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20/06/2011

COMMUNICATION

Communiqué de presse


RDC : Plusieurs dizaines de milliers d’enfants voient leur vie détruite dans les rues

A l`occasion de la Journée de l`Enfant Africain, l`UNICEF tire la sonnette d’alarme sur l`impact de la violation des droits des enfants en rupture familiale et la nécessité de mettre en place un environnement protecteur


Kinshasa, 16 juin. C’est autour du thème : «Tous ensemble pour des actions urgentes en faveur des enfants de la rue», proposé par le Comité africain des experts sur les droits et le bien-être de l’enfant que l’on célèbre cette année la Journée de l’Enfant Africain, le 16 juin 2011. Des activités sont organisées dans plusieurs provinces du pays. Ainsi à Kinshasa, l’Ambassadeur national bénévole du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Trésor Lualua, participe à des activités en faveur des enfants de la rue, dont une réunification familiale dans la commune de N’djili. A Lubumbashi, une soirée de gala regroupera des personnalités de la province, parmi lesquelles figurent le Gouverneur Moise Katumbi Chapwe et des opérateurs économiques. Les fonds récoltés à cette occasion serviront à financer des projets en faveur des enfants vulnérables dans la province. A Goma, des enfants ont présenté les journaux télévisés dans 7 chaînes de radiotélévision et animé des émissions sur la situation de leurs pairs vivant dans les rues de leur ville.

Cette célébration offre une opportunité d’interpeller les décideurs, la société civile et les communautés sur la violation des droits des enfants qui vivent dans la rue ; l’urgence d’améliorer la situation des enfants vulnérables en République Démocratique du Congo et de tout mettre en œuvre pour leur offrir un environnement protecteur au sein de leurs familles.

L’enquête menée par le Réseau des Jeunes et Enfants de la Rue (REJEER) en 2006 sur les enfants de la rue à Kinshasa, relevait qu’environ 13,000 filles et garçons avaient élu domicile dans les rues de la capitale congolaise et vivaient d’expédients pour leur survie. Du fait de la paupérisation des familles, il est à craindre que ce chiffre ait augmenté depuis.

Il y a quelques années, beaucoup de personnes pensaient que le phénomène des enfants de la rue serait marginal et disparaîtrait rapidement grâce aux valeurs traditionnelles de la famille africaine. Malheureusement, dans tous les chefs-lieux des provinces de la RDC, on constate aujourd’hui le contraire. De nombreux enfants vivent effectivement dans la rue en milieu urbain, les conflits et la crise économique ambiante ne font qu’exacerber cette situation. L’UNICEF et ses partenaires estiment à près de 30,000 le nombre d’enfants en rupture familiale en RDC.

Tout en reconnaissant les efforts ayant abouti à la promulgation de la loi portant protection de l’Enfant, tous les opérateurs sociaux recommandent que des mesures soient prises à trois niveaux : 1) la sensibilisation des communautés concernant leur devoir de protection, 2) la réponse efficace aux enfants affectés et 3) l’accès gratuit aux services sociaux de base pour les familles démunies. « Nous avons une responsabilité partagée de protéger les enfants les plus vulnérables et de leur offrir le meilleur avenir possible, » a notamment souligné Pierre Vu Thi, Représentante de l’UNICEF en RDC.

L’UNICEF, de par son mandat, réitère son engagement aux côtés du Gouvernement, pour l’accompagner dans la lutte contre le phénomène des enfants en situation de rue, en préconisant l’allocation de ressources conséquentes pour la mise en œuvre de programmes de prévention, de prise en charge et de réinsertion des enfants vulnérables en famille et au sein de leurs communautés.

A propos de l’UNICEF
L'UNICEF est présent dans plus de 150 pays pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de la petite enfance à l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'UNICEF soutient la santé des enfants et de la nutrition, l'eau et l'assainissement, la qualité de l'éducation de base pour tous les garçons et les filles, et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation et le SIDA. L'UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Alessandra Dentice, Kinshasa ++ 243 817151695 adentice@unicef.org
Cornelia Walther, Kinshasa ++ 243 8108846746 cwalther@unicef.org


Cornelia Walther
   Chief of Communication

   UNICEF DRC/Kinshasa

RDC:Grands Reportages d'Hebdo expression

 

Société

Le Groupe Lotus  au cœur de la promotion des droits de l’Homme

 

Il s’est passé du 25 au 27 mai à Kinshasa un forum des Ong des droits de l’homme avec les autorités civiles et militaires des la Rdc,  pour préparation du projet de loi de protection pour les militants des droits de l’homme en Rd.  Congo. La salle de l’hôtel -Invest a servi de cadre aux  travaux des ateliers et conférences à l’intention des  séminaristes, pendant ces trois jours.

 

A entendre l’un des participants au forum, cette loi qui serait baptisée « Les lois des ouvriers au Congo », plus de 135 officiels ont participé à ce forum et on a signalé un nombre important de 80 fictifs dans la salle.

Nous y pensons bel et bien que la présence du Ministre de la Justice et droits de l’homme Luzolo Bambi serait très bénéfique pour que les démarches se multiplient, rapidement, dans la cellule de planification de cette loi.

Diplomatie

 

La Monusco révèle :

 

Désormais,  la Conférence hebdomadaire de la Monusco sera animée d’une manière conjointe avec les Organisations Membres de l’Onu.

 

Le mercredi 15 juin dernier, dans son quartier général à la Gombe, le Représentant adjoint du Secrétaire général des Nations unies au Congo Kinshasa, Monsieur Fidel Sarasoro a révélé cette nouvelle à la presse nationale et internationale. Le Représentant adjoint avait signalé aussi à la presse que cette conférence  conjointe va permettre aux journalistes de poser des questions aux organisations internationales, chacun dans son domaine d’intervention.

 

Conférence conjointe : Bien ou Mauvais ?

 

 

Cette décision est intervenue après des rencontres avec les chefs des organisations avec le Bureau de la Monusco.

Mais, il est vrai que certaines organisations des Nations unies posséderaient  des budgets importants pour la vulgarisation de leurs actions sur terrain. Elles ne collaborent presque pas avec les maisons des presses de la Rd Congo. Ces informations sont vérifiables. Loin même,  le ministère de Médias et communication.

 

Quant aux vols de la Monusco

 

Contrairement à l’intervention du Représentant du  Secrétaire général  des Nations unies, Monsieur Fidel Sarasoro, le mercredi dernier, les journalistes de Kinshasa (les journalistes nationaux) savent bien  qu’au jour d’aujourd’hui, même les accrédités à la Monusco sont privés de voyager par les vols Monusco.

Des requêtes des journalistes sont placées au Bureau sans suite. Selon certaines réponses d’un membre du Bureau de Pio à  Kinshasa, dans les  couloirs des installations du Quartier général de la Monusco, ce refus fait suite au crash de N’djili.  Les droits de voyage sont, ainsi,  réservés qu’aux journalistes internationaux.

 

Voilà comment les journalistes œuvrant en Rd. Congo  sont traités par le Bureau Pio  de la Monusco.

 

 

La Rédaction.

 

Politique

 

 L’honorable Ngabu  appelle les Ituriens à s’enrôler massivement

 

La province Orientale est la plus grande des provinces de la Rd. Congo. Elle a quatre districts : la Tshopo, les Bas-Uélé et Haut-Uélé et  l’Ituri. 

A l’approche des élections qui se profilent à l’horizon 2011, l’un des Députés de cette contrée,  l’honorable Ngabu, soucieux des efforts qu’il a toujours engagé  pour le développement de son district, l’Ituri, en particulier, et,  de toute la province Orientale, en général, il a demandé  aux Ituriens de s’enrôler massivement. Il faut  s’enrôler pour être électeur, a-t-il indiqué à leur endroit afin que l’Ituri  puisse avoir beaucoup de sièges dans la législature prochaine.

Aujourd’hui, la future province de l’Ituri pourrait dresser un cahier des charges pour les élections 2011. Ce, afin de voir qui a fait quoi ? Qui a défendu quoi pour l’Ituri et pour toute la province Orientale ?

Sans doute, la chance est aux électeurs pour qu’ils donnent  des  sanctions sévères aux  élus de 2006 qui n’ont pas été fidèles au rendez-vous de la population Congolaise.

Nous resterons toujours à l’écoute de la population de l’Ituri et nous réaffirmons notre engagement.

 

A suivre.

L’Expression

 

 

Politique

 

 

RDC:Scandale au Ministère du Budget

 

*Face au paiement indemnités de sortie des Gouverneurs et Vice-gouverneurs honoraires et des membres de leurs Cabinets au Gouvernement 1+4 de la transition, Jean Baptiste Ntahwa foule aux pieds les instructions du  premier Ministre Adolphe Muzito.

 

Certains anciens agents ont quitté cette terre des hommes sans avoir eu un petit « Likuta ». Leurs femmes, veuves, crient devant les tombes de leurs maris sans un secours possible. Des requêtes inondent les bureaux de la Primature.

Le Premier ministre Adolphe Muzito, prenant les choses en mains cherchent à trouver des solutions à leurs doléances. Il donne  des instructions aux Gouverneurs. Ces derniers les suivent à la lettre mais ils sont bloqués au niveau de décaissement de fonds. C’est –à-dire, au Ministère du budget où trône le ministre Jean-Baptiste Ntahwa. 

 

10 juin 2010 - 10 juin 2011 : Cela fait une année depuis que le Ministre Jean-Baptiste Ntahwa ne veut pas céder. Moins encore, exécuter l’instruction du Premier ministre de la République démocratique du Congo, Son Excellence Adolphe Muzito, contenue dans sa lettre référenciée : RDC/GC/PM/0400/2010.

 

Cette lettre concerne le paiement indemnités de sortie des Gouverneurs et Vice-gouverneurs honoraires et des membres de leurs Cabinets signée par le Premier Ministre Adolphe Muzito,  transmise aux Institutions de la République et aux Ministères ayant en charge les questions des finances et le budget.

 

Suite aux nombreux courriers échangés au sujet de ce dont l’objet est repris en concerne, le Premier ministre Adolphe Muzito a souligné : « Je vous rappelle que le Gouvernement central s’était déjà acquitté, depuis le 09 aout 2007, de la part de ladite créance représentant six mois des indemnités de sortie des Gouverneurs et Vice-gouverneurs honoraires et des membres de leurs Cabinets,  conformément au prescrit de l’article 171 de la Constitution de notre pays ». Encore, une fois, hélas ! C’est comme s’il avait prêché dans le désert…

 

Le Premier Ministre Adolphe Muzito doit frapper dur

 

Bien qu’il ait insisté dans cette lettre aux gouverneurs, il a conclu en soulignant : « Partant du fait que ces indemnités de sortie sont un droit pour les personnes concernées et au regard du temps que ce dossier a pris, votre réaction au présent courrier est attendue endéans 45 jours. Passé ce délai, la proposition de règlement direct de ce litige telle qu’évoquée ci-dessus sera d’application » ;

Hélas,  jusqu’au moment  où nous couchons ces lignes, rien ne va au ministère du budget pour une solution à ce dossier. Cependant, au ministère, le devoir patriotique avait été, déjà, été acquitté ; est – ce que le Ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa cherche-t-il  à soulever ces compatriotes contre le Gouvernement de la République, alors que le Premier ministre Muzito lui a donné des instructions qu’il ne veut pas suivre à la lettre, pour des raisons incompréhensibles ! Ou alors, voudrait-il mettre  des bâtons dans les roues  de cinq chantiers de la République, initiés par le chef de l’Etat, son Excellence joseph Kabila Kabange. Sans quoi, il n’y a pas des raisons qu’il puisse, indûment, bloquer les dossiers  des personnes qui ont rendu de bons et loyaux services à la nation et au peuple Congolais.      

La question qui demeure est celle de savoir : Pourquoi le Ministre du Budget JB.Ntahwa ne libère-t-il pas toujours les dossiers des concernés ? N’est-ce pas de la preuve de la mauvaise foi de sa part ? Lui qui se prétend « Homme de Dieu ».  

 

Jean Willy Likunde : « Kisangani doit changer sa couleur »

 

Les Congolais ont besoin de quoi ? Ils ont besoin d’une bonne vie. Car,  il y a tout dans notre sol et sous-sol.  Et, ne parlons pas de nos faunes et flores. Le pays est, potentiellement, riche. Mai ,   pour retrouver la bonne place dans le monde des affaires, il faut travailler dur pour sa communauté. Un combat de tous les jours. Comme la prise  en charge  que  nous a léguée Mzee  Laurent –Désiré Kabila. 

Jean Willy Likunde a, nettement,  compris cela. C’est pourquoi, il s’est engagé à désenclaver l’Est de la Rd.  Congo, dans le secteur de l’aviation civile.

Sa participation dans ce secteur n’est plus à démontrer. D’autant plus que sa compagnie aérienne est de niveau international ; Elle est reconnue par sa  crédibilité devant les institutions qui gèrent l’aviation civile dans le monde. Entre autres, l’Iata et l’Oaci.

Désormais, une grande compagnie aérienne est installée à Kisangani. Elle va permettre  la bonne circulation des personnes et de leurs biens par la voie aérienne. Elle permettra, aussi, aux touristes de visiter le profond de la Rd. Congo, en général et de la province Orientale, en particulier.  Les opérateurs économiques  comme les  commerçants et commerçantes pourraient effectuer  leurs transactions sans peines, comme par le passé. Cela, grâce aux efforts que viennent de conjuguer  ce digne fils  du pays qui est  Jean Willy Likunde.

Dans l’une de nos prochaines livraisons, son interview.

Ne cherchez pas à lire cette déclaration ailleurs que dans votre journal préféré : « l’Expression »

   

L’expression

 

Modernisation ou changement de la ville de Kinshasa : est-il possible ?

 

Quelle vision pour Timothée Mokili Bitilasi ?

 

 

Connu dans la Capitale de la Rd.  Congo,   par sa manière de défendre les intérêts des jeunes de la Commune de Kasa-Vubu, l’analyste politique et Médecin  nous a donnés son point de vue. Ce, avant d’encourager  la jeunesse de Kasa-Vubu à s’enrôler massivement.

Cela, pour un avenir meilleur  des jeunes et vieux de cette municipalité ;

Dans les milieux que fréquentent Timothée Mokili Bitilasi, l’on retrouve toutes les tribus : les Baluba, Topoke, Lokele, Bayanzi, Basoko, Bakongo etc...

Comme pour dire que l’on ne doit pas être forcément sectoriel.

Dans cette conjugaison d’efforts, Timothée Mokili voudrait voir que les voies de voirie  et de l’environnement de la commune dont il est résident, être une référence dans la lutte contre l’insalubrité. Ainsi, des maladies telles que  le paludisme et autres maladies des mains sales pourraient être éradiquées.

D’ici là, ce compatriote soucieux  du devenir des siens  et de son environnement sera en action avec son Asbl à travers tout Kinshasa.

 

L’expression

 

 

USWAHILI

 

C’est une a&association sans but lucratif constituée par des populations qui parlent le swahili.

 

Pour faire partie écrivez- nous à :

 

USWAHILI

Siège social 03, avenue Kalemie, quartier Golf, commune de la Gombe

Kinshasa-RDC

 

Uswahili-asbl@hotmail.fr

 

Tél 0243998538453

Alerte / République démocratique du Congo (RDC)

 OLPA condamne l’agression d’un reporter cameraman à Kinshasa


Kinshasa, le 16 juin 2011. L’Observatoire de la Liberté de la Presse
en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes
volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la
presse, condamne fermement l’agression de Freddy Sumaïli, reporter
cameraman à la chaîne privée de télévision Canal Kin Télévision (CK
TV), émettant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du
Congo (RDC).

Freddy Sumaïli, reporter cameraman à CK TV, une propriété de
l’opposant et ancien Vice-président de la République Jean-Pierre
Bemba Gombo, président du parti politique MLC (Mouvement de libération
du Congo), a été sauvagement agressé, le 14 juin 2011, dans la commune
de Bandalungwa, à l’ouest de Kinshasa, par un groupe d’individus munis
d’arme blanche. L’agression a eu lieu au moment où le reporter
caméraman prenait des images du siège de MLC à Bandalungwa et tentait
d’interviewer les dirigeants du MLC. Le journaliste s’en est sorti
avec une blessure à l’œil gauche et d’intenses douleurs sur tout le
corps.

Cette agression intervient quelques jours seulement après l’escalade
verbale dans les médias de Kinshasa entre les partisans du parti MLC
et ceux du parti présidentiel PPRD (Parti du Peuple pour la
reconstruction et la démocratie). Les uns accusant les autres de
vouloir déstabiliser telle ou telle autre formation politique avant
les élections.

Eu égard à ce qui précède, OLPA dénonce ces attaques répétées contre
les médias et les professionnels de la presse dans l’exercice de leur
travail. OLPA condamne avec la plus grande fermeté cette agression
qui constitue une violation grave de la liberté de la presse garantie
par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux
relatifs aux droits humains.

En conséquence, OLPA invite les autorités congolaises à faire toute la
lumière sur cette agression et à prendre des mesures urgentes pour que
cessent des attaques contre les médias et les journalistes.

************************************************************************
Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA),
organisation indépendante, apolitique et non partisane de défense de
la liberté de la presse

*Département d’Alertes

Siège social : 90, avenue Kabinda, commune de Kinshasa, ville de
Kinshasa Tél: (243) 81 59 99 560, 89 91 12 868 E-mail :
olpa_organisation@yahoo.fr, olpafrica@gmail.com
http://www.societecivile.cd/membre/OLPA

RDC:POLITIQUE

LES MALHEURS DE JEAN-LOUIS KYAVIRO

Alors que tout l’Est de la RDC le considère comme un redoutable défenseur du peuple, le parti de l’Enfant  Terrible de la Majorité lui livre une guerre totale et sans merci depuis pratiquement 4 ans. Le dernier épisode en date est la rumeur de l’absence de sa candidature sur la liste du RCD/K-ML en ville de Beni pour 2011. Les hauts cadres du RCD/K-ML le disent à qui veut l’entendre, annonçant d’autres noms et soulignant qu’il était décidé que KYAVIRO ne soit pas élu à Beni, même si le parti n’avait pas un seul siège. L’objectif principal de la sous fédération de Beni est de détruire KYAVIRO depuis mars 2008 ( Le comité le plus branché à la Direction du parti, celui qui doit contrôler le fief de l’Autorité Morale MBUSA NYAMWISI et qui n’obéirait qu’à Kinshasa).Ceci parait scandaleux aux yeux des habitants du Nord Kivu qui estiment que leur défenseur est victime d’une cabale. Pourtant, l’ancien Secrétaire Général du parti affiche un moral de fer : Un vaste mouvement se soutien à son retour au Parlement s’organise dans le monde entier.

A Kinshasa, Goma, Kisangani, Lubumbashi, Butembo, Beni, Bruxelles, Johannesburg, Londres et Boston sont nés des groupes pro-KYAVIRO. On trouve parmi les amis du député toutes les provinces du Congo et un grand nombre d’étrangers, tous marqués par sa lutte pour les droits des faibles. Un sondage en coulisses, fait par une de nos confrères qui voulait évaluer son poids politique,  a montré que l’écrasante majorité des policiers et des militaires partagent ses points de vue. Des jeunes, par centaines, se font appeler KYAVIRO. Des Très peu de gens zappent quand il passe à la télé. Il troupes de théâtre incarnent ses prestations à l’Assemblée. Jean-Louis KYAVIRO ne passe inaperçu sans aucune ville du Congo. On l’appelle le MAESTRO ou l’Avocat du peuple. Il incarne une certaine idée d’Independence du député, qui selon lui doit d’abord être fidèle au peuple et aux lois. Les politiques ne lui pardonnent pas son franc parler, lui qui s’oppose ouvertement à tout mot d’ordre de sa famille politique qu’il juge contre productif ou opportuniste. Plusieurs hommes politiques le présentent comme un homme incontrôlable, un dangereux idéaliste qui tue trop de « COOP » juteux par ses yeux trop longs. Lui qui crie son mépris des corrompus du matin au soir. « Je ne sais pas ce qui est plus sale entre un cochon et un corrompu », dit-il souvent à ses disciples. Un autre groupe croit fermement que chercher à barrer la route au « Prince de Beni » d’une manière aussi violente que le fait son parti à Beni risque de produire un effet contraire. En effet le nombre de hauts cadres du parti qui sont dégoutés par ces pratiques et plient bagage ne cesse d’augmenter. Si on les injustices et les méthodes de l’entourage de MBUSA ont réussi à réduire le nombre des députés qu’il contrôle au niveau tant National que provincial. Moins de la moitié cotisent depuis plus de trois ans. Aujourd’hui le RCD/K-ML serait réduit à sa plus simple expression dans la Province Orientale. Les attaques simultanées contre à la fois BUDU TANDEMA, BANGAKYA, KYAVIRO et le Docteur LOMBALE ont fragilisé le parti. Tous ces cadres sont en effet des « garçons de Kisangani » comme on les appelle. La plupart de ces derniers sont des militants de première heure et ont rendu des brillants services au parti à des moments difficiles. Leur traitement au niveau du parti pour lequel ils bouchaient les oreilles à toute la ville de Kisangani a profondément choqué et choque encore l’opinion de la Province, qui croit ainsi que ses dignes fils ont été payés en monnaie de singe. Le sort de BANGAKYA et celui de KYAVIRO sert désormais d’appât à ceux qui veulent recruter au sein du RCD/K-ML. « On va te traiter comme KYAVIRO ou te chasser comme BANGAKYA, on va t’utiliser puis te neutraliser et t’abandonner » ; c’est la phrase clé de ceux qui veulent débaucher les membres du parti. « Prend le poste mais n’oublies pas le cas BANGAKYA » dit-on à toute personne approchée des derniers temps. La confiance a baissé. Les députés provinciaux de la province Orientale ont perdu confiance au leader qui s’en est pris à ceux là même qui les ont recrutés, formés et soutenu pendant les campagnes. Aujourd’hui très peu d’élus, voyant le traitement réservé à ceux qui se sont le plus sacrifié, nous ont promis de rêver d’être sur la liste de ce parti car les choses s’y passent en coulisse et souvent sur une base tout bonnement sentimentale. La crainte de KYAVIRO était justement cette démobilisation. Elle a atteint des proportions telles que les arrivées de MBUSA NYAMWISI, qui faisait des véritables TSUNAMI à Kisangani et à ISIRO pendant la dernière campagne, passent désormais presque inaperçues dans ces agglomérations dont une partie des mobilisateurs a été proprement évincée.    En vérité, le parcours de KYAVIRO  a ressemblé ces dernières années à un véritable parcours du combattant. En 2008, il est pratiquement isolé et sans soutien pendant la Conférence de Goma. Toutes ses initiatives sont bloquées à la Conférence. Personne ne l’informe des rencontres stratégiques, selon un notable rencontré à Goma, car on sentait que « sa présence pouvait gêner des gros poissons » a précisé un notable NANDE que nous avons dernièrement abordé à Beni. Même les chansons et autres œuvres d’art qu’il commande en tant que chargé de mobilisation n’ont pas été payées jusqu’à ce jour. Pire, il organise une tournée dans la Grand Nord avec ses propres moyens pendant qu’en même temps ceux qui devaient l’accompagner sont fortement soutenus par le parti. A son arrivée dans son fief, selon nos confrères de Beni en février 2008, KYAVIRO trouvera le président du comité local de son parti en train de démobiliser la population qui venait l’accueillir. Imprudent, il sanctionne le président local et s’aperçoit alors que ce dernier a le soutien de plusieurs hauts cadres. Arrivé à Kinshasa, une manifestation de ses partisans, les « amis de KYAVIRO », est bloquée par un cadre du Secrétariat Général qui prétend avoir reçu l’ordre de ses supérieurs. Plus tard, on demande à KYAVIRO  de faire censurer un projet de déclaration politique par un cadre sur lequel il avait préséance. Des membres qui ont requis l’anonymat révèlent que KYAVIRO a alors piqué une sainte colère et promis de régler les comptes au responsable de ce coup dès qu’il l’aurait identifié. Plus tard, on verra un autre cadre, COLIN KANDOLO, commencer à signer comme Secrétaire Général alors que ses supérieurs BUDU et KYAVIRO étaient sur place à Kinshasa. Des missions de collaborateurs du Ministre MBUSA se succèdent à Beni, BUTEMBO et Goma. Tous ne disent que du mal de KYAVIRO. Rien n’est laissé. Même sa vie privée est l’objet d’odieuses calomnies de la part de ceux qui, à Kinshasa, l’appellent hypocritement « frère » et qui sont en même temps soupçonnés d’envenimer son fief. En 2009, lors de l’affaire de la pétition, le parti publie un communiqué qui se désolidarise de la pétition de KYAVIRO qui a pourtant été initiée dans une réunion du Groupe Parlementaire Forces de  Renouveau, dont KYAVIRO était Vice Président. Un mois plus tard, c’est le RCD/K-ML qui, dans une réunion du Comité Politique de l’AMP, va présenter le texte qui devait être signé par tous les députés pour désavouer KAMERHE. C’est pour cela que la Majorité demandera à KYAVIRO de lire la fameuse déclaration en tant que représentant de son parti dans le Comité de Rédaction de ladite Déclaration. KYAVIRO recevra plus de 12 messages d’injures et de malédictions. Des pasteurs vont lui écrire pour le tenir informe de leur intention de le maudire. Son parti ne lui a adressé aucun message de sympathie, ni même la moindre visite de soutien. Il ne recevra aucun rond sur cette affaire et toute la majorité savait qu’on le PUNISSAIT. Chose curieuse, les membres même du RCD/K-ML ont présenté la chose comme une trahison de KYAVIRO, alors que la Majorité, qui menaçait de faire subir à son chef le sort de KAMARHE, l’a épargné à cause du sacrifice de ce dernier. En plus, l’acte de KAYVIRO a permis à Son Excellence le Président de reprendre confiance et de ne pas dissoudre l’Assemblée comme certains le préconisaient alors. En plus, cette déclaration a permis à VITAL KAMERHE de sortir tête haute. Tenant son « traitre » en la personne de KYAVIRO, l’opinion a par contre trouvé l’ancien speaker héroïque. Ce sont les cadres du RCD/K-ML qui reprendront la fausse nouvelle qu’il aurait agit contre de l’argent alors qu’ils étaient bien informés de ce qui s’était réellement passé. Il a complètement été abandonné et rayé de la liste des candidats potentiels au nouveau bureau de l’Assemblée Nationale. Ici KYAVIRO jouera la sagesse en prônant le soutien des candidatures de la Majorité. Mal lui en pris car le parti avait son propre candidat qui n’a pas pu se faire élire et a ouvertement imputé son échec à KYAVIRO, qui a répliqué qu’il ne fallait pas cacher ses intentions aux camarades et aux partenaires pour les condamner ensuite. Cette affaire a encore une fois fragilisé la position de KYAVIRO. Puis vint l’affaire KIKUNI KANDOLO Collin. Un homme qui voue une haine sans pareille à KYAVIRO et qui a effectué des missions à Beni pour enfoncer KYAVIRO aux frais de son parti. Ce cadre signait comme secrétaire Général. Il était envoyé dans des rencontres en lieu et place du SG et de son adjoint KYAVIRO. Il a même écrit une fois au Bureau de l’Assemblée Nationale pour exiger le remplacement du Vice Président du Groupe Parlementaire KYAVIRO par un autre cadre. Les députés ont été surpris de voir leur collègue SG être ainsi doublée par un autre membre sans avoir préalablement été remplacé. Pire, une correspondance du SG BUDU pour tenter de discipliner ce cadre ne reçu qu’un silence indifférent pour réponse.  Dégouté par cette attitude méprisante, l’Honorable BUDU TANDEMA, démissionne du Secrétariat Général. Il annonce au monde que désormais il va se concentrer sur les travaux de sa thèse. Selon les statuts et autres textes régissant le parti, KYAVIRO  devait automatiquement assurer son intérim. Il annonce dans les médias qu’il assure désormais l’intérim selon les textes. Les membres de la direction du parti, furieux et refusant catégorique qu’un homme dont-ils cherchaient à se débarrasser les conduise, se mobilisent dès le lendemain et  lui signifie d’une manière sèche que malgré le caractère tout à fait légal de son intérim, ils ne voulaient pas de lui comme chef. Il venait de faire 10 ANS comme adjoint. Chaque fois que son titulaire était indisponible ou absent, on en cherchait systématiquement un autre titulaire. La réunion a été caractérisée par des injures et des propos très dénigrant. Personne n’a été ramené à l’ordre. Les amis ont même chanté des chants moqueurs en sa présence. On lui ensuite proposé de demeurer adjoint. Après deux jours d’observation, sentant que la haine et le mépris continuaient de plus belle, KYAVIRO  a rejeté l’offre et écris un mémo très direct aux membres de la Direction sur les dangers et les irrégularités de leur démarche, concluant que les conditions n’étaient plus réunies pour qu’il serve encore au même poste après ce que les amis lui faisaient subir. Après dix ans en poste, il n’a même pas été invité à la remise et reprise. Alors qu’il avait servi le parti avec hargne, KYAVIRO n’a selon certains membres jamais reçu la moindre note de félicitation. Il n’a reçu aucun rond lors de son éviction. Il croyait pourtant que ses amis chercheront ne fut-ce qu’à ramener la paix dans l’organisation. En pure perte. La fois suivante où KYAVIRO rencontre ses collègues de la direction et qu’il leur parle de la nécessité de respecter les textes et la Constitution, ses frères lui proposent d’aller plutôt au tribunal et d’y faire respecter les textes. S’il peut gagner le procès, lui disent-ils, il sera alors le grand Chef du parti, mais ils ont insisté sur le fait que textes ou pas, c’était lui qu’ils ne voulaient plus. Ils auront alors le loisir de créer un autre parti où ils seront tous sans lui. Un des cadres présents lui aurait même demandé ce jour là : « mais pourquoi donc toi, KYAVIRO, tu es si têtu ? Pourquoi t’accroches-tu à nous ? Ne voit-tu pas que nous ne voulons plus de ta présence. Va-t-en !! ». Selon le cadre qui nous l’a rapporté, le député aurait répondu qu’il ne servait à rien de chercher à le chasser du parti parce qu’il avait sacrifié 10 ans de sa plus belle jeunesse pour cette organisation. Il n’a reçu aucune observation. Mais les malheurs de KYAVIRO ne faisaient que commencer. La chasse à ses proches est lancée. Par erreur ou par affection, il défendra avec acharnement le Vice Gouverneur BANGAKYA, qui était en train d’être évincé avec la complicité ouverte de plusieurs cadres de son propre parti. Acculé à la démission, le cadre BANGAKYA a été surpris de voir débarquer à Kisangani, moins de 15 heures après sa démission, une équipe qui venait faire pression sur les députés provinciaux ; lesquels étaient encore sous le choc du départ de leur leader de la province. Des députés à qui on proposait des noms pour remplacer un homme dont la lettre de démission venait à peine d’arriver à destination. Cette mission va être rejointe à Kisangani par KYAVIRO qui tenait à  consoler son ami BANGAKYA et à garder tout le monde dans la famille politique. Comme cela arrive souvent, l’équipe envoyée par le parti a cru que son échec était dû à l’intervention de KYAVIRO. Elle revient bredouille et furieuse à Kinshasa. Une autre joute administrative a opposé KYAVIRO à son SG quand ce dernier a écrit au Gouverneur de la Province Orientale pour annoncer que le parti avait déjà trouvé un remplaçant de BANGAKYA alors que le Chef de l’Etat n’avait pas encore pris acte. KYAVIRO accuse alors le SG NENGBANGBA d’usurper les attributions présidentielles et de donner l’impression que le parti tient coute que coute à ses débarrasser d’un cadre peut être fautif, mais toujours utile. Cette correspondance, transparaissant dans la presse et sur le net, montre l’ampleur du désaccord.

Mais les choses se gâtent définitivement avec l’affaire dite du CLP. En effet, juste quand ils voulaient soutenir une motion de défiance de l’opposition avec des espèces distribuées en catimini à des députés de certains groupes dont les indépendants et les forces de renouveau, quelques chefs de partis sont vite rabroués par le Chef qui en a été informés par des personnes qui lui auraient demandé pourquoi il demandait à la fois de laisser MUZITO poursuivre sa mission et en même temps transmettait l’ordre de le coincer par Chefs de partis interposés. Ces chefs, dont ENDUNDO, MBUSA, BAHATI et KAMITATU, seront même invités à s’expliquer. Mais ils ne sont pas reçus à cause d’un déplacement  brusque du Chef de l’Etat. C’est alors qu’ils imaginent la parade consistant à créer une nouvelle force, ce qui devra modifier le rapport des forces. Ils créent et lancent immédiatement le C.L.P (Centrale Libérale et Patriotique). Malheureusement, l’initiative semblera infiltrée et un certain nombre de députés sont hésitants. En vérité plusieurs se demandaient où allait mener cette aventure dont tous connaissaient la genèse. En effet les principaux animateurs paraissaient eux-mêmes douter les uns des autres et ne pas croire eux-mêmes à la chose. Pire : A peine annoncée l’initiative est désavouée par un groupe de députés du RCD/K-ML dont KYAVIRO, BUDU et BONDOMISO. Ils traitent l’initiative d’opportuniste.  Ils prétendent que personne n’a le droit de faire adhérer le RCD/K-ML, parti de gauche, à une plate forme libérale sans au préalable avoir modifié la ligne idéologique. Ils refusent à l’Autorité Morale le droit de changer seul les bases idéologiques du parti et expriment ouvertement leurs doutes quand à l’avenir d’un partenariat où l’on devra compter sur des personnalités connues pour leur grande mobilité politique tels que BAHATI, KAMITATU et ENDUNDO. Dans la foulée, suivant le pas des frondeurs du RCD/K-ML, plusieurs députés des autres formations visées vont également prendre leurs distances du CLP. Par ailleurs, le Chef ne tarde pas à menacer tous les créateurs du CLP de sanctions. Une grande réunion de la Majorité lancera ensuite un ultimatum aux leaders du CLP. Ces derniers, coincés, retirent leur organisation de la circulation. Les pro CLP du RCD/K-ML considèrent toujours que KYAVIRO serait à la base de la mort du CLP. Ils croient que c’est lui qui s’est vengé car le CLP a été lancé juste quand le parti venait officiellement de demander, sous prétexte de renforcer les capacités des autres cadres, de remplacer l’élu de Beni au niveau de la Vice Présidence du Groupe Parlementaire, dernier poste qu’il devait au parti. Comme toujours ceci s’est passé sans la moindre consultation, juste une correspondance.  Ils considèrent qu’il a défié son Chef et qu’il a étouffé ouvertement son initiative politique. Ils décident de son élimination politique et passent à l’acte. Des cadres sont déployés dans tout l’Est du Congo pour salir son nom. On ne veut pas le voir en paix. Même ses problèmes privés sont utilisés contre lui. Les membres du comité de BENI annoncent régulièrement qu’ils ne le reconnaissent plus comme membre du parti et député national. Ils cherchent à faire signer une pétition contre lui afin qu’il soit invalidé. Les injures et le dénigrement sont réalisés pratiquement avec la méthode du porte-à-porte. Des personnalités sont mises à contribution. Tout cadre qui s’illustre en l’injuriant en public ou à la radio est vite récompensé. L’ancien président de Beni est installé bourgmestre trois jours après avoir injurié KYAVIRO dans toute la ville de Beni et à la radio. Son ancien suppléant, qui s’est illustré dans  des violentes attaques et des réunions contre son député, est nommé chargé du Cinquantenaire dans la ville de Beni par le Gouverneur du Nord Kivu, membre du RCD/K-ML. L’homme qui a initié et organisé la pétition contre KYAVIRO est à présent nouveau Maire de la ville  de Beni. Ses amis ont, entre temps, subi des sérieux problèmes. Les paysans dont il défend la cause, le fameux groupe MAYANGOS, sont régulièrement l’objet d’exactions, de tortures et d’arrestations arbitraires. La délimitation Est de la ville de Beni, que le député réclame sur base du décret créant la ville, est curieusement bloquée et les paysans sont toujours arrêtés pour n’a voir pas respecté les limites du Parcs alors que celles de la ville restent flouent. Le fait que le Gouverneur et le maire de Beni sont tous de son parti ne débloque pas le problème. Même au moment où nous mettons sous presse, 4 partisans de KYAVIRO sont au cachot et sont régulièrement torturés. Ni la mairie ni la justice du coin, craignant les faudra des ennemis de KYAVIRO, n’osent intervenir.  Ceux qui lui prêtent leur véhicule dans une ville reçoivent des appels peu flatteurs. Les membres du comité ne viennent plus jamais lui dire un simple bonjour quand il vient à Beni. Il ne manque jamais d’aller visiter la permanence du parti à Beni, mais les responsables sont très froids avec lui. Ils l’injurient souvent en public  et répètent qu’ils ne veulent pas de lui alors qu’il siège au Conseil Politique à Kinshasa. Ses appels à la concorde ne reçoivent qu’un silence lourd de mépris. Personne qui lui cause du tord n’a jamais été sanctionné. Même ceux qui l’injurient. KYAVIRO est traité ave une incroyable discrimination même dans les questions sociales. Du moins selon ses proches du parti. A titre exemplatif, ils citent le mariage du Ministre MBUSA où tout le comité qui le combat à BENI a été invité et a ainsi fait le déplacement de Kinshasa. Entretemps, le protocole lui a refusé la moindre invitation. Le pauvre s’est contenté d’aller à la messe à la Cathédrale du Cinquantenaire, où il va vainement réclamer une invitation devant ses camarades qui se renvoyaient la balle avec un air qu’un observateur a jugé ironique. Le soir, l’équipe d’avance du député sera poliment priée de lui signifier qu’il n’était pas le bienvenu. Les relations sont féroces. Plusieurs cadres, à Beni ne répondent même plus  à ses salutations dans la rue. Une fois il a offert des vélos à plusieurs structures de la ville mais le vélo qui a été octroyé à son parti a été traité avec un mépris sans pareil. Il était selon un membre l’objet de violents quolibets chaque matin. Des membres ont pris l’habitude de cracher systématiquement par terre quand ils croisent sa vieille mère dans la rue de Beni. Très dernièrement, les membres qui sont allés l’accompagner à son enrôlement ont été l’objet de sévères avertissements.

Plus inquiétant, le nombre des décès dans l’entourage de KYAVIRO  ces dernières années soulève des questions dans toute l’opinion de BENI. Le cameraman PATIENT CHEBEYA, son ami très proche qui l’a accompagné trois fois en première ligne, au  front et a filmé pleins de choses sensibles a été assassiné en 2009. Son ami PEPE qui le logeait à KAMPALA  a été assassiné en 2008. Son tout premier aide de camp, le capitaine Jonas MABANGI est mort en 2004 d’une maladie mystérieuse. Son cambiste préféré, Monsieur KASERO a été abattu. D’autres événements malheureux ont été rapportés mais qui ne sauraient être repris faute de place. Ce qui est curieux, c’est que KYAVIRO se dit toujours membre du parti. On le voit souvent en train de défendre les points de vue et les actions du RCD/K-ML. Il défend même régulièrement le Gouverneur JULIEN PALUKU, même si ce dernier a souvent une attitude proche des autres membres du parti à son égard. « Mon problème est ce le RCD/K-ML n’est pas une entreprise privée. Je suis l’idéologie, je défends le peuple  et feint d’ignorer le reste ». Dit souvent le député de BENI.

Cependant, ces faits semblent de plus en plus connus et  les populations d’expression swahilie, à travers le pays, refusent de perdre un redoutable défenseur. C’est ainsi que l’homme reste très populaire à Beni au point que la pétition contre sa personne a lamentablement échoué. Mais les manœuvres de son parti ont en plus poussé KYAVIRO à agir désormais seul. Son entourage semble être réduit au strict minimum. Il soupçonne tout le monde de le trahir. Il est plus imprévisible que jamais. Il fait de plus en plus peur aux siens. On le sent sur le qui vive. Il semble avoir décidé de mener son dernier combat si nécessaire. On ne sait même pas quelle circonscription il préfère pour 2011. Toujours  disponible pour défendre la vérité et les faibles, il n’hésite pas à dénoncer et à combattre les anomalies au sein même de la majorité en dépit de l’absence manifeste du parti. Kyaviro prétend que désormais il ne lui reste que Dieu et le peuple, et que le Tout Puissant ramènera peut-être la paix dans son cher parti. Le député est le bienvenu dans tous les bureaux du parti à Kinshasa et continue à constater que personne n’a jamais subi la moindre sanction pour lui avoir causé du tord. Les clubs des « amis de KYAVIRO » » sont de plus en plus nombreux. Le député a réalisé plus de 350 interventions dont la majeure partie était d’une grande qualité. Il a interpellé des ministres, initié des missions d’enquête, défendu la patrie.  En dépit des attaques et des coups bas, l’homme reste débout, quoique manifestement plus dangereux. Il fréquente de moins en moins de politiciens, préférant les officiers et les journalistes. Personne ne sait qui le contrôle ni ce qu’il planifie. Chaque fois qu’un média dit trop de bien de ce député, le confrère reçoit un appel sévère de la part de son propre parti politique. Les journalistes qui vont sonder ses camarades reçoivent des réponses pleines de haine et de mépris. Dans une résidence d’un grand homme du RCD/K-ML, on a ainsi dit à un groupe de confrères que KYAVIRO aurait fui BENI tôt le matin alors que, vérification faite, ce dernier a juste pris un vol matinal pour rentrer à KINSHASA. On a annoncé dans les médias qu’il n’osera plus jamais se rendre à Beni et il en est 4 fois de suite revenu sans le moindre problème. Les confrères qui ont osé parler de KYAVIRO à ses « camarades » ont tous été surpris par la haine et le mépris qui a accompagnaient le propos de ces derniers. Lors de l’opération « armes contre 50 dollars » au Nord Kivu, tout le monde a vu  l’apport de l’Honorable KYAVIRO qui a soutenu le PAREC du Pasteur NGOY MULUNDA. Il a même été jusqu’à l’ancien QG de KUNDA KITSHANGA. Ce que les gens savent moins, c’est que les factures du séjour de KYAVIRO ont été rejetées au Gouvernorat de Goma. Un grand responsable du cabinet du Gouverneur PALUKU a confié aux journalistes que le gouvernorat du Nord Kivu pouvait payer toutes les factures des visiteurs, sauf bien entendu celle des « gens comme les KYAVIRO ». Les confrères ont senti le mépris dans la voix du grand monsieur, qui était loin de se douter que KYAVIRO lui-même était un ancien de la RTNC. Effectivement, il a fallu attendre plus de 7 mois pour que l’Hôtel VIP PALACE, qui servait de base à notre député durant l’opération « armes contre 50 dollars, » reçoive quelque chose de la part de l’Assemblée Nationale qui pourtant avait prié au Gouverneur d’aider le député qui œuvrait pour la paix dans la Province. Cette affaire  n’a curieusement jamais empêché KYAVIRO de défendre JULIEN même dans les dossiers où plusieurs notables de la province se liguent contre ce dernier. L’enfant terrible semble avoir une admiration débordante pour son Gouverneur « Il faut se souvenir que JULIEN  est resté à GOMA quand NEW YORK, KIGALI, KAMAPALA et tout Kinshasa  attendait l’entrée du CNDP et que la MONUC était en direction de GISENYI, quand une bonne partie des autorités militaires était tout simplement en fuite. Julien est resté à Goma quand le Président de l’Assemblée d’alors venait de se permettre d’annoncer la chute de la ville. C’est un héros. Par rapport à la gestion ce qui se passe à Goma n’a rien à voir avec la kleptomanie qui règne presque à Kinshasa. D’ailleurs, le Nord Kivu doit souvent prendre en charge des frais sécuritaires et autres sensés êtres de la responsabilité du pouvoir central. J’ai appris des petites choses de gauche à droite mais je crois qu’un homme d’Etat doit plus avoir le souci de protéger sa nation. Les injures, injustices, coups bas…sont autant de maladies politiques de notre pays et ne méritent qu’un silence. Par contre le sort du pays et du peuple nous poussera aux actes les plus extrêmes, même au sacrifice si nécessaire. », dit souvent KYAVIRO quand ont lui parle de ces attaques et de leurs auteurs. « Ce qui est grave c’est la découverte de la capacité de nuisance interne, c’est tout le temps et tous les moyens gaspillé pour abattre un homme alors que vous partagez tous le sort final du cimetière. Je ne suis pas bien formé pour combattre à ce niveau. Je n’ai pas encore reçu la formation politique nécessaire pour aller parler du foyer d’un frère à la radio par exemple. J’admire ceux qui prennent les médias pour une poubelle. Mais on doit aussi les gérer. On doit les aimer. Ils ont plus besoin d’amour que de toute autre chose. » En fin de compte, l’attitude de notre député a fini par lui engendrer un capital de sympathie de plus en plus important. Désormais le nombre de ceux qui jurent de défendre l’AVOCAT DU PEUPLE est en croissance géométrique. La bataille électorale s’annonce rude à BENI.  Mais au delà de cette guéguerre médiatique, il est clair que le sort de KYAVIRO devrait interpeller tout observateur congolais. Voila un jeune brillant qui est recruté, formé et responsabilisé par une organisation. Voila un homme qui ensuite participe à tous les combats de son organisation au point de sacrifier même sa famille. Voici un député qui ne craint pas de se mettre en désaccord avec sa famille politique pour l’intérêt du peuple. Voici par contre une sorte de consensus pour sa perte dans sa propre famille politique. La Conclusion est que ce qui compte dans bon nombre de partis, c’est de servir un groupe et non la nation. En effet quand on voit l’origine des problèmes de KYAVIRO, c’est d’abord à son succès qu’il doit sa mise à l’écart. En effet, fin 2007, le parti a décidé, en violation des textes, de responsabiliser un autre porte parole juste quand KYAVIRO brillait de mille feux sur OKAPI, RTGA, DIGITAL, TOP CONGO…il lui a été signifié qu’il fallait aussi laisser à d’autres l’occasion d’être connus. Argument sans valeur logique car en fait ceci voudrait dire qu’à la veille de la finale, l’entraineur argentin décide de reposer LIONEL MESSI pour la simple raison qu’il fallait que d’autres joueurs argentins soient aussi célèbres que cette super star !! Ici on voit clairement que c’est le succès qui gène. Ceci est aussi perceptible. Les confrères ont constaté que chaque fois que KYAVIRO pose un acte, son parti a tendance à le minimiser. Il y a peu, l’entourage de MBUSA disait à qui voulait l’entendre que  KYAVIRO n’était que le fou du roi qui traduirait les pensées de ses maîtres. Les faits résistent farouchement à cette analyse. En effet, on ne peut pas dire que c’est le parti qui a par exemple rédigé les interventions que KYAVIRO  a faites contre lui !! En plus, si un inspirateur se cachait quelque part, il aurait dû se montrer depuis que l’absence de KYAVIRO se fait cruellement sentir tant au niveau des stratégies que de la Communication du parti. En plus, il n’est pas normal que pour animer le parti et pour le combattre, on recourt toujours soit aux amis, soit aux frères, soit aux cadres formés par le même KYAVIRO. Où sont donc ceux qui ont été formés par les soi disant tireurs de ficelles ?

En tout état de cause, il ne serait pas exagéré de dire  que notre ancien confère a combattu le bon combat, qu’il a défendu le faible et que ceux qui voulait juste le limiter au niveau de marche pied  sont furieux. Il appartient au peuple du Congo et de Beni de protéger ce jeune politicien avant de crier demain qu’après d’autres, le Congo viendrait à perdre encore ce patriote. Notre dernier message s’adresse aux frères de KYAVIRO, lequel, selon nos sources, aurait été piqué à l’UDPS où il passait son temps à soulever la jeune contre MOBUTU dans les années 90. Ce qui est plus intéressant, c’est l’identité du recruteur. C’est ENOCH NYAMWISI lui-même qui a découvert les talents de ce jeune étudiant surdoué pour les arts et les analyses politiques. NYAMWISI MUVINGI  a associé le tout petit KYAVIRO d’alors à la préparation de son meeting du stade LUMUMBA en mars 1991. KYAVIRO surprendra alors tout le stade en entonnant « débout congolais ». On a vu alors la peur se lire sur le visage de NYAMWISI car c’était la toute première fois que l’hymne était chanté dans un stade sous le régime de MOBUTU depuis la zaïrianisation. Les NANDE ont perdu NYAMWISI dans des circonstances tragiques, un certain 5 janvier 1993 à BUTEMBO. Ceux qui ont enquêté sur sa mort sont formels : elle ne serait pas possible sans la complicité de certains de ces frères. Aujourd’hui, son élève KYAVIRO est l’objet d’une haine tenace de la part de ses propres frères. Certes, nous la presse nous pouvons écrire des pages et des pages sur la tragédie que traverse cet homme. Certes nous pouvons affirmer que KYAVIRO est devenu tellement soupçonneux qu’il ne se confie presque plus à personne. Bien entendu nous pouvons conseiller la paix interne au RCD/K-ML, mais nous laissons la balle dans le camp de ses frères, ceux pour qui il a tant de fois risqué sa vie. A eux de le protéger dans cette jungle politique du Nord Kivu. Les BANANDE ont intérêt à faire attention au cas KYAVIRO. En effet, après ENOCH NYAMWISI MUVINGI, il a fallu plus 15 ans pour que les MBUSA, TSHIPASA, BAHEKWA, Ferdinand KAMBERE  et les KYAVIRO atteignent une stature nationale. En cas de perte de KYAVIRO, personne ne peut prédire combien de temps les kivutiens feront pour avoir cette somme d’intelligence ; de courage et de talent artistique dans une seule et même personne. A bon entendeur salut !!!

PATRICE NGBANGA LETEA, l’Expression.

RDC:SOCIETE

Kiziba: les Congolais réfugiés au Rwanda s’inquiètent de l’avenir de leurs enfants

Les enfants congolais réfugiés depuis 15 ans dans le camp de Kiziba, à Kibuye au Rwanda ne sont pas préparés à affronter la vie active. Les perspectives de trouver un emploi sont minces et la plupart de parents n’ont pas de moyens pour financer les études de leurs enfants après les 6 années du cycle primaire et les 3 années du cycle d’orientation au Rwanda, leur pays d’accueil. Pour ces parents, l’avenir de leurs enfants se dessine dans la rue. Une situation qui les inquiète.

Le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutaichirwa, a visité ce camp de réfugiés, vendredi 17 juin.

Les responsables du Haut Commissariat pour les réfugiés qui gèrent le camp de Kiziba se disent, eux aussi, préoccupés quant à l’avenir de ces enfants…

Au moins 6 mille enfants fréquentent les classes de récupération en tronc commun dans le camp des réfugiés congolais de Kiziba, installé dans la province de l’ouest de Kibuye au Rwanda, à près de 130 kilomètres de Gisenyi et de la frontière congolaise.

Après un cycle de 9 ans d’études fondamentales, ces enfants réfugiés congolais sont livrés à eux-mêmes.

Les parents s’inquiètent de l’avenir de leurs rejetons, tout comme les concernés eux-mêmes.

L’un des enfants témoigne: «Nous souffrons beaucoup ici. Nous n’étudions pas bien. Quand nous arrivons en 6e primaire, nous manquons de frais scolaires. Certains parmi nous travaillent dans la ville et les autres restent, tombent enceintes et ont des enfants dans des situations difficiles.»

Le HCR affirme qu’il est limité quant aux services de base offerts à ces réfugiés congolais vivant au Rwanda…

«A l’école primaire, en plus du cursus rwandais, qui est la norme pour le HCR dans l’éducation, ces enfants ont un cursus congolais de manière à ne pas être déconnectés aux études lors de leur retour au pays», affirme un responsable du HCR.

Cette situation a été présentée au vice-gouverneur du Nord-Kivu lors d’une visite vendredi 17 juin à Kibuye au Rwanda. Feller Lutaichirwa a promis de transmettre les doléances au gouvernement.

 R.O/Expressionrdc

13/06/2011

SOS:MEDIAS EN RDCongo

OLPA troublé par l’audition d’un journaliste au Parlement à Kinshasa

L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, est troublé par l’audition de Mike Mukebayi Nkoso, directeur de publication de Congo News, un bi-hebdomadaire paraissant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Mike Mukebayi a été convoqué puis entendu, le 11 juin 2011, par une Commission d’enquête parlementaire constituée le 10 juin 2011 pour enquêter sur la fuite d’informations relatives à la publication d’une liste des parlementaires de l’Assemblée nationale qui ne participent plus aux séances plénières du Parlement.

Cette audition intervient après la publication par le bi-hebdomadaire Congo News, dans son édition n°388 du 10 juin 2011, d’un article intitulé : « Boshab Voici la liste qu’il cache aux députés ».

Dans cet article, le journal a publié une liste des députés dits « absentéistes » et le relevé des présences.

M. Emery Okundji, président de la Commission d’enquête parlementaire et d’autres membres de l’Assemblée ont tenté de faire pression sur le journaliste pour qu’il révèle la source ayant fourni la liste des députés, en lui faisant croire qu’il aurait commis une infraction. Le journaliste Mike Mukebayi a, en revanche, refusé catégoriquement de révéler sa source.

Eu égard à ce qui précède, OLPA est stupéfait que les membres du pouvoir législatif tentent de pousser un journaliste à révéler ses sources en violation de l’article 11 de la loi N°96/002 du 22 juin 1996 fixant modalités de l’exercice de la liberté de la presse en RDC.

Cette démarche constitue une atteinte grave à la liberté de la presse garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains.

En conséquence, OLPA invite les membres de l’Assemblée nationale à cesser tout acte qui n’est pas de nature à favoriser l’exercice de la liberté de la presse en République démocratique du Congo.

RDC:POLITIQUE

Zahidi Ngoma, Arthur challenges the Congolese people: You need a round table before the elections.

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A single question that would disturb the future: That he has made a political statement a few days. INEC (Independent National Electoral Commission) has suffered a year of delay would it be able to master all the questions? The issues of insecurity from the LRA, FDLR and other groups that cementum and terror, desolation to the east of the DRC.
Former Vice President of DR Congo in charge of Social DR Congo, the Transition Government did not allow the plan to the positivism that politicians of certain party reconfirment.

Prevention is better than giving the remedies.
Electoral pressure in Congo Kinshasa plans fallacious ideas?
The great detail in our next issue.

L'Expression.

AFRIQUE:COMMUNICATION

Communiqué Tripartite entre RDC-Angola et HCR

 

Voir le Communiqué ICI+++Communiqué RDC-ANGOLA.pdf

RDC:SOCIETE

RD Congo : Améliorer la protection des civils avant les élections
L’ONU devrait allouer des ressources supplémentaires pour répondre aux attaques de la LRA et à de possibles violences liées aux élections

 

 

(New York, le 9 juin 2011)

– Le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait faire en sorte que la mission onusienne en République démocratique du Congo (MONUSCO) dispose de ressources suffisantes et appropriées pour protéger les civils des attaques conduites par l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) et prévenir la violence liée aux élections, a déclaré aujourd’hui une coalition de 46 organisations internationales et congolaises. La coalition affirme que la mission de l’ONU, dans sa forme actuelle, n’est pas suffisamment préparée pour répondre aux nombreux défis posés par la violence continue perpétrée par différents groupes, notamment dans les provinces orientales, des Kivu, et par les élections à venir.

Le Conseil de sécurité va être informé de la situation en République démocratique du Congo (RDC) aujourd’hui et tenir des consultations sur l’avenir de la mission de maintien de la paix, la MONUSCO, dont le mandat doit être renouvelé à la fin du mois de juin. La responsabilité première de la mission est de protéger les civils. Les élections présidentielles et législatives congolaises sont prévues le 28 novembre 2011.


Les organisations exhortent en particulier le Conseil de sécurité à lutter contre la menace de la LRA, le groupe rebelle ougandais à l’origine de l’une des insurrections les plus longues et les plus brutales au monde.

« C’est le travail du Conseil de sécurité d’assurer que les ressources déjà insuffisantes ne sont pas détournées de la tâche essentielle de protection des civils de la MONUSCO », a déclaré Kirsten Hagon, responsable d’Oxfam a New York. « La mission a aussi urgemment besoin de ressources additionnelles afin de réduire au maximum de potentielles violences liées aux élections. »

Depuis septembre 2008, la LRA a tué près de 2 400 civils et en a enlevé plus de 3 400, dont un grand nombre d’enfants. La LRA opère en République centrafricaine, dans le Sud-Soudan ainsi que dans le nord de la RDC, où au moins 107 nouvelles attaques ont eu lieu depuis le début de l’année. Plus de 400 000 personnes ont été déplacées à cause de la LRA à travers cette région africaine isolée, avec un accès limité ou inexistant à l’aide humanitaire.

Malgré la menace que représente la LRA pour les civils, moins de 5 pour cent des troupes de la MONUSCO sont déployées dans des zones affectées par la LRA. La LRA est responsable du déplacement en RDC d’environ 340 000 personnes qui ont fui leur domicile – soit près d’un cinquième des déplacés internes en RDC, dont le total dépasse 1,7 million. Aucun Casque bleu n’est présent dans le district du Bas-Uélé, dans le nord de la RDC, où certaines des pires attaques de la LRA ont eu lieu et où opérerait le chef de la LRA, Joseph Kony.

« La MONUSCO est bien consciente du problème de la LRA, mais n’a tout simplement pas assez de ressources ni de personnel mobilisés pour la protection des civils exposés aux attaques de la LRA », a souligné Paul Ronan, directeur du plaidoyer à Resolve. « Pour le Conseil de sécurité, ce serait renoncer à son devoir que d’échouer à contrer la menace de la LRA. »


Les organisations appellent le Conseil de sécurité à orienter la mission des Nations Unies en RDC de façon à augmenter d’urgence le nombre de troupes de maintien de la paix présentes dans les zones affectées par la LRA, à améliorer la coordination transfrontière, et à déployer des ressources et du personnel sénior efficaces pour protéger les civils. Les organisations exhortent également le Conseil de sécurité à coordonner ses efforts pour lutter contre la menace de la LRA avec l’Union africaine.

En plus des attaques continuelles de la LRA dans le nord de la RDC, les provinces des Kivu dans l’est font l’objet de niveaux élevés de violence, incluant des tueries et des viols, en grande partie perpétrés par le groupe rebelle Hutu rwandais, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que par d’autres groupes armés et par des soldats de l’armée nationale congolaise, dont ceux récemment intégrés du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et d’autres groupes armés. Alors que le Conseil de sécurité cherche à répondre aux risques liés aux attaques continues de la LRA et aux élections à venir, les organisations l’exhortent à faire en sorte qu’aucune ressource ne soit détournée des activités de protection, cruciales dans cette région dangereuse.


Reconnaissant que la mission des Nations Unies sera appelée à soutenir les élections, logistiquement et par d’autres types d’appuis, les organisations ont appelé également la MONUSCO à aider à faire en sorte que ces élections soient équitables et à fournir une sécurité aux votants, à la société civile, aux médias et aux candidats politiques.

« L’ONU ne peut pas se permettre d’être associée à des élections frauduleuses ou violentes en RDC », a affirmé Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior sur l’Afrique à Human Rights Watch. « La MONUSCO doit renforcer son rôle dans le processus électoral afin de minimiser les violences liées aux élections et d’agir rapidement pour protéger les votants et les candidats d’une attaque. »

Les organisations exhortent la mission des Nations Unies à établir rapidement une unité de surveillance consacrée à documenter les violences liées aux élections, notamment les attaques et menaces faites aux candidats politiques et à leur supporters, aux journalistes et aux défenseurs des droits humains. De telles attaques ont été fréquentes pendant et immédiatement après les élections de 2006 en RDC.

Dans son rapport du 12 mai, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a informé le Conseil de sécurité que 100 incidents relatifs à des attaques contre des opposants politiques, des journalistes et des défenseurs des droits humains avaient déjà été signalés à la MONUSCO ; il a exprimé sa « grave préoccupation » au sujet des violences liées aux élections.

« Nous avons besoin que la MONUSCO ait les moyens d’intervenir quand des défenseurs des droits humains ou des journalistes sont attaqués, au lieu simplement de ne rien faire », a insisté Jérôme Bonso, responsable d’Agir Ensemble pour les Élections Transparentes et Apaisées (AETA). « Des élections équitables et libres, sans violence, sont la seule façon de sortir la RDC du conflit vers un futur plus stable. »

 

Organisations signataires de ce communiqué :

Organisations internationales

1.      Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH)
2.      Bonn International Center for Conversion (BICC)
3.      Cosi
4.      Deutsche Welthungerhilfe
5.      Ecumenical Network Central Africa (OeNZ)
6.      ENOUGH Project
7.      EurAc: The European Network for Central Africa
8.      Fédération Internationale des Ligues de Droits de l’Homme (FIDH)
9.      Global Centre for the Responsibility to Protect (GCR2P)
10.  Human Rights Watch
11.  Open Society Initiative for Southern Africa (OSISA)
12.  Oxfam
13.  Réseau France - Afrique Centrale (Réfac)
14.  Resolve
15.  Save the Congo
16.  Society for Threatened Peoples
17.  Trocaire
 
Organisations congolaises
18.  Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Nord-Kivu (ACAT/NK)
19.  Action pour la Promotion et la Défense des Droits des Personnes Défavorisées (APRODEPED)
20.  Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD)
21.  Agir Ensemble pour les Élections Transparentes et Apaisées (AETA)
22.  Assistance Judiciaires aux Vulnérables (AJV)
23.  Association des Jeunes Engagés pour le Développement et la Santé (AJDS)
24.  Blessed Aid
25.  Bureau pour le Volontariat au Service de l’Enfance et de la Santé (BVES)
26.  Campagne Pour la Paix (CPP)
27.  Centre d’Etudes et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme (CEFOP/DH)
28.  Centre de Promotion Socio-Sanitaire (CEPROSSAN)
29.  Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO)
30.  Centre pour la Justice et la Réconciliation (CJR)
31.  Centre pour la Paix et les Droits de l’Homme (CPDH)
32.  Child Protection Consulting Group (CPCG)
33.  Collectif ALPHA UJUVI
34.  Commission Catholique Justice et Paix de Dungu
35.  Défense et Assistance aux Femmes et Enfants Vulnérables en Afrique (DAFEVA)
36.  Encadrement des Femmes Indigènes et des Ménages Vulnérables (EFIM)
37.  Groupe Justice et Libération (GJL)
38.  Groupe Lotus
39.  Ligue pour la Défense et la Vulgarisation des Droits de l’Homme (LDVDH)
40.  OLAME Centre
41.  Renaissance Africaine – Sud Kivu
42.  Réseau d’Initiatives Locales pour un Développement Durable (REID)
43.  Solidarité des Volontaires pour l’Humanité (SVH)
44.  Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI)
45.  Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS)
46.  Synergie pour l’Assistance Judiciaire aux Victimes de Violations des Droits Humains au Nord-Kivu (SAJ)