiant surdoué pour les arts et les analyses politiques. NYAMWISI MUVINGI  a associé le tout petit KYAVIRO d’alors à la préparation de son meeting du stade LUMUMBA en mars 1991. KYAVIRO surprendra alors tout le stade en entonnant « débout congolais ». On a vu alors la peur se lire sur le visage de NYAMWISI car c’était la toute première fois que l’hymne était chanté dans un stade sous le régime de MOBUTU depuis la zaïrianisation. Les NANDE ont perdu NYAMWISI dans des circonstances tragiques, un certain 5 janvier 1993 à BUTEMBO. Ceux qui ont enquêté sur sa mort sont formels : elle ne serait pas possible sans la complicité de certains de ces frères. Aujourd’hui, son élève KYAVIRO est l’objet d’une haine tenace de la part de ses propres frères. Certes, nous la presse nous pouvons écrire des pages et des pages sur la tragédie que traverse cet homme. Certes nous pouvons affirmer que KYAVIRO est devenu tellement soupçonneux qu’il ne se confie presque plus à personne. Bien entendu nous pouvons conseiller la paix interne au RCD/K-ML, mais nous laissons la balle dans le camp de ses frères, ceux pour qui il a tant de fois risqué sa vie. A eux de le protéger dans cette jungle politique du Nord Kivu. Les BANANDE ont intérêt à faire attention au cas KYAVIRO. En effet, après ENOCH NYAMWISI MUVINGI, il a fallu plus 15 ans pour que les MBUSA, TSHIPASA, BAHEKWA, Ferdinand KAMBERE  et les KYAVIRO atteignent une stature nationale. En cas de perte de KYAVIRO, personne ne peut prédire combien de temps les kivutiens feront pour avoir cette somme d’intelligence ; de courage et de talent artistique dans une seule et même personne. A bon entendeur salut !!!

PATRICE NGBANGA LETEA, l’Expression.

Commentaires

Nous sentons obligés de vous écrire notre compte rendu pur exprimer notre courroux:
Après avoir lu cet article, nous, Jeunes Amis de kyaviro, sommes réunis ce 21 juin 2011 en un lieu secret pour des raisons sécuritaires sous la présidence de son coordonnateur provincial du Nord Kivu et porte parole des coordos provinciaux de la R.D.Congo. Vu la gravité des faits, un seul point a été inscrit à l'ordre du jour, à savoir: "l'indignation des kyaviristes face aux traitements dégradants affligés à notre leader".
Les membres présents ont d'abord rémercier "L'expression" pour avoir publié cet article qui nous permet d'avoir une fois encore une vue globale de l'évolution politique du "Coq de la R.D.C." Après avoir décortiqué pendant 2 heures de temps cet article, voici les faits qui ont été rélayés:
1. la tentative de vouloir éliminer l'honorable Jean-Louis Ernest Kyaviro sur la scène politique congolaise en cherchant à l'écarter volontairement de la liste de son parti où il est parmi les ténors.
2.l'instrumentalisation de sa base électorale en ville de beni par certains assoiffés du pouvoir; pourtant réconnu en Beni comme le représentant naturel et avocat auprès des institutions publiques.

Face à cela, les Amis de Kyaviro, décide ce qui suit:
1; Que le R.C.D-KML cesse de jouer au ping-pong quand on lui pose la question sur la retenue du nom de Kyaviro sur sa liste électorale de 2011 en ville de Beni
2. Que les coups bas contre Kyaviro cessent.
Et si cela n'est pas fait, le plus tôt possible, les Kyaviristes de la R.D.CONGO viennent de se ranger à l'ordre de bataille disproportionné contre quiconque voudra miseller son porte-étandard parce que toutes les battéries sont déjà mises en marche. et une marche de grande colère est à gestation à travers tout le pays à quelque prix qu'il soit.
Notre combat est celui:
-des étudiants qui n'ont pas de quoi manger au campus et n'ont pas de frais académiques
-des orphélins chassés de leur maison et qui n'ont pas d'asile....
Bref, celui de ce peuple congolais dont son droit a été piétiné par ces "forts" ensensés.
Quel congolais peut accépter perdre celui qui:
. a réconforté les Gomatraciens et tous les kivutiens sur Radio okapi quand les troupes de Kunda étaient au point d'assiéger la ville de Goma le 29 octobre2008;
.qui a initié des poursuites judiciaires contre les dirigeants du CNDP lors des massacres des jeunes et enfants à Kiwanja;
.soutenu le peuple équation lors de l'incursion ou évasion
des Enyelés;
.il s'est rangé aux côtés du peuple quand les Budu Dia Kongo s'affrontaient contre la police congolaise
Que dire de ses 383 interventions les plénières à l'Assemblée Nationale.
En fin, nous lançons un appel pathétique à tout le peuple congolais de bien vouloir nous empoiter le pas ce combat de hauteur;
A l'honorable Kyaviro, s'il nous lisait, partout où il se trouve, de se confier au peuple et à Dieu, et de savoir qui a une couche des jeunes qui le soutiennent.
Fait à Goma, ce 21 juin 2011
Par Muhindo Mbugheki, Nord-Kivu
Jean-Baptiste Kambale, Goma
John Watukalusu, Sud-kivu
Zoé Kambere, Beni
Safi Nadine, Province Orientale
Justin Magali, Kinshasa
La liste exhaustive, les numéros tél. et les signatures vous le serons transmises sur notre facebook "Amis de Kyaviro"

Écrit par : amis de Kyaviro | 23/06/2011

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