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10/10/2011

RDC:Insécurité à l'Equateur

RDC: les 5 présumés assaillants de Lukolela transférés à Kinshasa

Cinq déserteurs des FARDC accusés de tentative d’attaque de la localité de Lukolela, à 180 kilomètres en aval de Mbandaka sur le fleuve Congo, ont été transférés dimanche 9 octobre à Kinshasa à partir de Mbandaka. D’après les autorités congolaises, ces assaillants en provenance du Congo Brazzaville ont tenté de déstabiliser Lukolela dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 octobre.

Avant d’embarquer dans l’avion affrété par le gouvernement congolais à Mbandaka pour atteindre Kinshasa, les cinq accusés ont déclaré à la presse être d’anciens militaires des Forces armées zaïroises (FAZ) et des déserteurs des Forces armées de la RDC (FARDC). Ils ont déclaré qu’un général des FARDC à la retraite les a recrutés à Brazzaville (République du Congo) pour « une simple opération au profit du président Kabila », sans fournir plus de détails. C’est à Lukolela qu’ils ont appris qu’ils faisaient partie de la dernière vague des assaillants qui avaient traversé la rive pour prendre le contrôle de la localité de Lukolela, ont-ils ajouté.

Toujours d’après eux, ils y ont appris que d’autres éléments devaient mener d’autres attaques à Bolobo et Kwamouth (Bandundu),
Kinshasa et Matadi (Bas-Congo).

Le gouverneur de l’Equateur, Jean-Claude Baende a indiqué, dimanche, que les militaires arrêtés seraient jugés à Kinshasa par le 2e groupement naval.
Les éléments de la force navale qui ont appréhendé les présumés assaillants ont dit avoir retrouvé dans leurs bagages des armes de guerre et des munitions. Ils se faisaient passer pour des commerçants.

 

Radio Okapi/Expression

 

 

RDC:COMMUNICATION DE L'HONORABLE Jean Louis KYAVIRO A LA PRESSE

 AVERTISSEMENT AUX LECTEURS,

 kyaviroo.jpg

Après notre conférence de presse du 08/10/2011, nous nous sommes rendu compte que le texte lu et distribué était en fait un draft qui contenait beaucoup de coquilles. Nous présentons toutes nos excuses et vous envoyons le vrai texte de ladite conférence ci-après. Nous présentons nos excuses pour toute indisposition causée par les coquilles du texte distribué par inadvertance sur les lieux de la Conférence.

Kinshasa, le 09/10/2011.

Jean-Louis Ernest KYAVIRO

 

CONFERENCE DE PRESSE DE L’HONORABLE KYAVIRO JEAN-LOUIS ERNEST

DATE : 08/10/2011

TITRE : LE CONGO AUX CONGOLAIS

Mesdames et messieurs de la presse, chers compatriotes.

Je vous ai fait venir pour une grave raison :

LA PATRIE EST EN DANGER

Je lance ce jour un appel solennel à la nation congolaise : nous devons nous unir comme un seul homme pour vite faire échec au complot qui se prépare activement contre notre chère Patrie, la République Démocratique du Congo.

En effet, après l’assassinat de LUMUMBA qui a piégé notre accession à l’Indépendance et coupé court à notre première expérience démocratique ;

Après la disparition du Mzee Laurent Désiré KABILA qui a freiné l’élan que notre Nation prenait en comptant sur ses propres forces ;

Après que l’Occident ait provoqué, organisé et soutenu tant que guerres, tant d’agressions, tant de pillages de nos ressources sans punir ses complices bien connus, nous voila devant un Occident qui se permets de coacher des candidats à la présidence de notre pays.

 Il s’agit là ni plus, ni moins, d’une inacceptable ingérence.

Pour rappel, lors de ses meetings tenus après son premier périple occidental, le Président de l’UDPS a annoncé aux congolais, au stade des martyrs de Kinshasa, que l’étranger avait décidé d’une alternance en RDC.

Ceux qui suivent les médias savent que je me suis alors indigné de cet impérialisme suranné de la part de ses sponsors occidentaux, mais aussi de cette façon inattendue de venir annoncer une légitimation extérieure pour un leader qui pourtant sollicitait les voix des congolais. Je me suis demandé pourquoi les ainés oublient si facilement de quoi les américains étaient capables quand ils  veulent quelque chose.

J’étais étonné que tant de personnes qui croient en l’avenir de ce pays puissent jeter leur dévolu sur des leaders fiers d’annoncer leurs allégeances extérieures. Pauvre Congo !

Ma pensée et mon regard se tournent vers compatriotes qui sont morts en essayant de donner un avenir à ce pays. J’ai lancé un appel pour que les ambassades concernées réagissent.

Un silence total m’a répondu.

Quelques temps plus tard, Monsieur Herman Cohen, l’un des démocrates les plus actifs dans le souci de la balkanisation du Congo, a affirmé que le Pentagone considérait que le Kivu faisait partie du Rwanda.

Indignés, les congolais n’ont eu droit à une réponse laconique de l’Ambassade des USA que plusieurs semaines plus tard. Ces deux exemples sont éloquents.

En même temps, des informations provenant de diverses sources font état de la recrudescence de groupuscules qui cherchent à provoquer des sécessions au KATANGA, au KIVU et au KASSAI, lesquels  ont commencé à prendre des contacts inquiétants, toujours à l’extérieur du pays.

Maintenant c’est le bouquet : un groupe de candidats à la présidence est en train d’être tout simplement coaché par des capitales occidentales : c’en est trop !

Se retrouvant comme par enchantement tous à l’extérieur du pays et en même temps, ils surprennent leurs propres militants en annonçant de très importants rapprochement sans avoir consulté ces derniers, au point que certaines de leurs bases expriment leur stupéfaction. Ils parlent tous de se ranger derrière la candidature d’Etienne Tshisekedi.

Mettre tout le monde derrière celui que les Kivutiens ont vu aux côtés de Paul Kagamé à un moment où l’histoire du Congo ne pouvait pas le permettre sera plus facile que de convaincre les congolais de l’Est de lui confier leur destin.

 En effet son poids dans la balance de Sun City, c’est bien vers leur allié qu’il s’est retrouvé, combattant ceux qui ont abattu la dictature qu’il qualifiait de diabolique. On a annoncé que tout le monde doit se ranger.

Malheureusement, on dit qu’il faut se ranger derrière celui qui avait déjà annoncé qu’une alternance aurait été décidée de l’extérieur. Curieuse coïncidence. On se range sans adopter un programme commun, sans avoir la même idéologie, sans avoir la même vision ni les mêmes objectifs. On se range avec des ambitions à géométrie variables. Déjà, dans les journaux, on annonce que tel leader sera Premier Ministre si tel est président…

Bref, les amis discutent déjà du simple partage du pouvoir. Ils en discutent à l’extérieur du pays. Loin de congolais. Ils en discutent sans avoir la première ligne d’un programme commun. Ceci est évident.

 En effet les discussions ne peuvent porter que sur les programmes, les garanties et les stratégies. Or, on ne peut parler des garanties que si le programme, ne fut que dans ses grandes lignes, est convenu entre les leaders. Par ailleurs, on ne peut parler stratégie avant de convenir d’un programme et d’avoir les garanties nécessaires pour y par venir.

 Or, l’opposition n’a aucun programme commun.

En plus, les bribes qui sont en train de filtrer par la presse ne parlent que de partage de pouvoir. On a donc commencé par un choix égoïste. Les leaders discutent des garanties, de leurs intérêts personnels. On a pu lire que tel doivent faire accepter Tshisekedi au Kivu s’il sera garanti d’être un vrai Premier Ministre.

Les discussions se limitent en « je te fais voter si tu me donne ceci. » Un simple marchandage. En effet des gens diront voter celui-ci et il fera de moi cci ou cela. Les voix des congolais qui étaient derrière X ou Y seront données contre des bonnes positions. C’est tout. Aucune mesure annoncée. Aucun programme n’est convenu. On risque de se retrouver avec un programme bâclé, échafaudé juste pour distraire les congolais, pour masquer l’objectif principal qu’est le partage des postes. La preuve est qu’on ne parle que des postes. C’est très décevant pour ceux qui prétendent améliorer notre façon de gérer. Avec amertume, je constate que la faiblesse principale de l’AMP, à savoir la dispersion idéologique et les divergences de finalités au sein même du groupe au pouvoir, risque de revenir. La leçon ne semble pas avoir été bien comprise.

C’est pourquoi les rencontres dont question ne peuvent finalement que se limiter aux garanties, ne se rangent pas pour servir : ils sont assurés par l’extérieur que chacun d’entre eux  a pesé du coté de ceux qui ont soutenu l’agression.

Nous avons d’abord appris que tous se sont comme par hasard retrouvés à l’extérieur où, changeant brusquement de langage, ils n’ont plus ni divergence idéologique, ni de programme commun : ils parlent brusquement de se ranger, et ceci se fait à partir de pays étrangers.

Par ailleurs, le candidat LEON KENGO WA DONDO  aurait, lors de son dernier passage à Washington, présenté son programme de Gouvernement au Pentagone. Il y aurait eu très peu de congolais dans la salle.

Ce qui parait extraordinaire, c’est ce choix de leaders congolais au delà des mers. C’est à croire que les sur les 2 345 000 kilomètres carrés de superficie de la RDC, il n’a pas le moindre coin digne d’abriter les échanges de ceux qui cherchent à nous gouverner.

Que craignent –ils ici en RDC ?

Que sont-ils allés suivre là-bas ?

Que cachent-ils aux congolais ?

 Pire encore, le contenu des termes de leurs accords sera ainsi connu d’abord par des étrangers avant que le peuple dont ils sollicitent le vote, ne soit informé : le souverain primaire est foulé aux pieds et notre territoire négligé.

Tout se passe comme si ceux qui veulent nous diriger doivent avant tout recevoir des ordres de quelque part  avant de venir les appliquer.

En l’occurrence, les leaders dont question promettent des tournées à travers le pays dès leur retour. Entretemps, personne ici ne sait ce qu’ils-sont allé chercher en dehors du pays, ni ce qu’on leur a demandé de faire, ni ce qu’ils ont promis.

Ceci est extrêmement inquiétant pour les nationalistes que nous sommes.

Chat échaudé craint l’eau froide, dit-on.

Il y a 51 ans, d’autres compatriotes qui appliquaient les directives de la CIA  ont promis de tuer Lumumba et nous l’avons effectivement perdu. Plus tard d’autres frères ont monté des officines de façade qui ont masqué des agressions sauvages dont la Nation est en train à peine de se remettre.

Les massacres, les génocides, les pillages, les crimes les plus horribles commis par des voisins coachés par ces mêmes capitales ont saigné notre pays à blanc. Nos agresseurs n’ont jamais connu l’ombre d’une sanction internationale.

Les armées étrangères ont détruit ma ville Kisangani, toujours sans la moindre sanction. Les leaders qui ont commis ces horreurs sont cités en exemple par bien de régimes occidentaux. Les véhicules de la MONUSCO sont pris en flagrant délit de trafic de matière précieuse. La force onusienne participe au pillage de nos ressources. Cela se fait trop souvent. Ils y a trop de trafiquant s de tout acabit dans son personnel. Il a y eu des centaines des cas d’abus sexuels. D’enfants abandonnés par les gens de la MONUSCO. Le Conseil de Sécurité est aphone et très indolent là-dessus. On attrape des américains en train de frauder l’or de chez moi au Nord Kivu. Ils sont dans un avion qui se retrouve en RDC dans la plus totale illégalité. J’attends toujours le point de vue du département d’Etat sur cet acte de pillage.

Le Congolais n’a pas le droit d’oublier ce qui nous a fait pleurer hier. Ces choses ne doivent pas quitter nos esprits. Il nous faut construire des mémoriaux un peu partout, lieux qui permettront aux jeunes de ne pas oublier. En effet la réconciliation ne peut pas signifier l’oubli de notre histoire. Ainsi la cité de Kiwanja devra avoir des monuments et des musées où on pourra retrouver les noms des jeunes victimes du génocide d’il y a deux ans. Il faudra que l’Ituri ait des monuments en mémoire des terribles massacres des années 1999-2004.

La ville de Goma, Tingi-Tingi, Biaro, Kasese, Mbandaka devraient avoir des monuments en souvenir des milliers de refugiées hutus qui y ont trouvé une mort atroce. Peut-être que ces monuments pourront rafraichir nos mémoires et nous rappeler les épreuves que la RDC a dû affronter. Ces souvenirs seront aussi là pour que nous puissions comprendre le prix de la Paix. La réconciliation franco-allemande n’a jamais empêché les deux pays de raconter l’histoire de la guerre mondiale avec objectivité. Il s’agit d’un devoir de mémoire. D’un devoir d’armer les générations futures, lesquelles doivent savoir ce qu’il ne faut plus faire. Lesquelles doivent surtout savoir où peuvent mener la haine et le tribalisme.

 Il faut que les congolais soient conscients de l’énorme convoitise que suicident nos richesses. Ceci surtout que des contacts de nos candidats avec des milieux qui ont soutenu des choses en RDC sont également signalés.

Tout le monde s’étonne de cette étrange démarche. Même Honoré NGBANDA a lancé une sonnette d’alarme. Les compatriotes de l’Etranger sont émus. Ca sent le marchandage.

Ce qui inquiète encore plus, c’est l’identité même des concernés. Tous ont été avec MOBUTU. L’un était au Gouvernement qui a conduit LUMUMBA à la mort. Un deuxième a mis les fonctionnaires congolais à genoux pour le bon plaisir de Brettons Wood tout en s’aménageant une fortune colossale. Un troisième a animé le FROJEMO, le groupe qui s’est accroché au dictateur jusqu’à la dernière seconde de son pouvoir de triste mémoire.

Chers compatriotes,

Pour corroborer mes pires craintes ; il suffit d’observer le comportement des opposants qui sont restés sur place.

Du matin au soir, dans les médias, ils annoncent aux congolais que les étrangers ont déjà jeté leur dévolu sur eux, les opposants, pour une alternative. Ils ne cachent donc pas leur recherche active de la légitimité  en dehors de nos frontières. A quoi servent donc les élections si vous êtes déjà assurés par ceux qui, pour vous, sont les faiseurs de rois ?

Pourquoi choisir de gérer le Congo comme un fief féodal ? Les Congolais ont-ils besoin de simples suzerains ou d’un véritable président de la République ?

Pire : nos frères annoncent que le seul résultat possible des élections est leur victoire, faute de quoi ils prendront le pouvoir par tous les moyens.

Une attitude totalement antidémocratique.

Une façon de préparer le peuple à ne pas respecter le résultat des urnes. Un message totalement incivique. Une façon de mettre en place un imaginaire de subversion collective. De mettre en place une sorte de préambule d’une série de jacqueries.

 Il ne se passe pas d’émission radio ou télé de l’opposition sans qu’ils n’évoquent la Tunisie, la Libye ou la Côte d’Ivoire. On voit que les amis ont un plan qui n’est pas du tout centré sur les élections, mais qui vise la prise du pouvoir par des voies extra électorales.

 En même temps, leurs manifestations prennent constamment la CENI pour cible. Ils cherchent coute que coute à provoquer des incidents. Ils appellent désormais la rue le champ de bataille. C’est comme si les tristes événements de 2007, que personne ne veut revoir à Kinshasa, ne leur disent plus rien. On continue à utiliser la jeunesse comme chair à canon.

En suivant leurs propos, on se rend compte qu’ils ne respectent aucune norme. Aucune loi. Aucun partenaire. Ils utilisent pour nous désigner et les attributs et les épithètes les plus désobligeants. Ils chantent des chansons où ils injurient même la Première Dame. Ils marchent avec des cocktails Molotov, ils brulent tous nos drapeaux sur leur passage. Ils brulent les véhicules de nos cadres qu’ils rencontrent en chemin, ils font même défiler juste les noms des candidats de l’opposition sur leurs chaînes, ce qui est un acte de campagne électorale.

Pire, ils font des camps militaires et policiers des lieux d’intense activité politique. Leurs cibles sont les familles des militaires. C’est très dangereux dans un pays qui a autant de tribus de laisser les camps militaires être des lieux de manouvre et des luttes politiciennes. Il en est de même des écoles et des universités. Tout cela peut faciliter la déstabilisation que certains recherchent.

Il y a lieu de croire que les amis ont vraiment l’intention de mettre feu à la baraque. Ils éloignent même déjà leurs familles en prévision.

 Ainsi, les congolais ont vu le chef de l’Etat accompagner ses enfants à l’école ici à Kinshasa. Ici dans son pays. Ici où il est sûr que ses enfants peuvent être bien formés en toute sécurité. Quelques jours plus tard ; les congolais ont vu le contraire : VITAL KAMERHE a sollicité et obtenu des visas pour tous ses enfants…aux Etats Unis. Que-ce qu’on craint ici ? Qu’est qui se prépare à Kinshasa ? Pourquoi nous le cacher si nous nous aime ? Pourquoi cacher seulement ses propres enfants quand on prétend vouloir se préoccuper de toute la population congolaise ?

En un mot comme en mille, les raisons de s’inquiéter ne manquent pas.

En tout état de cause, l’analyse combinée des manouvres externes et des comportements internes ne laissent aucun doute : un complot pour bloquer, voire dépiécer la nation est en marche.

Ses auteurs ne le cachent même pas.

Devant tout ceci, il serait irresponsable de la part d’un congolais a participé activement, les armes à la main, à la lutte contre l’agression, élu du peuple de surcroit, de rester sans rien faire face à une situation qui menace la survie même de notre la Patrie pour laquelle tant de congolais de grande qualité ont perdu la vie.

Pour moi, la souveraineté de la RDC est une question de vie ou de mort.

Chers compatriotes. Ne soyons pas distraits !

A bien lire notre histoire, on voit que ce qui est infligé au peuple congolais est tout simplement injuste :

Tenez : Dès les premières semaines de notre indépendance, nous avons été envahis par des forces occidentales soutenues, comme toujours, par des frères assoiffés de pouvoir et de richesses ; comme toujours divisés sur des bases tribales.

On a tué Lumumba et ceci nous a valu ce que vous savez. Les puissances occidentales, championnes verbales de la démocratie, ont éliminé ouvertement un premier ministre élu démocratiquement qui n’a commis aucun délit, qui n’a été condamné par aucun tribunal.

Mais les congolais qui étaient alors aux affaires en 1960 étaient trop jeunes, trop peu expérimentés et avaient une marge de manœuvre trop étroite, dans un contexte mondial de guerre froide.

Nous étions encore moins avertis et on peut dire que ceux ont laissé faire ces choses et qui veulent revenir aujourd’hui, commettaient alors une erreur de jeunesse.

Puis on nous a ensuite imposé une des pires dictatures de l’histoire africaine, où il était dit que les gens adhéraient au parti unique dès le sein de leurs mères. Même en Chine et en URSS, les gens adhéraient au parti communiste après la Majorité.

Ici, ce sont les fœtus qui étaient d’office membres du MPR.

Les démocraties occidentales ont déroulés le tapis rouge à ce régime tyrannique pendant plus de 30 ans.

Chose incroyable, certains qui ont conçu soutenu ou renforcé ces choses sont aujourd’hui présentés par certains comme des espoirs de la Nation.

Après avoir violemment soutenu le changement de régime, les même puissances ont été derrière l’odieux assassinat KABILA père quand nous étions divisés, coincé par l’Accord de Lusaka qui, en fait, était une tentative de balkanisation qui a échoué. On a ensuite tenté de nous fragiliser par cette formule de direction bizarre qu’a été le 1+4. Nous avons surmonté.

On nous a ensuite promis de nous aider à nous développer si nous arrivions à organiser les élections démocratiques. Nous avons réussi à le faire avec brio. Nos experts en matière électorale assistaient désormais les autres pays. Ils ont même assisté la Belgique. On nous a malignement imposé de prendre des rebelles non repentis dans nos forces armées. La mort dans l’âme, avons encore surmonté.

Sachant que nous avions des voisins surarmés dont les visées sur nos richesses sont évidents, sachant que nous avions besoin d’une force pour assurer l’autorité de l’Etat et stabiliser la région, on a tout fait pour bloquer nos importations en armement. Nos commandes sont astreintes de conditions humiliantes, si bien que la solution devra être d’ignorer cet embargo injuste.

On a promis de nous soutenir si nous atteignons une stabilité macro économique : nous y sommes. A présent que nous commençons à peine, avec Joseph KABILA, à nous organiser, on cherche carrément à nous recoloniser malicieusement : Je dis NON !

 Le Congo n’est pas à vendre !

Oui, lisez bien, messieurs les français, messieurs les belges, messieurs les américains : cette parcelle n’est pas à vendre !!!

Quand on regarde de près, il y a une question qui vient à l’Esprit. Pourquoi l’élite d’un pays d’avenir peut-elle faire les pieds de grue chez des gens qui vont tout droit vers la banqueroute ?

En effet, chers journalistes, les pronostics économiques de l’Occident sont au rouge. Les institutions spécialisées ont tour à tour décoté les économies américaine, italienne, portugaise, espagnole, puis belge (depuis l’effondrement avant-hier de la Banque DEXIA).

La croissance est en train de quitter petit à petit le Nord pour le Sud et l’Est.

Ils ont de moins en moins la capacité de nous aider.

 En plus, l’écrasante majorité des citoyens américains et européens ne sont pas d’accord avec le système ultra égoïste que les gouvernements occidentaux peinent à sauver à coup de mesures aussi inefficaces qu’anti sociales et impopulaires.

 De la Grèce aux Amériques, la grogne sociale va s’amplifiant.

Pour survivre à ce rythme fou de bonheur basé sur des injustices patentes, l’Occident semble avoir choisi l’option de faire main basse sur ce qui n’est pas suffisamment protégé dans le reste du monde.

Autrement il aurait pu s’abstenir de sponsoriser des candidats, il devrait plutôt s’assurer plutôt de la transparence du processus en lui apportant l’appui nécessaire. Moins du centième du prix des bombes lâchées depuis le début de cette année en Libye par l’OTAN suffirait pour financer tout le processus en RDC et même renforcer d’autres secteurs.

Ce choix d’ingérence de type paternaliste, complètement suranné  manquerait totalement de sagesse de la part de l’occident qui n’a pas intérêt à accroitre le nombre de ses ennemis. Déjà négligés dans manière dont la crise de la Lybie est en train d’être gérée, les africains risquent de lever une vraie croisade au cas ces attitudes frisant le mépris se répétaient. Or, les occidentaux ne peuvent pas survivre à un mois de révolte généralisée des peuples africains. Ils ne s’imposent sur nous que sur base de nos divisions et de la complicité de certains d’entre nous.

Celle-ci deviendra une réalité si et seulement si chaque africain décide de refuser que nous continuons à entretenir des relations de cavalier et de cheval avec l’Europe.

Nous devons désormais commencer à chercher comment arriver, à terme, à dominer l’Occident.

C’est le moment d’y songer.  Cela prendre peut être un demi siècle ou un peu moins, mais c’est très possible.

Notre heure approche !

Déjà désorienté sur le plan moral, l’Occident avance doucement vers son déclin économique.

Dans beaucoup de domaines, il n’a plus et n’aura plus la première place : le monde change pour de bon. Des nouveaux tigres s’élèvent.

Curieusement, nos leaders ne vont pas là où les choses semblent avancer. Ils font et refont l’Europe et l’Amérique sans mettre les pays ni en Chine, ni au Japon, ni en Russie…Un seul a fait le Brésil.

Cette fixation parait étrange.

Messieurs et mesdames de la Presse.

Comme démontré plus haut, il y a bel et bien un sale coup qui se trame et que le congolais a le devoir de contrer.

Il ne s’agit plus ici d’une simple compétition électorale : c’est une nouvelle forme d’agression qui est en cours, et la nation toute entière doit se lever comme un seul homme. Il ne s’agit plus ici d’une simple question de Majorité face à l’opposition : la Patrie est en danger et nous devons la sauver.

 Même les opposants nationalistes, qui sont très nombreux, ne peuvent et ne doivent pas accepter ce schéma de recolonisation et de balkanisation qui se dessine à notre horizon. Un vrai opposant doit être animé par le souci de mieux gérer le pays, pas de le vendre au plus offrant.

Un vrai opposant doit avoir le souci de convaincre ses compatriotes de la voter, pas celui de parcourir le monde en faisant des promesses sur le dos du peuple, loin du peuple et en catimini.

 Notre devoir est d’isoler les opportunistes qui se sont refugiés ans l’opposition et qui usent de leur popularité pour reprendre le chemin qui a conduit notre cher Mzee à la tombe.

Ceci est une affaire d’Etat.

Peuple congolais, ne laissons pas ce régime connaitre le sort de celui de Lumumba et celui de KABILA le Père !!!

Nous n’avons plus droit à l’erreur.

Nous connaissons les erreurs de Lumumba, il serait stupide de les reprendre, à savoir affronter un adversaire redoutable trop tôt, avec des cadres mal préparés, plombés par une dépendance intellectuelle, écartelés par le tribalisme et sans référence politique solides;

Nous connaissons l’erreur de Mulele qui mal appliqué la guérilla chinoise au Congo, l’a trop confiné dans les zones rurales.

Nous connaissons que MOBUTU a eu le tord de démoraliser la vie publique, et de trop concentrer le pouvoir,

Nous savons que l’AFDL a souffert de dispersion idéologique et des divergences de vision de ses cadres,

Le 1+4 a vu le Congo, au plus haut niveau de l’Etat, se contredire sur des questions sensible au niveau diplomatique. Le cas du massacre de Gatumba en a dit long.

Les 5 dernières années ont été marquées par des avancées certes, mais il convient de reconnaitre par exemple que le Contrôle Parlementaire a été trop faible.

Je dis que nous n’avons plus droit à reprendre toutes ses erreurs, avec en plus des sponsorings étrangers et des candidatures tribalistes.

Ce serait un grave recul.

Aujourd’hui, les jeunes congolais ne doivent plus se laisser manipuler sur des bases ethniques, pour des postes, pour de l’argent et sur des bases partisanes.

En effet ce sont les jeunes qui contrôlent aujourd’hui tous les circuits politiques, culturels, économiques et sociaux de la République Démocratique du Congo. Ils doivent avoir le souci primordial de laisser aux générations futures une vie meilleure que celle que nous avons connue. Ils ne doivent pas être manipulés par des intérêts égoïstes, qu’ils soient congolais ou étrangers.

Il n’est pas question que les affaires publiques continuent à être contrôlées par un même groupe, une seule génération depuis 1960.

Ces gens ne nous représentent plus. Ils sont des gens du passé. Ils ont détruit notre pays. Ils ont laissé un pays en lambeaux.

Nous ne laisseront pas les occidentaux nous les ramener. Ils doivent compter avec nous. Ils doivent compter avec les nouvelles générations qui ont des nouvelles visions, qui ne peuvent plus accepter d’être d’eternels assistés. Inutile de chercher à nous imposer ceux qui continuent à prendre les occidentaux pour des demi-dieux.

Désormais, ils doivent traiter avec ceux qui n’ont pour eux ni crainte, ni admiration, mais souci de collaborer entre états. Nous devons mettre devant les occidentaux non pas ceux qui veulent les imiter, mais ceux qui veulent enter en compétition avec eux pour finir par les dominer. Nous devons        arriver aussi à dominer le monde. Nous en avons les potentialités.

Notre but ne doit être seulement d’ « émerger ».

 Nous avons la capacité de dominer et nous domineront au moins une bonne partie du monde. Mais l’Afrique ne peut dominer avec des dirigeants qui se font tout petits devant des pouvoir et des gens dont certains se font financer les campagnes électorales par l’argent des pauvres contribuables africains. Des grands messieurs de pays soi disant modèles qui se liguent avec des dictateurs et partagent sans vergogne le produit détourné de la sueur des pauvres contribuables africains. Complètement honteux. Ce ne sont pas des gens pareils qui peuvent nous donner des leçons : leur décadence est en route.

C’est pourquoi nous devons bloquer ce complot.

C’est pourquoi aujourd’hui je lance cet appel.

Peut-être se demandera-t-on à quel titre je parle.

Eh bien je parle d’abord comme citoyen de notre pays, puis comme élu du peuple. Je parle au nom des 5 millions de mes frères et sœurs victimes d’événements menés par des régimes qui avaient la sympathie de l’Occident,

Je parle au nom du droit des peuple à disposer d’eux même et de l’Egalité des nations ;

Je parle au nom de mes électeurs du Nord Kivu qui ont toujours été les plus touchés, qui ont payé le plus lourd tribut de la déstabilisation du pays sous les yeux complaisant de l’Occident.

Je parle comme un chrétien qui, voyant son peuple être obligé de répéter chaque jour le psaume 109, préfère plutôt appliquer Essaie 60, verset 1er.

Je parle enfin au nom des milliers de femmes et d’enfants victimes de viols, de massacres, de brimades en tout genre organisé par des groupes et des pays que l’Occident n’a ni arrêté, ni sanctionné.

Je parle au nom de mes compagnons d’armes, morts les armes à la main quand nous nous battions ensemble pour freiner les agressions contre notre pays, agressions qui avaient beaucoup soutien dans les capitales occidentales.

Je réalise ma promesse de veiller aux intérêts de ce pays jusqu’à mon dernier souffle. Cette promesse que j’ai faite aux cotés de braves camarades frappés à mort ou très malades, lesquels voulaient quand même s’assurer, avant de fermer les yeux pour de bon, que notre noble lutte continuera.

 Je respecte donc ici mon serment de combattant pour la grandeur de notre Patrie.

Personne ne m’a demandé, personne ne m’a financé, personne ne m’a censuré.

J’assume entièrement ce qui, ici et maintenant, est écrit sous ma plume libre, consciente et intégralement patriotique, résolument pan africaniste.

C’est donc en toute responsabilité que je lance les appels suivants :

1.   A la France, à la Belgique et aux Etats Unis : apparemment nos relations sont jusque là bonnes et nous avons un intérêt mutuel à les sauvegarder. Nous sommes reconnaissants de toutes vos aides, de toutes vos contributions et de tout votre appui au peuple congolais. Mais il ne faudrait pas que vous ayez deux faces. Il ne serait dommage que vous nous aidiez le jour tout en nous fragilisant la nuit. Nous vous avons pardonné l’esclavage, la colonisation, les crimes de la guerre froide dont l’assassinat de Lumumba et votre participation aux nombreuses agressions dont ce pays a été victime, produisant des millions de morts. Il est temps que vous puissiez cesser de nous traiter comme des bébés. A cinquante ans, nous avons depuis longtemps quitté le berceau. La meilleure façon d’avoir accès à nos richesses, qui se raréfient dans le monde et dont vous aurez de plus en plus besoin, c’est de traiter avec les institutions. Inutile de chercher à usurper du pouvoir souverain primaire en choisissant nos dirigeants en lieu et place du peuple. Ceci aurait pour conséquence des réactions de légitime défense.

2.   Aux leaders congolais. Vous êtes d’abord congolais. La légitimité vient d’abord de votre peuple. N’ayez pas une confiance aveugle à l’extérieur.  Pensez à MOBUTU et à TSHOMBE. Ils ont fait plus que tout ce que vous faites pour eux. On les a reçus avec pompe quand ils étaient utiles. Regardez comment ils ont été payé en monnaie de singe. Les capitales occidentales suivent le vent. Quand le vent de la fortune vous abandonne ils remplacent le tapis rouge par des menottes avec une vitesse supersonique et une dextérité sans pareille. Dernièrement, la France a reconnu la rébellion dès qu’il a appris qu’il en existerait une. Leur meilleur allié en Afrique, celui qui recevait plus des USA, s’appelle MOUBARAK. Devenu moins utile, il comparait aujourd’hui sur une civière. Evitez de donner à la jeunesse l’impression de vouloir diriger une nation de faibles et d’assistés : nous sommes un grand pays si nous dirigeants savent s’assumer. Faite comme vos amis de l’Occident : que ce soit la gauche ou la droite qui est aux affaires, les intérêts supérieurs de la France, de l’Angleterre ou des USA prévalent. Chercher d’abord le bonheur de tous congolais et non le vôtre ou le plaisir des autres. Ils ne vous aimeront jamais comme nous vous aimons. Dans tout ce que vous faites, je ne vous demande qu’une toute petite chose : assurons la grandeur de notre Patrie au lieu de nous limiter à peupler et à repeupler son sol.

3.   Aux opposants nationalistes et patriotes : faites attention aux agents de l’étranger qui se sont infiltrés et utilisent l’opposition pour mener des activités contre la nation. Nous devons tous les isoler. En effet le sorcier du dehors n’est nourri que par le sorcier de la famille, celui du dedans.

4.   Aux congolais de l’étranger et ceux habitant le territoire national, je lance cet appel : cette fois, levons nous et marchons. Manifestons ouvertement contre cette ingérence dans toutes provinces, toutes les villes et tous les villages. Marchons la tête haute. Rappelons à tous que le Congo reste aux congolais. Gare aux traitres !

5.   Aux leaders des associations féminines, vous qui assistez nos sœurs violées et dont les familles ont été massacrées dans des agressions ouvertement soutenues de l’extérieur. Marchez contre cette ingérence et ces tentatives de balkanisation dont les femmes sont toujours les premières victimes. Fonctionnaires, étudiants et enseignants, premières victimes des institutions financières internationales, marchez. Jeune congolais, espoirs de la nation, ne laissez pas votre avenir être l’objet de marchandages à l’étranger ! Journalistes : passez les messages qui renforcent le sentiment patriotique et non ceux qui renforcent l’esprit de dépendance. Vous avez la communication du pays dans vos mains. Utilisez-là pour armer le peuple, pour renforcer son d’Independence et non faire l’apologie de la dépendance. Partis politiques, vous qui avez le devoir d’éducation civique : marchez contre cette ingérence !

6.   Aux leaders religieux ; marchez contre cette inféodation de certains hommes alors que nous sommes tous égaux devant Dieu. Dénoncez contre les élites d’Israël qui cherchent le pouvoir chez les philistins !

7.   Aux leaders nationalistes dont PAPA GIZENGA, PAPA YERODIA ABDOULAYE NDOMBASI, EVARISTE BOSHAB, MUZITO, MAYOBO…

Je lance un appel pathétique pour que le peuple, sous leur houlette, se lève : cette parcelle n’est pas à vendre !

Les Gouverneurs, les maires des villes, les bourgmestres de communes, les chefs de quartier doivent armer les congolais contre ces velléités de recolonisation.

Notre processus accepte certes le témoignage des étrangers, mais il reste national. La moindre ingérence doit être immédiatement dénoncée.

Ici tous les congolais doivent se lever et lancer un message clair : le Congo aux congolais.  

 Je ne tourne à présent vers les frères africains.

Je commence d’abord par remercier les Chefs d’Etat africains qui ont été sollicité par des candidats congolais et qui ont poliment décliné leur offre d’ingérence, disant clairement aux concernés qu’ils traitaient avec l’Etat et non les individus.

Je m’adresse aux leaders progressistes pour rappeler le grand danger que court l’Afrique si son cœur, qui est le Congo, est neutralisé. En fragilisant le Congo, c’est l’Afrique qui souffre toute entière. Il suffit de regarder autour de nous pour voir avec quel mépris des questions africaines sont traitées sans tenir compte des avis de l’Union Africaine : Il est temps que l’Afrique s’assume, il est temps qu’on refuse de garder la queue du peloton. L’avenir nous appartient. La technologie a de moins en moins de secrets pour nous. Rien ne peut justifier une tutelle. N’acception pas que les appétits des uns justifient l’usage de la loi du plus fort.

Tout ce qui arrive aujourd’hui à l’un peut arriver à l’autre. Nous devons avoir un minimum de consensus sur les questions graves telles que la Cote d’Ivoire, la Libye, la Somalie, Madagascar, l’Algérie…

Approchons nous davantage des autres en Afrique d’une part, et avec pays émergeants et des autres puissances de l’hémisphère Sud de l’autre. Le vent tourne en notre faveur et il n’est plus question que le monde soit dirigé à partir d’un seul coin, pour un petit nombre. Notre unité responsable aboutira à un monde plus juste.

En fait, quelque chose a bougé dans le monde en 2011. L’Afrique des « hommes forts », dont certains n’étaient du reste que des valets de l’extérieur, est en train de laisser la place à l’Afrique des peuples qui s’assument.

Les peuples africains ont une énorme potentialité de solidarité, qui est freinée par les impositions d’une conjoncture d’écrasement. Seuls les peuples débarrassés des leaders complexés et manipulés de l’extérieur peuvent sauver et relever l’Afrique. Une Afrique dirigée par des exécutants et des commissionnaires n’a que peu de chances.

C’est pourquoi nous devons tous nous débarrasser de ceux d’entre nous qui jouent le rôle de nous presser pour le compte de leurs maitres et leurs intérêts égoïstes.

Messieurs et mesdames de la Presse,

J’ai dénoncé le coaching des candidats congolais par l’étranger. J’ai regretté que des leaders congolais annoncent avant les élections avoir déjà été choisis pour nous diriger par l’Occident.

J’ai ensuite exprimé ma totale désapprobation de ce qui précède et demandé aux congolais de lever, à toutes les couches, à toutes les organisations de manifester pacifiquement notre refus de céder la moindre parcelle de notre souveraineté. J’ai enfin lancé un appel à tous les africains afin d’ouvrir l’œil et de s’unir face à la déstabilisation, voire au risque de démembrement de notre continent.

En fait, l’ère des soi disant hommes forts qui en fait servaient l’étranger est passée. Aujourd’hui nait une Afrique des institutions fortes et de peuples qui s’assument.

Deux mots pour terminer : Le Congo aux Congolais, l’Afrique aux Africains !

 

Dieu Bénisse et protège le Congo !

 

Je vous remercie.

 

Fait à Kinshasa, le 08/10/2011

 

Jean-Louis Ernest KYAVIRO

Député National

RD CONGO – COMMUNIQUE DE PRESSE

Sécurisation des journalistes pendant les élections

 

Mise en place d’un « Réseau d’Alerte Rapide » pour la prévention des attaques contre la presse

 

Kinshasa, 10 octobre 2011

 

A l’issue de la Table ronde d’experts médias/ pouvoirs publics organisée à Kinshasa, capitale de la RDC, du 5 au 7 octobre 2011, par Journaliste en danger (JED), les délégués des gouvernements provinciaux ayant en charge les questions de sécurité, les représentants des organisations professionnelles des médias et les membres du réseau d’alerte de JED ont décidé de mettre sur pied un Réseau d’Alerte Rapide destiné à prévenir les risques d’atteintes graves à la liberté de la presse et à l’intégrité physique des journalistes particulièrement pendant cette période délicate des élections annoncées pour le 28 novembre 2011.

 

Les participants à cette Table Ronde ont également convenu de mettre sur pied un cadre de concertation permanent réunissant JED, les autorités en charge des questions sécuritaires et judiciaires ainsi que les instances de régulations des médias pour le traitement rapide des questions concernant la protection des journalistes, l’accès des journalistes aux sources d’informations et les cas de dérapages dans les médias.  

 

Dans sa présentation à l’ouverture de cette Table Ronde, le représentant du vice- premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité avait donné toutes les assurances de la volonté du gouvernement à sécuriser le processus électoral en cours et à garantir le plein exercice des droits et libertés de tous, ainsi que la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur profession. Pour le secrétaire général de JED, les professionnels des médias travaillent dans un environnement hostile, auquel vient s’ajouter la tension politique pré-électorale qui s’accompagne des actes d’intolérances politiques, dans un système où l’impunité semble être la règle. 

 

Les délégués des gouvernements provinciaux ayant en charge les questions de sécurité ont, chacun, dressé un état des lieux de la situation sécuritaire en provinces à quelques semaines de la tenue des élections annoncées pour le 28 novembre 2011, une situation marquée par l’insécurité grandissante dans certaines provinces où l’on note la montée du banditisme, la prolifération des armes à feu et des groupes armés étrangers.

 

Face au sentiment général de peur et d’insécurité observé dans le chef des professionnels des médias et au manque de  visibilité des structures d’autorégulation des médias particulièrement en provinces, les participants à cette table ronde ont noté que l’environnement pourri dans lequel travaillent les journalistes risque, si l’on n’y prend garde, d’hypothéquer la bonne tenue des élections transparentes et apaisées voulues par tous. 

 

Convaincus qu’un tel environnement est propice à des actes de nature à mettre en péril l’intégrité physique des journalistes et à nuire à la liberté de presse pendant cette période des élections, les délégués des gouvernements provinciaux ayant en charge les questions de sécurité et les représentants des professionnels des médias ont convenu d’œuvrer  pour un partenariat et une vision commune de paix et de sécurité en RDC avant, pendant et après les élections.

 

Dans l’objectif de prévenir les risques d’atteintes graves à la liberté de la presse et à l’intégrité physiques des journalistes ; et d’inciter les médias à faire preuve de plus de responsabilité dans l’exercice de leur profession, les participants à cette table ronde se sont engagés à :

 

-Défendre et à promouvoir la liberté de la presse et d’œuvrer en tout temps et en tout lieu à la sécurisation physique des journalistes et de tous les professionnels des médias dans l’exercice de leur profession ; 

-Créer un « Réseau d’alerte rapide » pour la prévention, la gestion et le suivi des cas d’atteintes à la liberté de la presse et aux droits des journalistes et de dérapages dans les médias constitué des correspondants de JED, des points focaux de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), de l’Observatoire des Médias Congolais (OMEC), du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), et des ministères en charge des questions de sécurité ;

-Inciter les organes de presse à élaborer un plan interne de sécurité et à sensibiliser leurs journalistes sur les règles et conseils pratiques de sécurité sur ce qu’il faut faire et/ou ne pas faire pour se protéger ;

-Intensifier les sessions de formation, de renforcement des capacités des journalistes et de sensibilisation des professionnels des médias à leurs droits et devoirs ainsi que sur les lois de la République en matière d’informations.  

  

 

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