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17/08/2011

RDD:Alerte sur les Médias

OLPA condamne l’interpellation d’un journaliste à Tshimbulu

 

Kinshasa, le 16 août 2011. L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, condamne avec la dernière énergie l’interpellation de Kabasele Wamba Wanfua, journaliste à la radio Moyo FM, une station communautaire émettant dans la cité de Tshimbulu, à 117 kms de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï occidental, au centre de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Kabasele Wamba Wanfua, animateur de l’émission « Butshikumesu » (Ce qui est visible) à Moyo FM, a été interpellé par l’antenne locale de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), le 15 août 2011. Cette interpellation est consécutive à la diffusion, le 12 août 2011, de l’émission Butshikumesu au cours de laquelle l’animateur relayait les plaintes des auditeurs de la radio sur les bavures policières et les arrestations arbitraires de paisibles citoyens par les services de sécurité de la cité de Tshimbulu.

 

Le journaliste a été soumis à un interrogatoire serré au bureau de l’ANR/Tshimbulu. L’ANR accusait ce dernier de vouloir battre campagne pour les leaders locaux représentants les partis d’opposition. Après quatre heures d’interrogatoire, Kabasele Wamba a été relâché.

 

De ce qui précède, OLPA condamne cette interpellation qui viole la liberté de la presse garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

En conséquence, OLPA demande aux autorités du Kasaï occidental de favoriser l’exercice de la liberté de la presse dans cette partie du pays.

09/08/2011

RDC:Société et Nation

 

Tanganyika: des hommes armés sèment l’insécurité dans les îlots de Mikamba et Bilila

Des hommes armés ont fait une incursion dans les îlots de Mikamba et Bilila, à 35 kilomètres au nord de Kalemie, faisant au moins un mort et quatre blessés. Les faits se sont passés dans la nuit de dimanche à lundi 8 août 2011. Selon un témoin, les assaillants réclamaient de l’argent aux personnes trouvées dans les deux îlots. Au cours de leur opération, ces hommes armés ont tué par balle un habitant de Mikamba et blessé quatre autres sur l’îlot de Bilila.

Au nombre de blessés : un bébé de 3 mois, une fillette de 8 ans et leur mère de 28 ans, ainsi qu’un homme de 48 ans.

Tous ont été évacués à l’hôpital général de référence de Kalemie.

L’homme a une jambe fracturée et son état de santé nécessite un transfert à Lubumbashi, précise la source.

Cependant, selon le médecin sanitaire intérimaire du district de Tanganyika, Didier Kirongozi, la situation de ces blessés n’est pas désespérée.

Le nombre des assaillants était important, ajoute sans d’autres précisions un autre témoin qui s’est échappé pendant l’attaque.

Ce dernier raconte:

«Ils étaient venus pour tuer. Ils exigeaient de l’argent, et malgré cela, ils tuaient. Ils ont opéré pendant la nuit, bien armés et en tenues militaires. Ils avaient le visage masqué et tiraient dans tous les sens.»

De leur côté, les autorités du district se disent préoccupées par la résurgence de l’insécurité à Kalemie et les localités environnantes.

Concernant les auteurs de cette insécurité, le commissaire de district assistant, Joseph Kasonde, estime qu’il appartient à la justice de déterminer leur identité, s’il s’agit des civils déguisés en militaires, ou des vrais militaires.

Lire aussi sur Okapi.net:

Lac Tanganyika: des armateurs en difficulté dans la partie tenue par les Mai-Mai Yakutumba

Kalemie: «Les Mai-Mai pourraient représenter une menace pour les élections», selon la société civile

Katanga: des hommes armés attaquent des véhicules sur l’axe Bendera-Kalemie

R.Okapi/Expressionrdc

Les Informations Politiques en RDC

 

RDC-Elections: candidature commune de l’opposition, Kamerhe disposé à rencontrer Tshisekedi et Bemba

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe est disposé à rencontrer les présidents de l’UDPS Etienne Tshisekedi et du MLC Jean-Pierre Bemba pour choisir un candidat commun de l’opposition à la présidentielle de 2011. Vital Kamerhe l’a déclaré, lundi 8 août, à Kinshasa au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue en  sa résidence.

«Je voudrais remplir mon devoir. Celui de dire tout haut à Jean-Pierre Bemba et Etienne Tshisekedi que je suis prêt à discuter, en toute humilité, avec chacun d’eux, et avec les autres forces du changement de la formule qui va rencontrer les espoirs de notre peuple», a affirmé Vital Kamerhe.

Il a ajouté qu’une franche concertation entre ces principaux leaders pourra conduire l’opposition à la victoire aux prochaines élections.

«Nous sommes convaincus qu’il n’y a aucune force politique, sociale, personne qui va gagner les élections seul en 2011», a soutenu Vital Kamerhe.

 

Ituri: l’UNC note une diminution de l’intolérance politique

Le secrétaire fédéral de l’Union pour la nation congolaise (UNC/Ituri), Dieudonné Zorabo, a noté, lundi 8 août dans une conférence de presse, une diminution de l’intolérance politique vis-à-vis de son parti dans ce district notamment dans le territoire d’Aru.

Dieudonné Zorabo a affirmé qu’il n’y avait plus d’obstacles pour le fonctionnement de son parti dans l’ensemble du district.

Il a déclaré:

«Au début le parti avait des difficultés pour s’implanter dans l’arrière district. Il y avait des jeunes gens qui descendaient les drapeaux de l’UNC que nos partisans hissaient. Depuis que l’UNC a dénoncé cet état de chose, le drapeau de l’UNC flotte sans problème».

Pour preuve, a poursuivi la même source, le jour du défilé de la fête de l’indépendance, le 30 juin, les partisans de l’UNC qui habitent dans le territoire d’Aru ont défilé en masse. Ils n’ont pas été inquiétés.

Dieudonné Zorabo a indiqué, par ailleurs, que son parti n’a pas de différends avec le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), ancien parti de Vital Kamerhe.

«Nous militons tous pour un changement dans ce pays parce que le peuple a beaucoup souffert,» a-t-il lancé.

L’UNC est un parti d’opposition créé par Vital Kamerhe. Elle a été lancée officiellement le 14 décembre 2010 à Kinshasa et trois jours plus tard en Ituri, en Province Orientale.

 

R.Okapi/Expressionrdc

 

RDc:Oxfam Communiqué

 

Embargo : 28 juillet 2011- 0h01 CET

RDC: 90% de la population se sent en insécurité dans les zones où sévit la LRA


Les habitants des provinces de l’est se sentent abandonnés, isolés et vulnérables


Kinshasa- La majorité de la population vivant dans les zones où sévit l’armée de résistance du seigneur (LRA) en République Démocratique du Congo se sent moins en sécurité en 2011 qu’en 2010, selon une étude menée par Oxfam dans les régions concernées.


S’il s’agit du 5e rapport annuel conduit par l’ONG sur la protection dans l’est du Congo depuis 2007, c’est aussi la première fois qu’une enquête aussi approfondie est menée dans les zones où sévit la LRA.


Dans la région du Haut Uélé, dans la Province Orientale à la frontière du Sud Soudan, 62 % des personnes interrogées se sentent moins en sécurité, 28 % ont le sentiment que la menace reste la même quand seulement 10 % estiment que leur sécurité s’est améliorée.


Les communautés interrogées ont fait le sombre portrait d’un cycle de pauvreté et de violence continue. La plupart d’entre elles se sentent totalement abandonnées et ont le sentiment que ni les forces de sécurité de l’ONU ni leur gouvernement ne se préoccupent de leur sécurité. Dans sept des neuf communautés étudiées, les individus questionnés sont d’avis que les casques bleus de l’ONU ne sont pas suffisamment présents dans les zones les plus prioritaires, à savoir les champs et les routes menant vers les marchés.


“Notre avenir est bien sombre. Nous sommes en permanence terrorisés. La LRA nous massacre et pille sans relâche nos habitations. Nous abritons une famille depuis une semaine, après qu’elle ait fui Doruma, où la LRA a procédé à des enlèvements jours et nuit.
Nous ne sommes pas en sécurité ici »,
explique un habitant du Haut-Uélé.

Afin d’être mieux protégées de ces attaques brutales, les personnes interrogées demandent davantage d’interaction avec les communautés de la part des forces de sécurité de l’ONU postées dans la région. Elles demandent également à ce que des salaires réguliers et davantage de rations alimentaires soient distribués aux Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC).


Les personnes interrogées ont confié à Oxfam leurs souhaits que les soldats soient mieux équipés pour combattre plus efficacement la LRA. Elles ont également demandé à ce que les salaires soient versés régulièrement, de manière à ce que la population locale, très appauvrie, ne porte plus le fardeau économique de la situation par le biais de taxes illégales. Sur un tronçon de 100 kilomètres de route dans le Haut-Uélé, on a signalé 25 barrages routiers tenus par la FARDC, chacun coûtant un minimum de 200 francs congolais (0,22 dollars) à traverser. La majorité des Congolais vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.


Pauline Ballaman, la Directrice d’Oxfam en RDC: “Oxfam s'inquiète de ce que des petits groupes de soldats de la LRA affamés continuent de s'en prendre aux familles les plus isolées du nord est de la RDC. En dépit des dernières opérations militaires et de l'intérêt accru de la communauté internationale, la LRA continue de faire des ravages dans ces communautés oubliées de tous en étant responsable de massacres, enlèvements et déplacements de populations.”


L'enquête d'Oxfam a eu lieu pendant une période qui précédait un mois record en nombres enregistrés d'attaques de soldats de la LRA. En Juin seulement, 53 attaques ont été signalées, impliquant 26 morts et 23 enlèvements, dont 10 enfants. Au cours des six premiers mois de l'année 2011,158 attaques au total ont été enregistrées, soit une augmentation de 53 % par rapport à l'année précédente.


Protéger les civils relève de la responsabilité première du gouvernement congolais, mais la récente vague d'attaques de la LRA démontre qu'il existe de vrais vides sécuritaires, laissant des gens dans une grande vulnérabilité. Renforcer les services de sécurité congolais est clairement la solution à long terme mais dans l'immédiat, la MONUSCO doit monter au créneau. À l'heure actuelle, seulement 5 % de la force totale de la MONUSCO est déployée dans les zones de la LRA, tandis que 20 % des déplacements de population en RDC sont dus à la LRA. Ces données doivent absolument changer dès que possible, "
souligne encore Pauline Ballaman.

Sur la base des conclusions de l'enquête, Oxfam fait les recommandations suivantes :

1.        Dans le cadre de la réforme de l'armée voulue par le gouvernement congolais, la priorité doit être donnée tant au niveau national qu'international aux points identifiés par les communautés comme susceptibles d'améliorer leur sécurité, en particulier le paiement des salaires.
2.        Les donateurs internationaux doivent soutenir les projets d'infrastructure, notamment ceux impliquant l'expansion de la couverture de téléphonie mobile et la construction de routes dans les zones où sévit la LRA. De cette façon, les communautés concernées seront moins vulnérables.
3.        Le déploiement des casques bleus de l'ONU dans les zones de la LRA doit être réévalué et considérablement augmenté. La MONUSCO doit communiquer encore davantage avec la population locale sur tout ce qui touche à protection dont elle a besoin.


Notes aux rédactions:

Depuis septembre 2008, la LRA a tué plus de 2300 personnes, enlevé plus de 3000 et déplacé plus de 400 000 autres en RDC, au Sud Soudan et en République centrafricaine. Dans la seule République démocratique du Congo, 45 000 civils ont fui la LRA dans les 6 premiers mois de l'année 2011.


Oxfam et 15 ONG partenaires locales ont interrogé 1705 personnes de 45 communautés dans la Province Orientale, le Nord et Sud Kivu, en avril et mai 2011 sur leur sécurité et protection dans un contexte de forte présence d'acteurs armés de tous bords. Il s'agit de la cinquième enquête annuelle d’Oxfam sur la protection à l'Est du Congo depuis 2007. Cette étude s'est concentrée  spécifiquement sur les zones touchées par la présence d’acteurs étatiques et non-étatiques, nationaux ou étrangers.


Les forces de maintien de la paix de l'ONU envoyées en RDC (MONUSCO) représentent le second contingent de casques bleus au monde, avec plus de 17 000 soldats dans tout le pays. On estime cependant que moins de 1000 Casques bleus sont déployés dans les zones touchées par la LRA, malgré les attaques incessantes sur les civils au cours des deux dernières années.

 

Oxfam GB/Expression

OLPA exige une enquête après l’agression

d’un journaliste à Matadi

 

Kinshasa, le 2 août 2011. L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, condamne fermement l’agression de Belly Pambu Paka, journaliste et directeur de publication de l’Etendard des révélateurs, un hebdomadaire paraissant à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, à l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Le journaliste de l’Etendard des révélateurs a reçu un projectile en plein visage, le 1er août 2011, et il s’est évanoui sur place. C’était au moment où il effectuait un reportage, au cimetière de Kinkanda dans la commune de Matadi.

 

Plusieurs journalistes de Matadi s’étaient rendus au cimetière de Kinkanda pour effectuer des reportages sur l’entretien et l’assainissement des  cimetières lors de la journée du 1er août dédiée officiellement aux morts. Des bandes des jeunes ont  envahi le cimetière munis d’arme blanche pour protester contre les constructions anarchiques dans le cimetière.  Blessé grièvement au nez et ayant perdu connaissance, Belly Pambu Paka a été évacué à l’hôpital où il a été admis aux soins d’urgence pendant 48 heures.

 

De ce qui précède,  l’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique condamne fermement cette agression d’un journaliste en plein exercice de son travail. Cet acte viole le droit d’informer et d’être informé garanti par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

 

En conséquence, OLPA exige une enquête pour que toute la lumière soit faite sur cette agression. Et que les auteurs soient déferrés devant les instances compétentes pour répondre de leurs actes.

 

 

 

02/08/2011

RDC:SOCIETE

Bandundu: deux pygmées arrêtés en possession d’ossements humains

Deux pygmées ont été arrêtés il y a deux semaines en possession d’ossements humains à Oshwe, district de Maï Ndombe, dans la province du Bandundu. L’information parvenue à Radio Okapi a été confirmée, lundi 1er août, par des sources judiciaires locales. Selon elles, ces deux pygmées ont été transférés au parquet de Kutu à Nioki dans la même province.

Les deux prévenus accusent le représentant local de l’ONG Greenpeace et l’administrateur de l’ONG WWF d’avoir commandité le vol des ces ossements, ont indiqué des sources  judiciaires de Oshwe.

Interrogés par la justice, les employés de ces deux ONG ont nié toute implication dans cette affaire.

Ils ont été relâchés après deux jours de détention.

Greenpeace a décidé de porter plainte pour diffamation. Elle pense que cette affaire est une campagne pour détériorer son image.

R.O/Expressionrdc

RDC:SPORT

Mundial Brésil 2014 : la RDC affrontera le Swaziland au tour préliminaire zone Afrique

Ce choix ressort du tirage au sort effectué samedi 30 juillet à Rio de Janeiro, au Brésil. La RDC occupe actuellement la 126e au classement Fifa.

C’est par la phase préliminaire que la RDC va démarrer cette compétition mondiale. Ceci est dû à la mauvaise place qu’elle occupe au classement Fifa. Le pays ne pointe qu’à la 126e place, très loin de la 51e position qu’il occupait en 2006.

En cas de qualification contre le Swaziland, la RDC retrouvera le Cameroun, la Lybie et le vainqueur du match Guinée Bissau-Togo dans le groupe i.

Le tirage de la zone Afrique

Pour la zone Afrique, la phase groupe sera précédée d’un premier tour de qualification. Le continent enverra cinq sélections au Brésil.

1er tour de qualification (11-15 novembre 2011)

Match 1 Seychelles -Kenya

Match 2 Guinée Bissau-Togo

Match 3 Djibouti-Namibie

Match 4 Ile Maurice-Liberia

Match 5 Comores-Mozambique

Match 6 Guinée équatoriale – Madagascar

Match 7 Somalie-Ethiopie

Match 8 Lesotho-Burundi

Match 9 Erythrée-Rwanda

Match 10 Swaziland-RD Congo

Match 11 Sao Tome-Congo

Match 12 Tchad-Tanzanie

2e tour de qualification (du 1er juin 2012 au 10  septembre 2013)

Groupe A

Vainqueur match 7 Somalie – Ethiopie

Centrafrique

Botswana

Afrique du Sud

Groupe B

Vainqueur match 6 : Guinée équatoriale – Madagascar

Sierra Leone

Cap Vert

Tunisie

Groupe C

Vainqueur match 12 : Tchad – Tanzanie

Gambie

Maroc

Côte d’Ivoire

Groupe D

Vainqueur match 8 : Lesotho – Burundi

Soudan

Zambie

Ghana

Groupe E

Vainqueur match 11 : Sao Tome – Congo

Niger

Gabon

Burkina Faso

Groupe F

Vainqueur match 3 : Djibouti – Namibie

Vainqueur match 1 Seychelles – Kenya

Malawi

Nigeria

GROUPE G

Vainqueur match 5 : Comores – Mozambique

Zimbabwe

Guinée

Egypte

Groupe H

Vainqueur match 9 : Erythrée – Rwanda

Benin

Mali

Algérie

GROUPE I

Vainqueur match 10: Swaziland – RD Congo

Vainqueur match 2 : Guinée Bisau – Togo

Libye

Cameroun

Groupe J

Vainqueur match 4 : Ile Maurice – Liberia

Angola

Ouganda

Sénégal

Les premiers de chaque groupe accèderont au troisième tour. Cinq confrontations en allers-retours seront disputées (les 11-15 octobre et 15-19 novembre 2013). Les cinq vainqueurs seront qualifiés pour la Coupe du monde.

R.Okapi/Expressionrdc

 

RDC:Nord Kivu

Nord Kivu : le directeur provincial de la DGI suspendu de ses fonctions

 

Le directeur provincial de la direction générale des impôts (DGI) du Nord-Kivu, Simon Mupasa Pene Lukwete est suspendu de ses fonctions et renvoyé à Kinshasa depuis lundi 1er août sur ordre du gouverneur de province, Julien Paluku. Simon Mupasa Pene Lukwete est accusé d’insubordination.

Le ministre provincial de l’information explique que depuis son arrivée au Nord Kivu, il y a 4 mois, Siméon Mupasa n’a jamais présenté ses civilités au gouverneur Paluku. Selon la même source, Siméon Mupasa effectuait des missions à l’intérieur du Nord-Kivu et dans la sous région sans en rendre compte au gouverneur, violant ainsi les dispositions de certains articles de la constitution.

« Il s’agit d’un problème administratif  pour lequel j’attends la décision de ma hiérarchie »,  a réagi le concerné.

R.O/Expressionrdc

RDC:Province Orientale

Dungu: un plan d’action de la société civile contre les exactions de la LRA

La société civile de Dungu a rendu public, samedi 30 juillet, à Dungu-centre, son plan d’action visant à faire face aux  conséquences  des attaques en répétition des rebelles ougandais de la LRA. Ce plan devrait être exécuté pendant deux mois, soit de juillet à septembre 2011.

Selon le président de la société civile de Dungu, Arrouna Sambia, ce plan prévoit cinq activités prioritaires. Il s’agit notamment d’organiser une marche pacifique et de faire un plaidoyer auprès du gouvernement congolais et la communauté internationale et acteurs humanitaires.

Le  plaidoyer, a-t-il précisé, vise à «contraindre le président ougandais à négocier avec sa rébellion qui endeuille le peuple congolais.»

La société civile s’est engagée également à déposer des fleurs dans tous les grands ronds points à Dungu-centre en mémoire de victimes de la LRA dans le Haut et Bas-Uélé.

Cette action, prévue du 17 au 19 septembre dans cette cité, a pour objectif, selon Arrouna sambia, de rappeler à la communauté nationale et internationale l’ampleur des atrocités de la LRA.

Ces dates, a-t-il poursuivi, marquent le début des massacres à grande échelle perpétrés par la LRA dans le territoire de Dungu, successivement à:

  • Duru
  • Kiliwa
  • Kpaika
  • Nambia.

Le bilan de ces exactions, selon la même source, fait état d’une centaine de morts, des élèves enlevés dans des salles de classes  et des maisons incendiées.

Il est d’identifier les familles dont les enfants ont été enlevés pour préparer l’entrée de ces  derniers dans un centre de rééducation en cours de construction à Dungu-centre.

Ce document a été publié à l’issue d’une réunion de restitution d’un atelier tenu du 4 au 7 juillet 2011 en Ouganda. Il portait sur la problématique de la LRA et ses conséquences aux  frontières qui séparent les quatre pays touchés par cette rébellion:

  • la République démocratique du Congo
  • la République Centrafricaine
  • le Sud-Soudan  
  • l’Ouganda.

Une trentaine de membres de différentes composantes de la société  civile locale ont pris part à cette rencontre, qui a bénéficié de l’appui technique et financier de «Réconciliation  Ressources», une ONG britannique œuvrant pour la promotion de la paix.

R.Okapi/Expressionrdc

RDC:SUD KIVU

FARDC: tension dans les casernes à Kamituga, Burhale et Kananda, au Sud-Kivu

Des tirs ont été entendus à Burhale, en territoire de Walungu depuis dimanche 31 juillet. Au même moment les militaires des FARDC à Fizi et Kamituga ont manifesté, selon des sources militaires des FARDC, contre le non paiement ou les ponctions effectuées sur leurs soldes.A Walungu, la tension des militaires FARDC est attribuée au «vol» d’une somme de 12.500.000 francs congolais (environ 13 586 USD) destinée au paiement de leur solde.

Pour manifester leur mécontentement, ces derniers se sont mis à tirer dans tous les sens, rapportent les sources.

Celles-ci précisent que l’argent volé aurait été extrait de la résidence du commandant militaire de Walungu.

Une personne a été blessée à Mususu et des biens emportés au centre commercial de Butuza d’où sont partis les tirs.

A Kananda, à Fizi, les mutins sont des ex-miliciens des FRF, regroupés dans le cadre de la formation de nouveaux régiments.

Ils réclament leur solde qu’ils n’auraient pas perçue depuis leur intégration au sein des FARDC.

Là aussi, les militaires ont tiré en l’air, indiquent des sources.

Allégation que le commandant du 105e régiment ne confirme pas.

Un autre coup de colère, c’est celui des militaires du 1022e bataillon, à Kamituga, en territoire de Mwenge.

Ceux-ci dénoncent la ponction de 10 000 Franc congolais (environ 11 $) sur chaque enveloppe individuelle.

Interrogé sur ces faits, le gouverneur de province du Sud -Kivu annonce que la hiérarchie a dépêché une équipe sur le terrain pour calmer les  militaires en colère.

R.O/Expressionrdc

RDC:OXFAM

Communiqué de presse

RDC: 90% de la population se sent en insécurité dans les zones où sévit la LRA

Les habitants des provinces de l’est se sentent abandonnés, isolés et vulnérables


Kinshasa- La majorité de la population vivant dans les zones où sévit l’armée de résistance du seigneur (LRA) en République Démocratique du Congo se sent moins en sécurité en 2011 qu’en 2010, selon une étude menée par Oxfam dans les régions concernées.

S’il s’agit du 5e rapport annuel conduit par l’ONG sur la protection dans l’est du Congo depuis 2007, c’est aussi la première fois qu’une enquête aussi approfondie est menée dans les zones où sévit la LRA.

Dans la région du Haut Uélé, dans la Province Orientale à la frontière du Sud Soudan, 62 % des personnes interrogées se sentent moins en sécurité, 28 % ont le sentiment que la menace reste la même quand seulement 10 % estiment que leur sécurité s’est améliorée.


Les communautés interrogées ont fait le sombre portrait d’un cycle de pauvreté et de violence continue. La plupart d’entre elles se sentent totalement abandonnées et ont le sentiment que ni les forces de sécurité de l’ONU ni leur gouvernement ne se préoccupent de leur sécurité. Dans sept des neuf communautés étudiées, les individus questionnés sont d’avis que les casques bleus de l’ONU ne sont pas suffisamment présents dans les zones les plus prioritaires, à savoir les champs et les routes menant vers les marchés.

“Notre avenir est bien sombre. Nous sommes en permanence terrorisés. La LRA nous massacre et pille sans relâche nos habitations. Nous abritons une famille depuis une semaine, après qu’elle ait fui Doruma, où la LRA a procédé à des enlèvements jours et nuit.
Nous ne sommes pas en sécurité ici », explique un habitant du Haut-Uélé.

Afin d’être mieux protégées de ces attaques brutales, les personnes interrogées demandent davantage d’interaction avec les communautés de la part des forces de sécurité de l’ONU postées dans la région. Elles demandent également à ce que des salaires réguliers et davantage de rations alimentaires soient distribués aux Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC).

Les personnes interrogées ont confié à Oxfam leurs souhaits que les soldats soient mieux équipés pour combattre plus efficacement la LRA. Elles ont également demandé à ce que les salaires soient versés régulièrement, de manière à ce que la population locale, très appauvrie, ne porte plus le fardeau économique de la situation par le biais de taxes illégales. Sur un tronçon de 100 kilomètres de route dans le Haut-Uélé, on a signalé 25 barrages routiers tenus par la FARDC, chacun coûtant un minimum de 200 francs congolais (0,22 dollars) à traverser. La majorité des Congolais vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

Pauline Ballaman, la Directrice d’Oxfam en RDC: “Oxfam s'inquiète de ce que des petits groupes de soldats de la LRA affamés continuent de s'en prendre aux familles les plus isolées du nord est de la RDC. En dépit des dernières opérations militaires et de l'intérêt accru de la communauté internationale, la LRA continue de faire des ravages dans ces communautés oubliées de tous en étant responsable de massacres, enlèvements et déplacements de populations.”

L'enquête d'Oxfam a eu lieu pendant une période qui précédait un mois record en nombres enregistrés d'attaques de soldats de la LRA. En Juin seulement, 53 attaques ont été signalées, impliquant 26 morts et 23 enlèvements, dont 10 enfants. Au cours des six premiers mois de l'année 2011,158 attaques au total ont été enregistrées, soit une augmentation de 53 % par rapport à l'année précédente.

Protéger les civils relève de la responsabilité première du gouvernement congolais, mais la récente vague d'attaques de la LRA démontre qu'il existe de vrais vides sécuritaires, laissant des gens dans une grande vulnérabilité. Renforcer les services de sécurité congolais est clairement la solution à long terme mais dans l'immédiat, la MONUSCO doit monter au créneau. À l'heure actuelle, seulement 5 % de la force totale de la MONUSCO est déployée dans les zones de la LRA, tandis que 20 % des déplacements de population en RDC sont dus à la LRA. Ces données doivent absolument changer dès que possible, " souligne encore Pauline Ballaman.

Sur la base des conclusions de l'enquête, Oxfam fait les recommandations suivantes :
1.        Dans le cadre de la réforme de l'armée voulue par le gouvernement congolais, la priorité doit être donnée tant au niveau national qu'international aux points identifiés par les communautés comme susceptibles d'améliorer leur sécurité, en particulier le paiement des salaires.
2.        Les donateurs internationaux doivent soutenir les projets d'infrastructure, notamment ceux impliquant l'expansion de la couverture de téléphonie mobile et la construction de routes dans les zones où sévit la LRA. De cette façon, les communautés concernées seront moins vulnérables.
3.        Le déploiement des casques bleus de l'ONU dans les zones de la LRA doit être réévalué et considérablement augmenté. La MONUSCO doit communiquer encore davantage avec la population locale sur tout ce qui touche à protection dont elle a besoin.

Notes aux rédactions:
Depuis septembre 2008, la LRA a tué plus de 2300 personnes, enlevé plus de 3000 et déplacé plus de 400 000 autres en RDC, au Sud Soudan et en République centrafricaine. Dans la seule République démocratique du Congo, 45 000 civils ont fui la LRA dans les 6 premiers mois de l'année 2011.

Oxfam et 15 ONG partenaires locales ont interrogé 1705 personnes de 45 communautés dans la Province Orientale, le Nord et Sud Kivu, en avril et mai 2011 sur leur sécurité et protection dans un contexte de forte présence d'acteurs armés de tous bords. Il s'agit de la cinquième enquête annuelle d’Oxfam sur la protection à l'Est du Congo depuis 2007. Cette étude s'est concentrée  spécifiquement sur les zones touchées par la présence d’acteurs étatiques et non-étatiques, nationaux ou étrangers.

Les forces de maintien de la paix de l'ONU envoyées en RDC (MONUSCO) représentent le second contingent de casques bleus au monde, avec plus de 17 000 soldats dans tout le pays. On estime cependant que moins de 1000 Casques bleus sont déployés dans les zones touchées par la LRA, malgré les attaques incessantes sur les civils au cours des deux dernières années.