Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

02/12/2010

RDCongo:GOMA

Goma: international conference on reintegration of women victims of sexual violence

An international conference on the issue of reintegration of women victims of sexual violence was opened Thursday, December 2, Goma, North Kivu.
The goal: create a space for exchange and sharing of experiences to propose common strategies for the reintegration of victims of sexual violence in eastern DRC.
Participants came mainly from Sweden, Bosnia-Herzegovina, Rwanda, Burundi and Congolese provinces of North and South Kivu. This meeting is organized by the Swedish NGO, kivina Till kivina meaning "Woman to Woman."

R.O/Expression-drc

Informations sur la RDC

L’embargo sur les armes en RDC ne concerne que les groupes armés

 les groupes armés.jpg

(Photo:afp)Le conseil de sécurité des  Nations  Unies  n’a pas visé le gouvernement congolais, mais seulement  les groupes armés encore actifs dans le pays.» C’est la mise au point du porte-parole de la Monusco, mercredi 1er décembre, sur la résolution 1952 du conseil de sécurité des Nations unies qui proroge jusqu’au 30 novembre 2011 l’embargo sur les armes en RDC. 

«La résolution 1952 ne s’applique pas au gouvernement de la RDC qui a tous les loisirs d’acheter les armes nécessaires pour les différentes institutions armées de son pays. La résolution 1952 s’applique aux groupes armés et à toutes les entités non étatiques, c’est-à-dire ceux qui achètent des armes illégalement pour les utiliser illégalement dans des activités illégales », a souligné Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco.

L’objectif de cette sanction est destiné à la protection des institutions de la RDC, a-t-il déclaré.
Lundi 29 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a reconduit jusqu’au 30 novembre 2011 l’embargo sur les
armes imposé à ce pays.

R.Okapi/Expression-rdc

Environement

Bunia: plus de 700 mètres cube de bois exploités illégalement

 Plus de 700 mètres cube de bois, évalués à près de 230 mille dollars américains, ont été coupés et sciés illégalement dans le village Léopard, en territoire de Faradje, dans le Haut Uélé, en Province Orientale. Les faits sont révélés dans un rapport d’une enquête initiée en octobre 2010 par le Fond forestier national (FFN), une structure qui s’occupe du programme de reboisement dans le Nord Kivu et la Province Orientale.

Le rapport impute cette exploitation illégale du bois aux citoyens congolais et aux militaires venus du Soudan. L’enquête a été menée par des services spécialisés de l’état de la cité d’Aba.

Le Coordonnateur du ministère de l’Environnement et conservation de la Nature dans le Haut Uélé confirme également l’information.

L’auditorat militaire des FARDC, dans la région, dit avoir déjà saisi six tronçonneuses dans le cadre de la répression de cette exploitation illégale par des hommes en uniformes.

 

Genre et Politique en RDCongo

Kinshasa: les femmes exigent la parité en marge de la 20ème session parlementaire ACP-UE

les femmes.jpg

Les chefs des partis politiques ne facilitent  pas l’émergence des femmes au sein des institutions, particulièrement au Gouvernement.  C’est ce qu’ont fait remarquer, ce mardi 30 novembre à Kinshasa, les intervenants lors de l’ouverture des travaux du forum des femmes tenu au en marge de la 20ème session parlementaire ACP-Union européenne. 

«Nous faisons du sur place», a lancé la ministre congolaise du Genre et Famille, Marie Ange Lukiana,  en réponse aux préoccupations soulevées par les participants à ce forum quant à l’application de la parité en RDC.

Presque tous  les intervenants ont été d’avis que les mécanismes mis en place dans les différentes lois devraient faire bouger les lignes.

La représentation des femmes dans plusieurs institutions est faible.

Elle tourne encore, selon la ministre Lukiana, autour de 10% au lieu de 30%, tel qu’exigé par la loi.

A propos justement des instruments juridiques, Marie Ange Lukiana a indiqué, outre les différentes conventions ratifiées par la RDC, que la constitution du 18 février 2006, en son article 14, proclame pour la première fois le principe de la parité.

Loin de croiser les bras, les femmes ont affirmé leur volonté de se battre jusqu’au bout.

Elles ont reconnu qu’elles ont reçu le soutien de la majorité d’hommes au sein du Parlement, que Marie Ange Lukiana appelle: «les hommes Genre.»

R.Okapi/Expression-rdc

RDC

Les armateurs s’opposent à la nouvelle taxation de navigation sur le lac Kivu

lc.jpg

Le trafic sur le lac Kivu a été perturbé ce mardi 30 novembre dans la matinée à Bukavu. Les voyageurs ont été bloqués au beach Emmanuel durant deux heures, en attendant une solution négociée entre le commissariat maritime et les armateurs. Ces derniers ont refusé de payer la taxe dite «permis de sortie», qui est passée de 13 à 30 USD.

La tension a été vive mardi matin au beach Emmanuel face au refus du commissaire maritime de livrer le permis de sortie au bateau. Les voyageurs, en colère, l’ont séquestré. Il a été relâché dès qu’il a accepté sans condition de signer le permis de sortie du bateau.

Le bateau Emmanuel, qui devait partir de Bukavu pour Goma à 7 heures locales, n’a pu quitter le port Ihusi que deux heures et demie plus tard.

Les armateurs ont écrit au directeur la Direction générale des recettes administratives , judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD) pour solliciter l’annulation des notes de permis de sortie à 30 USD. Maintenir cette taxe à ce prix là condamne les armateurs à travailler à pure perte, ont-ils affirmé.

Ils sollicitent aussi l’annulation des notes de perception relatives au fond de promotion du tourisme, estimant qu’ ils ne sont pas opérateurs touristiques. En attendant la décision à l’issue des concertations engagées entre le gouvernement provincial et les armateurs, le trafic s’est poursuivi normalement après l’incident de la matinée.

Aucun payement n’a été effectué, le commissaire lacustre ayant cédé à la pression de la foule qui le menaçait.

R.O/Expression-rdc

Communication en ligne

Le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie invite les organisations de la société civile à présenter leur demande de financement

Voici le site:http://www.franceonu.org/spip.php?article4224

Les Assises de l'ACP-UE au Congo Kinshasa

Assemblée ACP-UE: la réduction de la pauvreté en Afrique progresse lentement

 

Les travaux de l’Assemblée paritaire Afrique-Caraïbes-Pacifique et Union européenne s’ouvrent ce jeudi 2 décembre à Kinshasa sur fond d’un déficit des dépenses de l’Union européenne. Actuellement évaluées à moins de 20 milliards d’euros, ces dépenses en faveur du développement sont inférieures aux engagements pris par l’Union européenne, indique un communiqué de la Commission des Affaires sociales de l’assemblée ACP-UE publié mercredi 1er décembre à Kinshasa.

Malgré le retard pris sur la réduction de la mortalité maternelle, il y a des raisons d’espérer, affirment des députés de l’Union européenne et des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Au moins 207 millions de personnes de plus ont accès à l’eau potable en Afrique subsaharienne, estiment-ils. Le nombre de personnes souffrant de la faim en Afrique a baissé. Il est passé d’un milliard en 2009 à 925 millions en 2010.

Pour les parlementaires de l’Assemblée paritaire, l’impact des crises économique et alimentaire sur les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique représente un défi supplémentaire pour atteindre les objectifs du millénaire.

Les députés européens et ACP demandent aux Etats membres de renverser la tendance en finançant des projets consacrés à la santé dans les pays en développement. Ils plaident aussi en faveur des politiques de planning familial, du traitement des maladies sexuellement transmissibles et la fourniture de préservatifs.

 NBengagements pris par l’Union européenneICI(ue.pdf)

Informations en RDC

Investigation dans les Entreprise publiques en République Démocratique du Congo

Le Directeur Général de l’OCC Albert KASONGO dans ses droits

dg kasongo.jpg 

Le Premier Ministre de la République Démocratique du Congo Adolphe MUZITO  aurait  ordonné sa réhabilitation…

Le Génie, la crédibilité dans la Gestion de l’état, la pertinence et le savoir faire du Directeur Général de l’OCC.

 

A suivre.L'Expression-rdc(photo site occ-rdc)

 

 

 

 

CONFERENCE  DE PRESSE MONUSCO DU MERCREDI 01 DECEMBRE 2010

 monuc.jpg

Madnodje Mounoubai: Bonjour, mesdemoiselles. Bonjour, messieurs. Bonjour à nos auditeurs de la Radio Okapi qui nous suivent en direct.  Au cours de cette conférence de presse, nous vous parlerons des points suivants:

- Activités des responsables de la MONUSCO

- Activités des composantes de la MONUSCO

- Situation militaire

 

Le Conseil de sécurité proroge d’un an l’embargo sur les armes en destination de la RDC

 

Le 29 novembre 2010, le Conseil de sécurité a renouvelé, pour un an, le régime de sanctions destinée à protéger les institutions de la République démocratique du Congo contre les milices armées, qui comprend un embargo sur les armes, des mesures de contrôle du trafic aérien, des sanctions individuelles pour ceux qui le contourne et le mandat du Groupe d'experts chargé de surveiller ces mesures et d'émettre des recommandations pour améliorer son efficacité.

Selon le communiqué de presse du Conseil de sécurité, « l'embargo sur les armes, qui date de 2003, vise les multiples milices armées dans l'est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu et dans le district de l'Ituri, et « perpétuent un climat d'insécurité dans l'ensemble de la région ». (Le texte complet du communiqué est à votre disposition. Le rapport est sur le site un.org et monusco.org).

 

Activités des composantes de la MONUSCO

 

VIH/Sida


Aujourd’hui 1er décembre, est la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Dans son message de circonstance, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon salue l’évolution dans l’attitude contre les malades. Il constate que : « L’opprobre fait place – certes lentement – à la compassion et au respect des droits de l’homme.” Le succès observé dans la lutte contre cette pandémie s’explique par deux éléments : «Détermination et solidarité (qui) font la force d’un mouvement grâce auquel l’épidémie recule enfin. » Et de conclure «  Après 30 ans de lutte, plaçons la barre à zéro : qu’il n’y ait plus aucune nouvelle infection, plus aucune discrimination et plus aucun décès dû au sida. La Journée mondiale du sida est l’occasion de nous  engager à réaliser ensemble cette ambition, pour tous les habitants de la planète (Message complet disponible).

 

DDRRR


Au Sud-Kivu, la section DDRRR de la MONUSCO/Bukavu a rapatrié le 24 novembre dernier, 12 personnes dont 5 ex-combattants hutu rwandais et 7 de leurs dépendants. Ces candidats au rapatriement volontaire provenaient de Fizi,Uvira, Mwenga et Walungu.

A Mwenga et Kamituga au Sud-Kivu, du 29 novembre au 2 décembre, le bureau de l'Information Publique, en collaboration avec le Bureau Genre, tient des séances de formation et de sensibilisation sur le processus de paix et la prévention des conflits. Ces séances à l'intention des 75 leaders d'opinions et des représentantes des associations de femmes visent à outiller les bénéficiaires en ce qui concerne la prévention des conflits.  

 

UN Police

Le 30 novembre 2010, a eu lieu à l’inspection générale d’audit de la PNC à Kinshasa, le lancement de la phase pilote de la collecte des données des policiers. La phase pilote de la campagne de collecte des données débutera dans la ville province de Kinshasa et à Mbandaka avec 24 équipes dont notamment des officiers de la Police MONUSCO.

 

Du 4 au 11 décembre 2010, Ann-Marie Orley, conseillère police de la division police du département des opérations de maintien de la paix à New York, effectuera une visite de travail en RDC. De nombreuses rencontres sont programmées à Kinshasa, avec les plus hautes autorités de l’Etat congolais, de la MONUSCO, de la PNC et des organisations internationales. La conseillère se rendra également à Kisangani, Goma et MBuji-Mayi.

 

Enfin, le 7 décembre 2010, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Roger Meece, visitera le centre de formation de Kapalata, près de Kisangani où se déroule une formation sans équivalent dans l’histoire, de la Police nationale congolaise.

 

Conçue par les experts de la Police MONUSCO, en ligne avec les travaux du Comité de Suivi de la Réforme de la Police (CSRP), la «formation de Kapalata» s’inscrit dans le projet global de «renforcement des capacités de la PNC», sous financement de l’Agence japonaise de coopération (JICA), qui vise également un recyclage de 1.000 policiers à Munigi (Goma). De plus amples informations suivront la semaine prochaine.

 

Droits de l’Homme

 

Le BCNUDH  a lancé, avec ses partenaires nationaux et les ONG locales, plusieurs activités dans tout le pays dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme, qui a débuté le 25 novembre 2010. A Bukavu, dans le Sud-Kivu, le BCNUDH a notamment organisé, avec le soutien de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), des activités de sensibilisation et de vulgarisation des normes internationales et congolaises protégeant la femme.

 

Par ailleurs, à Mbuji-Mayi, province du Kasaï Oriental, le BCNUDH a formé 14 journalistes des médias pour les sensibiliser dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles et aux droits des femmes.

 

Le 24 Novembre 2010, le BCNUDH a participé au lancement des activités de la « Commission conjointe pour le respect des droits humains dans les lieux de détention du Katanga », à Lubumbashi.   Cette nouvelle entité, créée à l'instigation de la Division Provinciale des Droits Humains, est composée des divisions provinciales de la Justice et Garde des Sceaux, du Genre, Femme et Enfants, et des Affaires Sociales, ainsi que des représentants des ONG des droits de l’homme, des médias et du BCNUDH. L’objectif de cette commission est de contribuer à la réduction des arrestations arbitraires et à l'amélioration des conditions de détention notamment par une évaluation régulière des prisons et cachots de la province du Katanga.

 

Affaires civiles

Du 22 au 26 Novembre, la MONUSCO/Uvira/Bukavu, le PNUD et le ministère intérieur provincial ont organisé un atelier destiné aux cadres de l’administration publique congolais.

Cet atelier de formation a été le premier d’une série prévue dans le cadre de la mise en œuvre du programme STAREC dans la province. Quelque 86 personnes, dont  les 8 administrateurs territoriaux, ont participé à cette formation qui a porté sur le programme STAREC ; la politique de décentralisation et ses implications administratives ; le rôle et collaboration de la PNC avec les autorités politiques et administratives de la province ; les procédures administratives du travail et gestion des conflits locaux. Les participants ont exprimé leur satisfaction pour cet atelier et exprimé leur souhait de voir cette formation s’étendre à leurs supérieurs hiérarchiques.

 

Dans le Nord-Kivu, 61 fonctionnaires déployés sur l’axe prioritaire Sake-Masisi ont bénéficié d’une formation de cinq jours. Celle-ci visait à dispenser aux bénéficiaires des connaissances de base sur le travail relatif à l’administration civile, avant leur redéploiement dans les locaux nouvellement construits sur l’axe Sake-Masisi, un des axes prioritaires retenus dans le cadre de STAREC et de la Stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilisation (ISSSS). Le programme de formation a porté sur divers sujets, notamment lois et questions relatives à la décentralisation ; établissement de rapports et divers autres documents administratifs ; gestion de confits ; code d’étique et de conduite des fonctionnaires en RDC ; collaboration entre la PNC et l’administration locale. Le projet est financé par le Fond pour la consolidation de la paix (PBF) et vise à assurer une formation à environ 500 fonctionnaires, achever la construction de 25 bâtiments administratifs dans 25 localités ainsi qu’à sensibiliser 7500 citoyens sur la rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les localités retenues.  

 

Autres activités des Nations Unies

A l’Equateur, une forte délégation mixte des Nations Unies et du gouvernement provincial a séjourné du 26 au 29 novembre dernier, dans le District du Sud-Ubangui. Conduite par le Chef de Bureau de la MONUSCO, la mission conjointe comprenait également des chefs de Bureaux provinciaux de l’UNICEF, OCHA, PNUD et UNFPA. Il s’agissait d’évaluer la situation sécuritaire sur place,  de s’enquérir de l’état d’avancement des différents projets exécutés par les agences des Nations Unies et les ONGs nationales et internationales, et enfin encourager les efforts de réconciliation communautaire pour la consolidation de la Paix dans cette Cité qui était il y a quelques mois encore le théâtre d’une guerre entre deux Communautés : les Monzaya et les Lobala.

 

A l’issue de cette mission, plusieurs initiatives ont été annoncées, dont une radio communautaire pour favoriser le dialoguer entre les communautés en conflit. Un projet conjoint des Nations Unies de plus de 70 000 USD, et qui permettra aux communautés en conflit de travailler ensemble pour la consolidation de la paix. De même que le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a offert au Centre de Santé de Dongo des lits et matelas, une table d’accouchement moderne, des médicaments et autres équipements médicaux. Tandis que la FAO a remis des intrants agricoles et de pêche aux des milliers de retournés. Plusieurs autres projets ont été annoncés, notamment par l’UNICEF qui entend construire 42 salles de classe tôlées avec pavement, 56 toilettes.

 

Mise au point

 

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a été surprise de lire dans un journal de la place que ses forces ont coupé le signal du réseau de téléphonie cellulaire desservant la localité de Dungu et ses environs.

 

La MONUSCO souhaite dire clairement et sans ambages que cette information est fausse et dénuée de tout fondement. Comme les autres agences du système des Nations Unies, la MONUSCO soutient la libre circulation de l’information. Elle n’a aucun intérêt ou raison de bloquer cette circulation qui est absolument nécessaire pour le développement social, politique et économique du pays.

 

La Mission a toujours fait savoir qu’elle pratiquait une politique de transparence et de portes ouvertes pour les journalistes qui veulent vérifier leurs informations. Malheureusement ce n’est pas le cas pour l’auteur de cet article. La MONUSCO voudrait rassurer tout le public qu’elle reste engagée dans son rôle de protection de la vie de la population civile et de la consolidation de la paix en République démocratique du Congo.

Situation militaire

 

A l’Ouest de la République Démocratique du Congo, la situation sécuritaire est restée relativement stable la semaine dernière.

 

Les unités fluviales de la MONUSCO et des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) participent conjointement depuis le 25 novembre 2010 à une opération de sauvetage d’environ trois cents cinquante passagers à bord d’un bateau civil échoué à Bolobo, à quelque 350 kilomètres au Sud-ouest de Mbandaka, suite à une avarie de moteur. Ce convoi de 4 barges connaissait déjà des problèmes techniques depuis plusieurs semaines. La MONUSCO est intervenue en hélicoptère et par moyens nautiques, en collaboration avec les autorités congolaises, notamment sanitaires, et en soutien de la force navale des FARDC. Les premiers passagers, 107 au total, sont arrivés hier à Mbandaka.

 

En Province Orientale, plusieurs attaques de faible envergure menées par les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont été recensées la semaine passée, plus spécifiquement dans la région de Nambia et de Duru.

 

La MONUSCO a lancé une opération « RUDIA UMBRELLA » en prévision de la période de festivités de Noël où il y avait une tendance de récurrence d’activités de groupes armés. L’opération consiste à une augmentation du niveau de la vigilance par un déploiement préventif de troupes dans certaines zones névralgiques, une intensification des patrouilles et l’adoption d’une posture dissuasive.

 

En Ituri, la situation sécuritaire au Sud du territoire d’Irumu est demeurée stable la semaine dernière et aucune activité significative menée par les miliciens n’a été observée pendant cette période.

 

Au Nord-Kivu, les éléments des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ont multiplié leurs activités la semaine passée et se sont affrontés à nombreuses occasions aux FARDC. Ils ont également procédé à l’enlèvement de plusieurs civils et à des pillages.

 

D’autre part, la Force de la MONUSCO a mené la semaine dernière deux actions notables en faveur des populations civiles, dans le cadre de son mandat de protection et d’assistance à l’égard de celles-ci.

 

Le 26 novembre 2010, environ 50 éléments armés suspectés appartenir aux FDLR, habillés en uniforme de couleur verte, sont arrivés pour piller le village Kalonge, situé à 2 kilomètres à l’Est de Kibua. Suite à la résistance de quelques villageois, les éléments armés ont tiré et ont blessé par balle deux civils. Beaucoup d’autres ont été molestés par ces éléments armés. Les FARDC sont intervenues et la Force de la MONUSCO a dépêché sur les lieux sa Force de Réaction Rapide qui a assuré la protection de la population locale de Kalonge paniquée. La MONUSCO a également évacué par voie aérienne les civils blessés vers le centre de santé primaire de Kibua.

Le 27 novembre 2010, une patrouille du poste opérationnel de la MONUSCO de Kibua a escorté de très nombreux civils du marché de Kibua à Ishunga. A leur retour, ces civils voyageant à bord de trois camions ont essuyé un feu nourri provenant d’éléments de groupes armés. Les Casques bleus de la Force de la MONUSCO ont immédiatement riposté et poursuivi ces éléments jusqu’en brousse. L’action rapide de la patrouille d’escorte de la Force de la MONUSCO a ainsi sauvé de précieuses vies humaines malgré des tirs nourris des forces négatives.

 

Au Sud-Kivu, la situation sécuritaire s’est améliorée considérablement la semaine passée, particulièrement dans les territoires de Shabunda et de Fizi-Minembwe.

 

L’opération « PROTECTION SHIELD » (Bouclier Protecteur) de la Force de la MONUSCO menée dans les territoires d’Uvira et de Fizi, coordonnée avec l’action des FARDC, connaît un succès notable qui se vérifie par la forte diminution des violences perpétrées par les éléments FDLR. Des patrouilles ont été menées pour la première fois par l’unité « Riverine » Uruguayenne de la Force sur le lac Tanganyika pour éviter tout soutien aux groupes armés par voie d’eau. A ce jour, trois éléments FDLR se sont rendus et sept mitrailleuses avec 365 cartouches de munitions ont été récupérées.

 

L’opération « PROTECTION SHIELD » se termine pour sa première phase, relayée par les FARDC qui vont désormais se concentrer sur le traitement de cibles sélectionnées en commun avec la Force dans la zone de l’opération « PROTECTION SHIELD » et dans les régions frontalières du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

 

Enfin, au sujet des statistiques des patrouilles, la Force de la MONUSCO a mené 1121 patrouilles armées, y compris 372 patrouilles nocturnes, et a fourni 95 escortes. 369 autres patrouilles ont été menées par les Observateurs Militaires de la Force.

01/12/2010

RDC:SOS sur la Province Orientale

Province Orientale: les déplacés d’Opienge vivent dans le dénuement

Plus de douze mille déplacés d’Opienge qui ont fui les affrontements armés entres les Forces armées de la RDC et les Maï-Maï dans la forêt près du parc de la Maïko, territoire de Bafwasende, vivent dans le dénuement. Selon l’administrateur de ce territoire, Idriss Koma Kukodila, ces vulnérables venus de plusieurs villages notamment Esangi, Mangurujipa, Mabuwo, Balobe, Angamapasa et Basikwamadoka manquent d’eau potable, de nourriture et de toit.

En dehors des maladies d’origine hydrique, la plupart de déplacés souffrent de hernies, d’appendicites, de diarrhée, et de malaria, a indiqué Idriss Koma Kukodila.

Il dit avoir dénombré des morts dont des enfants parmi ces déplacés, sans avancer un chiffre exact.

«Il y avait des morts  du coté des enfants et des accouchements non contrôlés. C’est un milieu où l’hygiène n’est pas totalement installée», a-t-il expliqué.

Idriss Koma Kukodila a lancé un appel à l’aide aux autorités provinciales et nationales ainsi qu’aux organismes internationaux.

R.Okapi/Expression-rdc

RDC:PROVINCE

Matadi: un cas de polio confirmé à Moanda

Des sources médicales à Moanda ont confirmé, mardi 30 novembre, qu’un cas de polio a été signalé dans cette cité située à 200 kilomètres à l’ouest de Matadi. Il s’agit d’un enfant de cinq ans, dont les membres inferieurs sont paralysés. 

Les résultats d’analyse effectuée sur les échantillons envoyés à Kinshasa à Institut national de recherche Biologique (INRB) ont confirmé ce cas de maladie. 

Toujours à Moanda, les mêmes sources font état d’un autre cas suspect de polio concernant d’un jeune homme de 22 ans.

Ce malade a été admis à l’hôpital de la base militaire de Kitona.  

Ses membres supérieurs et inferieurs sont paralysés. 

Pour ce cas, les résultats d’analyse n’ont pas été publiés par l’INRB.

 R.O/Expression-rdc